‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 78 sur 110 · COURLIS DEMI-BEC · texte numérisé non relu

COURLIS DEMI-BEC

NUA EN'VS BREFIROSTRIS . Lichtens.

Planche 58 û

accomPagnant œt article se trouvait tirée en nombre, «Otts J- ]C 'PerÇUS rP,c notre Courlis se trouve indiqué par Azara »oüs l„n°m < C ChorÜt0 chamPétre, vol. 2, pag. 275. Ce nom que c°rdail 1 aV1 mS. d°nné P0rtant sur un caractère marquant et con- (qui n aSSez bien avec celui proposé en latin par M. Lichtenstein par Ie ° n°n PIus reconnu l'identité de cette espèce avec celle donnée dans jensatUraIiste espagnol ) , nous présumons que ce Courlis passera ,

,te * CataloSues méthodiques, sous les dénominations portées en

ï cctte descript n.

Le r 1

Ul demi-bec est de passage au Paraguay dans le mois de Phe Un ^ < n Ü0"be dc d‘X 3 vi"ëL Quand il prend sa volée, il ICS Plaine ‘ ‘ qU’exPrif^nt ,£s s}'llabes bibi. D’Azara l’a rencontré dans des rivièr" 'leC0UVer 3S’ sèches ou humides, et jamais sur les bords la l»éftle CS °UdeS ,aëunes- N°us ne sommes pas instruits s’il vit de ',Cj'Jsav0,ma"!erC 3U Brési1, d°Ù SOnt originaires les individus que 1,11 tfUn. ,ele 3 même de voir' Cette espèce diffère essentiellement l,ecuE,. -n èor<v///.s de 1 Index de Latham : le mâle et la femelle

ISEAXJX, 64e. LIVRAISON.

COUHLIS DEMI-BEC.

ont un même plumage 5 j’ai seulement observé une légère différence dans la grandeur, qui tient peut-être au sexe.

Une bande blanchâtre passe au-dessus des yeux; les joues ont de très-fines mouchetures, et la gorge est d’un blanc pur; une rangee de taches brunes et isabelle marque la ligne moyenne du crâne? reste est à peu près noir; des stries noirâtres couvrent le cou, et des raies longitudinales, marquées d’une petite bande transversale, couvren

la poitrine et les flancs, tandis que des stries déliées et peu non1 breuses sont répandues sur le ventre; les pennes de la queue soB rayées de gris et de noir, et finement liserées de blanc; le plum^ des parties supérieures est d’un brun-noirâtre , marbré sur les boi des barbes de couleur isabelle; les couvertures ont un petit ns blanc: les couvertures du dessous des ailes sont roussâtres, maibie de noir; les pieds sont couleur de plomb, et le bec est noir, excep la base de la mandibule inférieure qui est jaunâtre. Longueur du h deux pouces; tarse un pouce huit lignes, longueur totale e pouces à onze pouces neuf lignes.

On le trouve au Brésil et au Paraguay.

Musées des Pays-Bas, de Paris, de Vienne et de Berlin.

Pre/rr\

Bécasseau fomznia . ^.Bécasseau af/mne

BÉCASSEAU TEMMIA.

2 R I N GjL TEMMINCKII. Leisler

Plumage d’hiver. — Planche 4i, fig.

k ^ous figurons sur cette planche deux espèces de Bécasseaux à ;c 7U et flexible, qui, vu leurs nombreux rapports, pourraient o re lacilement confondus. Feu mon ami Leisler a le premier distin- ^ notre Bécasseau de cet article d’une autre espèce avec laquelle ^ e'ci se trouvait confondue dans les catalogues de nomencla- Ure5 cet ami m’a dédié l’espèce qui nous occupe, et il a donné le de Minuta à son congénère qui se trouve aussi en Europe dans / mêmes localités que celle-ci a l’habitude de visiter. On trouve édition du Manuel d’Ornithologie , pages 622 et 6a4-, tous et qétails Peuvent servir à la connaissance plus exacte des formes imœU1S de CCS deux esP^ces européennes. Nous nous bornep0Uï>’ ans *es artieles de ce Recueil , à indiquer les différences qui

QV°nt 4 reCOnnaître le Bécass^u temmia du Bécasseau

nattirelleG SUivant5 t0US leS deux sont %urés de grandeur

ECüEil d’Oiseaux , 7 liv

RAISON

BECASSEAU ALBANE.

TRI N GA ALBESCENS. Temm.

Plumage d’hiver. — Planche 4i, fig. 2.

Ce Bécasseau diffère du précédent par sa queue dont les penn^ sont disposées de manière à paraître doublement fourchue , et un bec plus court et plus gros. L’espèce est figurée sous son p mage complet d’hiver. La livrée d’été diffère par la P^nce grandes mèches noires bordées de roussâtre, qui couvrent les pa supérieures; toutes les parties inférieures, ainsi que la ban e • ^ ciliaire , sont d’un roussâtre-clair ; les deux pennes latérales queue sont blanches. La longueur totale est de cinq pouces <fi‘

lignes.

On trouve cette espèce dans l’Océanie.

Bécassine ( yeanû>/,

Pr^fre

BÉCASSINE GÉANTE

SCOLOPAX GIGANTEA. Natter

Planche 4off.

Au premier coup d'œil, on croit reconnaître dans cette nouvelle ^spece la grande Bécassine des Saçannes , pl. enl. de BufF. 8g5, ^diquée dans les catalogues méthodiques sous le nom de Scolopax Paludosa; mais une comparaison établie entre cette dernière et celle d°nt nous donnons le portrait, suffit pour les admettre comme espèces distinctes. Les couleurs du plumage et la manière dont cette livrée st peinte offrent dans toutes les Bécassines, des différentes parties globe, une ressemblance si frappante, qu’il serait difficile de les lstinguer les unes des autres, sans l’aide des caractères souvent très- Ccessoires, ou simplement au moyen des différences dans la grandeur, 11 dans les proportions du bec relativement à la taille. Cette parfaite ssernblance extérieure, est à tel point propre à favoriser l’erreur que

°n nG SCSt P°^nt d°uté qu’il existait en Europe deux espèces lstlnctes de Bécassines confondues sous le nom de Scolopax gallià° (i). Une méprise semblable pourrait avoir lieu entre les deux

C^e <ju*une quatrième espece de Bécassine visite périodiquement les parties

SePtent

tonales de l’Europe; cette espece offre des rapports si nombreux avec notre Bécassine Egüeil d’Oiseaux, 68e. LIVRAISON.

BÉCASSINE GÉANTE

grandes espèces de Bécassines de l’Amérique méridionale, mais la différence de taille assez marquée , et le puissant bec dont cette nouvelle espèce est munie, sont des indices certains, au moyen desquels Usera facile de reconnaître ces deux oiseaux couverts d’un plumage peint des mêmes couleurs: pour éviter toute méprise à cet égard, nous donnons une courte description des formes et des couleurs du plumage de la Bécasse des Savannes de Buffon; vu que ce naturaliste n’en fait point mention dans le texte, entièrement consacré à la description tres-

intéressante des mœurs de cet oiseau.

La Bécasse des S av amies de Cayenne , pl. enl. 8g5, tient le milieu? pour la grandeur, entre la Bécasse et la grande Bécassine d’Europe* On voit sur le sommet de la tête deux bandes larges noires, coupées par trois bandes rousses, et une brune de chaque côté, entre le bec et les yeux; tout le cou marqué de grandes taches noirâtres; phlS larges à la poitrine; toutes les parties inférieures rayées de bandes brunes sur un fond légèrement roussâtre; scapulaires d’un noir pal fait; chaque plume de ces parties bordée extérieurement d’une large

ordinaire , que les chasseurs et les naturalistes n’ont pas eu la moindre ide'e d’une disparité marquée entre des oiseaux si communs dans tous nos marais.

Voici en quoi consistent les principales différences. Notre Bécassine commune jette un partant, l’autre est absolument muette, comme notre petite Bécassine ou sourde ; la Prenl est un peu plus grande que la seconde ; l’une a constamment quatorze pennes à la queue, a toujours seize pennes. Cette dernière est décrite par M. Caup sous le nom de Scolopax

iei'e

I’aidfe Bre^

mii ; elle est de passage dans le nord de l’Europe , et se mêle avec notre Bécassine corninUîl

Ce Scolopax Brehmii d’Europe ne doit pas être confondu avec la Bécassine de l’Amérique sep

tenlrionale , décrite et figurée par Wilson Amer, Ornith. vol. 6. pag. 18; celle-ci forme

ic B

espèce distincte de nos Bécassines d’Europe ; la différence réside, comme chez toutes te sines connues y dans la forme de la queue et des pennes latérales, et dans le nom b* ^ dernières. La Bécassine de l’Amérique septentrionale, que je propose de nommei Sco P JVilsonii, est d’un pouce plus petite que nos deux espèces d’Europe; elle a seize penne queue, dont les latérales ont moitié moins de largeur que les intermédiaires. Nous pu incessamment le tableau générique de ce groupe.

blierons

BÉCASSINE GÉANTE

bande roux-vif; toutes les couvertures des ailes rayées transversalement de blanc roussâtre sur un fond noir; pennes latérales de la queue très-étroites, acuminées, rayées de blanchâtre et de brun; les quatre du mdieu larges avec une grande tache noire au bout ■ les remiges marbrées et couvertes de zig-zags roussâtres. Longueur totale es sujets de forte taille, onze pouces quatre ou six lignes; longueur «u bec, trois pouces six lignes. Cette espèce se trouve à la Guyanne.

Notre Bécassine géante mérite en effet ce nom , non seulement eu ®a*d à sa grande taille, mais aussi par la longueur et la force du Puissant bec dont elle est munie; elle est d’un quart plus grande dans toutes ses proportions que la Bécasse d’Europe; son plumage diffère Peu de celui de l’espèce précédente, et rappelle les mêmes distribuons de couleurs qui se remarquent chez toutes les espèces de Bécas- Slries qui me sont connues.

Le sommet de la tête est couvert de deux bandes larges et noires, coupées par trois bandes d’un roux très-clair, et une noire de chaque’ Çote entre le bec et les yeux; tout le cou marqué de taches noires , ^°ngitudinales, occupant moins de largeur que dans l’espèce précéente; poitrine et flancs rayés de croissans noirs sur un fond blanc; à !,IeU du ventre d’un blanc pur; scapulaires et ailes noires bordées (|(. eïUér!eur de r°ux-vif, terminées de roux-blanchâtre et marquées cend'S'ZaSS r°UX’ très'esPacés; pennes des ailes variées de zig-zags de 1 r* PenneS laterales de la queue très-étroites, acuminées, rayées anc et de cendré; des quatre du milieu, les deux intermé-

n0ir n°lreS’ b°rdéeS d’Un liseré très-large, roux-vif marbré de d’un’ t0UteS leS C0Uverlures dW roux-clair, couvert de zig-zags

1uinzr°UX P!US f°nCé' LonSueur t0'ale Prise sur cinq individus, P°üce Pouces’ longueui du bec, quatre pouces dix lignes, et cinq s clans l’un des individus mentionnés.

BÉCASSINE GÉANTE

La découverte de cette espèce est due à M. Natterer de Vienne. Nous ne savons rien touchant les mœurs et la nourriture de cet oiseau qui paraît être assez commun au Brésil , où il est réputé

excellent gibier.

Musées des Pays-Bas et de Vienne.

Ifüe/s.

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