‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 82 sur 110 · SS · texte numérisé non relu

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^êtres-fort, dur, épais, conique, presque aussi haut que long, plus court que la

e, arete de la mandibule supérieure déprimée, se dilatant jusque très-ayant sur ^ e crâne en une plaque carnée.

«rmes latérales, près de l’arête, percées dans la masse cornée du bec, à peu près p . ndes > ouvertes de part en part.

^ longs, forts; doigts très-longs dans quelques espèces; les antérieurs entière- !!!SeS’ t0US^arnis latéralement de petites membranes très-étroites.

J medmcres; ]a première rémige plus courte que la deuxième, troisième et quatrième, qui sont étagées.

pro T Talèves vivent à P6" Près comme les Poules d’eau, leurs plus Cld V0'sinS; comme e'les> !Is ont les eaux douces pour lieu habi- 16|J e demeure; mais les marais et les immenses rizières du midi

aPpét-erVem égale“ent d’asile et de retraite. Plus enclins par leurs des ] 3 donner Ia préférence aux substances céréales qu’aux herbes

P0;(j,' a"k s ''"iIJa|iques, les 1 alèves fréquentent plus la terre que les

et C ■' '|S Se Promènent a vec élégance sur le liquide élément , 'jui Cr^nt également avec vitesse et légèreté à terre, ou sur les plantes hi a . enl dans les eaux. Leur corps n est point aussi comprimé , i;tMi svelte que celui des Poules d’eau s leur formidable bec,

IL d Oiseaux. 68e. livraison.

GENRE TALÈVE.

composé d’une substance très-dure et presque sans fosse nasale recouverte de membrane, leur sert d’instrument pour casser l’enveloppe des graines, et pour rompre les tiges les plus dures ; leurs pieds, dont ils se servent pour saisir et pour porter leurs alimens au bec, sont pourvus de doigts très-longs , facilement rétractiles , et d’ongles qui se replient aussi avec quelque facilité, ce qui leur donne ce pouvoir de préhension. Un plumage éclatant, où le bleu de turquoise domine, est propre au plus grand nombre des espèces connues, et c’est parmi elles que notre espèce européenne, tant estimée des anciens, se distingue par sa beauté, par ses doigts d’une longueur qui semble disproportionnée, et ne se retrouve que dans les genres Parra et Palamedea; enfin, par son bec énorme, fort et dur, et par sa plaque frontale très -dilatée. L’espèce européenne est très" abondante dans le Midi, où elle n’a point été transportée d’Afriq«e’ et acclimatée comme l’assurent ceux qui ne connaissent point la ven table espèce de nos contrées. On les voit en plusieurs villes de Sicile? dans les marchés et dans les rues , tant elles sont communes et faciles à apprivoiser.

Le porphyrion d’Europe , connu de nos jours sous le nom de Sultane ou Talèçe , était un oiseau très-fameux chez les anciens. grande vénération chez les Grecs et les Romains, on le considéré comme un hôte digne d’obtenir un asyle sous legide de la Divin1*6' il était nourri dans l’enceinte des temples et obtenait les mêmes s

que nous voyons encore de nos jours prodiguer à plusieurs esp ^ d’animaux dans les temples d’indous par les sectateurs de la refis de Brama. Les ménageries et les collections d’histoire natm doivent sans doute leur origine à ce fanatisme religieux des peüP de l'antiquité; toutes leurs pensées, concentrées dans le culte, ^ taient à consacrer les objets les plus remarquables de la nature a

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GENRE TALÈVE.

divinités; les sanctuaires furent les premiers dépôts où le voyageur rem*t sous la garde des prêtres, et comme un hommage rendu aux Dieux, les objets rares qu’il avait rapportés. On croit retrouver sur quelques médailles antiques les indices de ces actes religieux. Nous savons que des poissons étaient suspendus au temple de Neptune ; des bois de eerfs décoraient les portes de ceux de Diane. Le Carthaginois Hannon eonsacra ainsi dans le temple de Junon une peau de gorgone, qu’on Peut conjecturer être la dépouille de quelque grand singe d’Afrique.

e nos jours encore, des églises et quelques chapelles conservent ces elFrandes des voyageurs superstitieux 5 on voit dans plusieurs églises énormes ossemens de baleine suspendus aux voûtes ou au-dessus des P01 tiques 5 un voyageur Italien a sans doute consacré dans l’église de tre-Dame-de-Cimez , sur les bords du golfe de Gênes, le grand °codile suspendu à la voûte. Un capitaine baleinier Nerlandais ^Üla consacré au retour d’un voyage périlleux l’énorme tête de Cacha- °C Physeter Macrocephalus , placée dans l’église de Scheveninge sur es bords de la mer.

La dénomination de Porphyrio date du temps d’Aldrovande ; Brisson * ^ Usage de ce nom pour désigner un petit groupe dans lequel furent des espèces étrangères à ce genre; Linné comprit ces oiseaux ^aris son genre Fulica , et Latham les plaça dans le genre Gallinula . ^ ai formé un genre distinct sous le nom Talèçe ( Porphyrio ) eu ^ ^anue^ ^Ornithologie 2e. édition) ; et jJai conservé à l’espèce Ho ^eenne’ ce^e connue des anciens, la dénomination de Porphy - (j, *. doit distraire du groupe mentionné les espèces de Linné, ites sous les noms de Fulica martinica (1)^ et Flaçirostris , que

^0rphy 6 eS^ece a e*e ^onnee Par Vieillot, Galerie des Oiseaux, pi. 267, sous le nom de l0n t avoua. En comparant cette figure à celle de la pi. 268 du même ouvrage qui

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