DU HIBOU BRUYANT
Le Jeune de l’année . — Planche 229.
Le plus grand nombre des espèces du genre Strix se trouve revêtu , dans le premier période de l’âge et avant la première mue , d’un plumage plus ou moins blanc ou en grande partie blanchâtre 5 cette couleur disparaît presqu’entièrement ou même totalement à la première mue , et nous ne connaissons qu’une seule espèce , le Harfang (Strix nyctea) , chez laquelle la couleur blanche est permanente dans toutes les mues 5 le plumage de cette Chouette blanchit de plus en plus à mesure qu’elle avance en âge , et les nombreuses taches brunes et noirâtres , dont la livrée est couverte dans le jeune âge , disparaissent totalement par le moyen des mues.
Le Hibou bruyant de Java, dont on voit le portrait planche 174 de ce recueil, y est figuré sous son plumage parfait 5 il est revêtu, au sortir du nid, d’une livrée où le blanc domine partout. Dans cet état les tarses sont couverts d’une laine blanche 5 toutes les parties inférieures , la tête , la nuque et les aigrettes , d’un blanc pur rayé, à égale distance, de fines bandes transversales brunes 5 la face blanche j les soies du bec blanches à leur base et brunes à
Recueil d’Oiseaux, 59'. livraison.
SUPPLÉMENT A L’ARTICLE DU HIBOU BRUYANT, la pointe , le dos roussâtre, coupé de bandes brunes 5 les blanches, tachetées irrégulièrement de roux-clair et rayées trans»1 lement de bandes en zigzag , d’un brun-foncé ; les rémiges * pennes de la queue brunes-noirâtres , coupées, à intervalles M de bandes roussâtres et cendrées; le bout de la queue blanc i»j;
de brun-foncé; enfin le bec blanc et les doigts jaunâtres. Long' totale, seize pouces.
L’individu qui nous a servi de modèle fait partie du Mus* Paris; il a été envoyé de Java par M. Diard. Il parait que { espèce de Hibou se trouve aussi à Sumatra. M. Horsfield se" avoir indiqué cette espèce dans la très-courte notice , à peine I«» de deux lignes, du Strix orientalis , sp. 7. |
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Reçue:
HIBOU LESCHENAULT.
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Planche 20.
Un petit nombre d’espèces réunies dans le genre Strix se distinguent de leurs congénères, par la nudité totale ou en partie seulement du tarse, et par celle des doigts. Quelques espèces munies d’aigrettes, ou hibous, et deux seulement à tête lisse, ou chouettes , font sous ce rapport exception à la règle commune. La nudité des tarses et des doigts n’est point le seul caractère qui distingue ce Hibou des autres espèces de cette section 5 les ailes relativement à la queue se trouvent beaucoup plus courtes qu’elles ne le sont chez les autres espèces aigrettéesj ce caractère est d’autant plus remarquable, que c’est principalement sur la longueur comparative des ailes et de la queue , jointe à la présence ou à l’absence d’aigrettes , que les méthodistes modernes veulent baser les différences entre deux genres nouveaux qu’ils ont proposés. Nous sommes presque certains que les méthodistes de cette trempe n’hésiteront point à former un genre nouveau pour les Strix nudipèdes. La difficulté sera de rendre les autres caractères applicables à toutes les espèces qui . y seront comprises, et nous ne voyons point comment ils s’arrangeront pour ne rien changer à leurs genres nombreux, déjà établis. Les caractères indiqués pour ces gem-es,
Recueil d’Oiseaux , 4e- livraison.
HIBOU LESCIIENAULT.
paraissent avoir quelque valeur dans un livre, ou selon le petit nombij d’espèces qui ont servi à les former ; mais ils donnent des idées vaguer et quelquefois contradictoires , dans la comparaison d’un tel système) basé sur ce petit nombre d’êtres, avec la quantité des espèces connu* dans la nature, surtout depuis que le catalogue de celles-ci augmenta sans cesse par les découvertes des voyageurs.
iiOtre Hibou a des aigrettes assez courtes, mais elles sont bien g31" nies , et forment une grande touffe de plumes placée derrière et à un« assez grande distance des yeux. La tête, la nuque, le dos et les scap11' laires sont d’un roussâtre couleur de terre 5 chaque plume de ces parti* est marquée dans le milieu par une raie noire; les petites convertit des ailes sont variées de grandes taches noires et blanches , et deimeie couleur est répandue sur le pli de l’aile; les grandes couv* tures du centre sont blanchâtres, et celles placées vers le corps onL peu près la couleur du dos ; toutes les pennes des ailes et celles de 1 queue portent des barres transversales brunes et d’un blanc-roussâtr* la gorge est blanche et peinte de petites mèches noires ; les autres ff ties inférieures du corps ont une teinte roussâtre-claire , un peu pn sur les couvertures du. dessous de la queue; toutes ces plumes peintes de zig-zags plus foncés, et une large mèche noire suit la di^l lion des baguettes; les tarses et les doigts sont nus et couverts d * 1 peau bleue , chagrinée ; les dernières phalanges des doigts *oil1 écaillées ; le bec est jaune. Longueur totale , 1 9 pouces 3 ou 4 lig5* Cette espèce a été envoyée par M. Leschenault au Muséum de elle habite les provinces orientales de l’Inde , où on lui donne le n Peroun-Rotan .
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