HIBOU CHAPERONNÉ
des zig-zags bruns sur un fond blanc $ les doigts sont jaunes. M| gueur, neuf pouces trois lignes.
L’espèce est nouvelle. M. Natterer , de Vienne , voyageur intrC pide et naturaliste distingué , a fait cette découverte pendant séjour au Brésil. L’individu fait partie du Muséum impéda Vienne.
1 de
GENRE CALAO
G E N US B U C E R O S. Linn
Bec long, très-gros, comprimé, plus ou moins arqué en faux; arête lisse et élevée, ou bien surmontée par un casque toujours lisse dans le premier âge ; bords des mandibules lisses ou échancrées; pointe lisse; mandibule supérieure et le casque plus ou moins cellulaires.
JS armes basales, à la surface du bec, dans un sillon, petites, rondes, ouvertes, percées dans la substance cornée, couvertes à la base par une membrane.
Pieds courts, forts, musculeux ; plante large, épatée; doigts latéraux égaux, lexterne uni jusqu’à la seconde articulation, l’interne soudé à la base.
Ailes médiocres, amples; les trois premières rémiges étagées, la quatrième ou la cinquième la plus longue.
Il n est pas de geme d oiseaux, dit Le Vaillant, qui, dans son ensemble , présente autant de diversités que celui des Calaos 3 nonseulement par la variété des formes du bec des adultes de chaque espèce, mais aussi par les différences plus marquées encore dans cette partie chez les jeunes de l’année et dans les individus qui n’ont point encore atteint tout leur développement 5 de sorte que chaque espèce et certains individus de la meme espèce, aux différens périodes de leur vie , paraîtraient appartenir à des genres distincts, si on voulait adopter, pour les classer, les caractères qui distinguent cette partie. Quelques espèces de Calaos ont le bec ,
Recueil d’Oiseaux , 36e. livraison.
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non-seulement d’une grandeur démesurée mais difforme mêff16 par la structure des protubérances ou excroissances naturelles fful les surmontent, et dont la nature semble avoir pris plaisir à varier les formes à l’infini. Tout eet attirail prodigieux , qui semble annorr cer une arme puissante et formidable, ne conserve pas seuletftf0 l’apparence de la force dans ses effets 5 un moineau trouve dans sot1 petit bec une arme beaucoup plus redoutable et plus propre à faire éprouver quelques douleurs quand il pince son ennemi. Buffon 3 très-bien observé que ces grands becs de Calaos s ainsi que ceB1 des Toucans , des Jabirus , etc., également monstrueux pour la gr°s seur, ne pouvaient avoir aucune force, n’ayant point de prise ,ce qui les lui fait comparer, avec raison, à un long levier trop el°l gné du point d’appui.
Le bec de ces oiseaux varie, ainsi que nous l’avons dit, da°5 tous les périodes de l’âge, et il diffère plus ou moins selon le sexe’ tous les Calaos casqués naissent avec un bec simple, court, l*sS et à peu près droit, pointu, mais disproportionnellement gr°s la base $ qui est toujours pourvu d’une arête longitudinale quant, par son étendue, la longueur de l’espace où le casqu doit prendre naissance. La nature de cette première élévaU011’ d’où naît le casque , est toujours en lame , compacte et cornée ^ le premier âge; à parois épais mais vides au centre, dans un cl» plus avancé ; enfin très-mince, souvent diaphane et remplie J multitude de conduits et de cavités cellulaires dans les adube ; les cavités de ces protubérances cornées étant remplies de lab , ces oiseaux ont la faculté d’aspirer par le moyen des conduits 4 s’ouvrent dans le bec et aux orifices des narines, font qlie
casques servent à maintenir l’équilibre de l’oiseau dans le VoL 4 est bruyant mais rapide , le plus souvent très-élevé et long^teIï^
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soutenu. Les pieds des Calaos ne sont point sujets à des anomalies 5 dans toutes les especes ils sont couverts de larges écailles 5 les tarses sont courts 5 les doigts larges et réunis , ce qui leur donne une forte assiette et un grand aplomb, mais ce qui les empêche de marcher 5 lorsqu’ils veulent avancer à terre ils sont obligés de sauter des deux pieds à la manière des Corbeaux 5 ils se posent rarement à terre , préférant toujours à être perchés à la cime des plus hauts arbres des forêts ; ils nichent et se retirent aussi dans les trous naturels des grands arbres vermoulus. Tous les Calaos ont des cils autour de la partie supérieure des yeux $ la langue très-petite , cartilagineuse et collée au fond de la gorge. Ils vivent en société et se reunissent en grandes bandes ÿ leur régime est omnivore , même au point que peu d’oiseaux , les Corbeaux peut-être exceptés, mon tient un appétit aussi décidé pour toutes les substances animales et végétales 5 quelques espèces font avec les Vautours la curée des chaiognesj d autres, suivant Le Vaillant, se nourrissent d’insectes, de lézards et de grenouilles; ils font aussi la chasse aux petits quadrupèdes. M. Le Vaillant se trompe en disant qu’ils ne sont nullement frugivores , car certaines espèces , d’après les renseignemens fournis par M. Reinwardt, sont presque uniquement frugivores; les figues dont les espèces sont si multipliées dans les îles de l’Archipel des Moluques, les fruits des palmiers, du muscadier et quelques autres espèces de fruits, également mous et tendres, servent de nourriture à ces oiseaux qui, en domesticité, s’accommodent à peu près de tout , même de plantes potagères.
Les forêts des îles Rawak et Waidgjou , dans lesquelles on ne voit presque pas de petits oiseaux à couleurs brillantes, sont le refuge des Calaos, des grosses Colombes muscadivores , des Pigeons couronnés plus grands encore, des Perroquets verts, des Cassicans,
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de FAra noir à trompe, de la nombreuse famille des Loris, <bs Martins-chasseurs et de quelques oiseaux de proie. 1
Les défians Calaos occupent presque toujours la cime des arbr^ élevés, des muscadiers surtout dont ils recherchent les fruits qu^s avalent tout entiers et qui donnent à leur chair un excellent gout' Malgré que leurs ailes soient peu développées y on les entend vob1 de loin , ainsi que la remarqué Dampier 5 ce qui tient à ce que leurS longues pennes, écartées à l’extrémité font vibrer l’air avec force’ Les Calaos offrent un exemple frappant de l'influence des locale sur les mœurs des animaux : à Pxawak et Waigdjou, environnés^6 fruits ^ ils en font leur nourriture, tandis que dans les déserts l’Afrique 011 les voit se repaître de cadavres ,, comme font les Cab°s d’Abyssinie (1).
loutes les espèces de Calaos, qui existent dans les principe collections de l’Europe, étant connues aujourd’hui par des figLireS’ nous donnons ici un index ou résumé général de ce beau gerir6’ en indiquant les erreurs et les doubles emplois qui ont eu be dans la classification méthodique, telle qu’elle est établie ^ le catalogue méthodique le plus récent, Y Index ornithologie us Latham. On a divisé ce genre en deux sections, désignées pal
les
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les
noms de Calaos a casque et de Calaos sans casque $ mais méthode est vicieuse en ce que tous les jeunes Calaos naissent s casque , ce qui , dans la première année , les ferait associer avec espèces qui sont privées de ces excroissances. Nous les réunisso1* par ordre de grandeur,, en une seule section.
Esp. ire. Calao rhinocéros. L’adulte est bien défini dans b gnose du Buceros rhinocéros. Le bec, grandeur naturelle d’un 111
(1) Extrait de la Zoologie du voyage du capitaine Freycinet. Cette partie est iet MM. Quoy et Gaimard.
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vidu très-vieux, est figuré dans les pl. enl. de Buffon g54. — Le Calao rhinocéros de Le Vaill. , Ois. rares de F Amer, et de F Inde , pl. 1 , repose sur un oiseau en partie fabriqué , mais dont le bec est exact. (Voyez aussi ce même bec de l’adulte, pl. 2.) La pl. i5 de l’ouvrage cité, sous le nom de Calao à casque en croissant , est un vrai Calao rhinocéros j mais le dessin, très-mal exécuté, a été lait sur un individu n’ayant que quatre plumes à la queue 5 la partie postérieure du casque avait été mutilée , et le morceau de liège, avec lequel il a été rétabli, ne représente point la forme naturelle de cette partie. En plaçant le bec de la pl. a à l’individu de la pl. i5, on aura une juste idée de ce Calao dans son état parfait. Le jeune de cette espèce a le bec à peu près droit , court , pointu , gros à sa base qui est surmontée d’une arête longitudinale haute de deux lignes seulement 5 le plumage, dans ce premier âge, est coloré à peu près comme celui de l’adulte, mais la queue est beaucoup plus courte. On doit ajouter aux synonymies du B. rhinocéros toutes celles du B. africanus de Lath., qui repose sur l’indication du prétendu Brac d’Afrique du père Labat, et sur un Calao rhinocéros décrit d’après un très-mauvais individu du Calao rhinocéros de moyen âge , qui fesait partie de l’ancien cabinet de Leyden sous le nom de Hydrocorax africanus. Patrie , les îles de la Sonde.
Esp. ic. Calao unicorne, Buceros monoceros de Shaw, mal â propos confondu dans les synonymies de B. malabaricus de Latham. L’adulte et le bec grandeur naturelle sont très-exactement figurés par Le Vaillant, Ois. rares , pl. g et 10. — Le Calao des Philippines de Buffon,/?/. enl. 870, en est l’âge moyen, de même que la pl. 11 des Oiseaux rares de Le Vaillant, et la figure du bec, pl. 12, est le jeune de l’année. Le Calao de Malabar de Sonnerat ,
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pl. 121 , doit être rangé dans les synonymies du Buceros malabaric^ indiqué plus bas. Patrie , l’Inde et Ceylan.
Esp. 5e. Calao a cimier, Buceros cassidix. (Voyez notre planc* col. 210.) Patrie , l’ile de Célèbe.
Esp . 4e. Calao bicorne , B. bicornis. Une ligure assez exacte & la femelle adulte et du bec grandeur naturelle se trouve dans L6 Vaillant, Ois . rares , pl. y. La queue est la seule partie, dans cette planche, qui n’est point exacte. Sur plus de vingt individus deS deux sexes que nous avons vus , il ne s’en est pas offert un seul dif férent par la queue; nous donnerons une figure de cet oiseau dans soi1 état parfait. Le vieux mâle a le cou et l’occiput d’un blanc-roussâtr6 et le tour de la face noir, absolument comme on voit ces partieS dans le Calao à casque concave du même auteur, pl. 4. Ce Cab° à casque concave n’est que le mâle dans le moyen âge du Cda° bicorne. La pl. 5 des Ois. rares, mentionnés, est faite sur un b1^1 vidu composé ainsi qu’il suit : Le corps, les pieds et la tête so^ d’un Calao bicorne mâle, dans l’âge moyen; les ailes du Calao i^1 noceros , et la queue du Calao à casque festonné. Nous posséda cet individu fabriqué (î) ; celui représenté pl. 5 n’a que la ^
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(i) On aurait tort en imputant à mon cligne et respectable ami Le Vaillant la moindre naissance des supercheries que nous signalons; ce savant naturaliste a été dans la ferme P suasion que les sujets sur lesquels ses descriptions ont été faites, n’avaient point sub1
i?avoil
mutilations. Je m’y serais peut-être laissé tromper comme lui, si je n’avais eu lien a . quelques soupçons sur la bonne foi d’un artiste nommé Sonneriberg, décédé il y a pluMt ^ années. Tous les animaux montés par lui ont été soigneusement passés en revue; et à la ve°te j son cabinet je fis l’acquisition de tous les sujets, au nombre de cinq ou de six indivi^ avaient été composés avec des parties rapportées d’espèces différentes. Le plus grand
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de ces objets ont été détruits; j’en ai conservé quelques uns comme modèles d’une ^
supercherie. Je ne sache point qu’aucune ait été figurée , à l’exception des Calaos ^
et de V Oiseau de Paradis nébuleux de M. Le Vaillant; l’individu qui a servi de mot^ planche citée, fait partie de la collection de feu M. le baron Raye de Breukelervvaei’d-
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et le bec de son espèce, les autres parties sont probablement rapportées, mais je nai pu parvenir à découvrir l’individu qui a servi de modèle à cette planche, afin d’en constater les parties hétérogènes. M. Le Vaillant le signale comme fesant partie de l’ancien cabinet de feu mon père; il est cependant de fait que je ne l’y ai point vu et qu’il n’en a jamais fait partie. Patrie , l’ile de Sumatra; on dit qu’il se trouve aussi aux Philippines.
Esp. 5e. Calao abbagumba ou caroncule , B. abyssinicus. Bulfon, pl. enl. 779, donne une figure de l’oiseau dans un âge moyen , lorsque le casque n’a point encore pris une forme régulière. Voyez aussi dans cet état lebec de grandeur naturelle , Le Vaill. ,, Oiseaux d’Afr. , vol. 5, pl. cto i. Les planches 23o et 23 1 , du même ouvrage, représentent l’oiseau adulte; et Bruce, Voy. en Abyssinie^ en donne une bonne figure sous le nom d Abbagumba. Patrie l’Afrique septentrionale.
Esp. 6 . Calao a casque plat, B. hydrocorax. Ce Calao n’est point encore figuré sous l’état parfait ou adulte; Buffon a donné une assez bonne figure du jeune de l’année sous le nom de Calao des Moluques y pl. enl. 2,80. Mon ami Le \ aillant a figuré le même sujet, du Musée de Paris, qui a servi à la planche de Buffon; mais ce naturaliste a cru reconnaître, dans cette espèce, un jeune de son Calao à casque concave. (Voyez la pl. 6 des Oiseaux rares.) Depuis on a reçu des individus adultes du Calao à casque plat, qui prouvent l’identité dont nous fesons mention. La figure de loiseau adulte paraîtra dans ce recueil. On voit dans les Oiseaux d’Afrique de Le Vaillant, vol. 5 , pl. , le bec de grandeur naturelle de ce beau Calao qui habite aux Philippines.
Esp. 7e. Calao a casque rond, B . galeatus. On connaît seulement le bec de cet oiseau, figuré par Bufïbn, pl. enl. 955, et Edwards, t. 281, fig. c. Patrie , la terre des Papous.
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Esp. 8e. Calao a casque festonné ou annuaire, B. plicatus CÀ Latham , indication de la femelle , ainsi que les espèces nomiu3^5 de plicatus et undulatus de Shaw, pages 58 et 26. Les figures f11 ont été données de cet oiseau doivent être rangées ainsi qu’il surt ' L individu des Oiseaux d’Afrique , vol. 5 , pl. 289 , sous le noia ^ Calao j avau mâle , est le vieux mâle en état parfait; la partie de la gorge est peinte en bleu , mais c’est une erreur , elle d°lt être jaune, le mâle l’ayant jaune et la femelle d’un ton bleuatre livide. On doit ajouter ici, comme figure du mâle adulte, le de EFaigdjou du voyage de La Peyrouseet de La Billardière. la figure dans l’atlas.) Le jeune mâle est très-bien figuré par Vaillant, Ois. rares, pl. 22, sous le nom de Calao javan , placé par erreur parmi les Calaos sans casque. Les planches 3° 21 du même ouvrage, sous le nom de Calao à casque
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et
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mâle et femelle , sont toutes deux des figures exactes de la fenie ^ adulte de ce même Calao; la figure 20 représente une femelle la nuque un peu teintée de rougeâtre ou de noir-brun; mais c ' plaque, qui est purement accidentelle, n’est pas d’un rouge ainsi que la figure l’indique. Patrie , les îles de Java , de $aia de Timor et de Waigdjou. J
Esp . 9e. Calao violet,, B. violaceus. Une figure très-exaCte Jj cette espèce a été donnée par Le Vaillant, Ois. rares , P^‘
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Patrie , l’île de Ceylan.
Esp . 10e. Calao a casque sillonné, B. sulcatus. Nous donné dans ce recueil la figure du mâle adulte, pl. col. 69 ^ pagnée de la description de la femelle et du jeune. P atl 16 ' Philippines. g,
Esp. 11e. Calao a bec blanc, B. malabaricus de Latho et le double emploi dans Shaw, sous le nom de B. albirostrr g
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Calao de Malabar de Sonnerat,, tab. 121 , qui a été confondu avec le Calao unicorne des pl. enl. 873. Edwards donne la figure du bec t. 281, et Le Vaillant, Ois. rares, pl. i4, celle de l’adulte^ les sexes ne diffèrent point. La figure publiée par Latham, vol. 6, tab. 11, est aussi exacte. Patrie , le continent de Flnde , les îles de Java et de Sumatra.
Esp. 12e. Calao a bec ciselé, B . panayensis. Cette espèce a été donnée sous les noms de B, panayensis et manillensis Lath. , sp. 8 et g. On a toujours mal indiqué les sexes dans les figures publiées. La pl. enl. de Buffon 781, sous le nom de Calao de l’ile Panay femelle , est le vieux mâle ou l’adulte de l espèce, et la pl. enl. 780, qui porte le nom de mâle , en est la femelle adulte. La même erreur a étc commise par Le Vaillant., Ois. rares, pl. 16 et 17, et par Sonnerat, Voyage à la Nouvelle-Guinée, tab. 82 et 83. On a fait un double emploi du jeune mâle sous le nom de Calao de Manille. (Voyez BufF. , pl. enl. 891.) Patrie , les Philippines.
Esp . i3e. Calao de gingi, B. ginginianus de Lath., sp. i3. (Voyez Sonnerat, tab. 121, et Le Vaillant, Ois. rares, pl. i5, figure exacte.) Patrie 3 l’Inde.
Esp. i4e. Calao a cannelures , B. exarhatus. (Voyez notre pl. col. 211.) Patrie, l’île de Célèbe.
Esp. i5e. Calao longibande, B . fasciatus de Shaw5 vol. 8, part.I, pag. 34. (Voyez la figure très-exacte dans Le Vaill. „ Ois. d’Afr. , vol. 5, pl. 233.) Patrie, l’Afrique, côte d’Angola.
Esp. 16e. Calao couronné., B. coronatus de Shaw, pag. 35. ( Voyez les figures très-exactes des deux sexes et du jeune dans Le Vaill. , Ois. d’Afr., vol. 5, pl. 234 et 235.) Patrie , l’Afrique méridionale.
Esp. 17e. Calao gingala, B. gingalensis de Shaw, pag. 37. — Le
Recueil d’Oiseaux, 36”. livraison.
genre calao.
\aill., Ois. rares, pi. a5, figure très-exacte. Patrie, 1' v^eyJan. f
ESP: l8° ■ CalA0 nasi<^ B. nasutus de Lath., sp. io;®»1
e, 3 ~ Une %ure ex««e sous le nom de Calao à bec 4 P • enl. 890. ( Voyez aussi Le Vaill. , Ois. d’Afr. , pl. a3fi, l’adulte
PL;57 k J6""6' > Palrie> brique, Sénégal et Guinée! j, sp. 19 . Calao toc, B. erythrorhynchus , de Brisson, ta®*
"Z ''' ''' pr°P°s ran«é sous ^ diagnose de & de®1'
• LSt 6 Cû/a0 ^ bec rouSe’ pi. enl. 260 , l’adulte j un &
jeune encore , a été figuré par Le Vaill. , Ois. d’Afr. , vol. 5 , p® >' Patrie , 1 Afrique , Sénégal et Guinée. fl
Ici se termine le catalogue des espèces connues de Calaos; U* on ne cncoie de courtes notices sur quatre autres espèces ,
et H US’- T 1U~ ü' 0rientaIis> sp- G. — B. griseus, «P '
. B-Vmdls’ SP- >6. Nous n’avons jamais vu les oiseaux ** tonnes ans ces notices , et nous pouvons assurer qu’ils 0^. point dans les cabinets qui nous sont connus. Ils seront ffA rement rayés du catalogue méthodique. Le Corbi-calao de I 4
lant , Ois. rares, pl. a4, n’est point de ce genre; c’est un * range dans notre genre meliphaga , dont il a tous les Les jeunes de cette espèce n’ont aucun indice de bosse au A eur tête est totalement couverte de plumes grises; on le ^ de de Celebe et à la Nouvelle-Hollande. 1 1
Ici est le relevé exact de ce genre d’oiseaux, ainsi g1"1 'l est connu. On peut le comparer, de même que toutes les & lues que nous publierons successivement , aux compilations sues dans les dictionnaires d’histoire naturelle, encyclop^ieS’,|
diodes, etc., et juger par de semblables échantillons du confiance que méritent ces livres. H
BB
CALAO A CASQUE EN CROISSANT
B U CE RO S LUNATUS. Temm.
L’ Adulte. — Planche 646.
Nous avons fait connaître , dans l’index du genre et dans le supplément à cet index, que les indications publiées jusqu’à ce jour, relativement à l’espèce dont nous publions, pl. 546 , une figure exacte faite sur le vivant, reposent sur la description de Le Vaillant et sur la figure d’un sujet mutilé, artistement rétabli par des pièces rapportées : cet individu est en notre possession ; il ne porte que quatre plumes à la queue, celles du milieu notamment, la partie antérieure et postérieure du casque étant mutilée, elles paraissent avoir été rétablies par des pièces de liège, sur lesquelles une couche cornée' se trouve collée avec soin : tel est l’état de cet individu qui a servi de modèle à la pl. i3 des Oiseaux rares de Le Vaillant.
Le Calao rhinocéros et le Calao à casque en croissant , à l’état adulte, portent un plumage, à tous égards, semblable $ ils different essentiellement par le bec et par la forme du casque : chez le premier, le bec est peu courbé, grêle en proportion du casque trèspointu, et dépassant de beaucoup la pointe fortement recourbée
Recueil d'Oiseaux, 92'. livraison.
CALAO A CASQUE EN CROISSANT
et à frontispice bombé de la corne 5 le second a le bec fortement courbé, le bout des mandibules obtus, dépassant à peine la pointe droite et obtuse du casque corné. Le bord postérieur du casque du Rhinocéros correspond en ligne perpendiculaire avec le bord postérieur de l’orbite des yeux; celui du Croissant s’étend à peu près vers l’occiput 5 la bande noire à la queue du dernier est à peu près du double plus large que chez le Rhinocéros . Le Calao rhinocéros a été trouvé , jusqu’ici, à Sumatra et à Bornéo , jamais dans 1 île de Java ni dans les Moluques ; celui à Casque en croissant est trèscommun à Java et à Banda, mais n’a pas été rapporté des autres îleS de la Sonde.
Nous empruntons du journal manuscrit de M. le comte de Bo" carmé les détails concernant les mœurs du Calao de cet article. « beS pics inaccessibles, dit-il, sont les lieux choisis par cet oiseau pour y vivre par couples ; son cri , rankon , s’entend à des distances con" sidérables; il ne se décide guère à prendre son vol, lent et bruyant? que quand la faim l’oblige à se diriger vers les forêts, pour y cher-' cher des fruits. La noix de camirini et les baies de plusieurs espèceS de muscadier, qu’il avale entières , jointes aux fruits des eugonia? ^ e divers figuiers , et surtout les jeunes mangues, lui offrent une noui" riture copieuse. En captivité, son appétit glouton lui fait recevo11 tout ce qu’on lui jette: des crustacés, de la viande, des banan^’ des légumes, des souris, des rats, etc.
Le Calao à casque en croissant , dans l’état adulte, a les joues et l’occiput garnis de plumes longues à barbes déjointes ; l’œil est en touré d’un cercle de peau noire, autour duquel les longs cils formerit une auréole; l’iris des yeux est d’un rouge de laque. Le casque, c0ifl primé par le haut et à la pointe , dilaté et bombé à sa partie p°sl^ rieure , est courbé en haut en forme de croissant , de manière à &***
CALAO A CASQUE EN CROISSANT
contre-épreuve avec la mandibule supérieure 5 la pointe est ordinairement obtuse, rarement grêle et un peu vive; elle s’élève faiblement au-dessus de la partie postérieure et bombée du casque, et décrit vers ce point une ligne courbe; une bande noire entoure le bord postérieur, et une autre bande noire part de l’orifice des narines, et aboutit vers la pointe; tout le reste du casque et la base de la Mandibule supérieure sont, dans le vivant, d’un orange vif coloré de rouge; le bec est blanc ou blanchâtre, excepté la base des deux Mandibules, qui est d’un noir parfait; le casque et le bec perdent leurs couleurs après la mort, ils sont alors d’un jaunâtre clair: un noir parfait, plus ou moins lustré, est la couleur de presque toutes les Parties du plumage ; le bas- ventre , les cuisses , l’abdomen et le crou- P1Qn sont blanchâtres; la queue, à pennes égales, est d’un jaunâtre terne et comme souillé ; une bande noire , longue de cinq pouces et
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Mi, est disposée à quelque distance de la pointe de toutes les pennes;
*es pieds sont bleuâtres. Longueur totale, trois pieds neuf ou dix P°uces. »
Nous terminons l’article sur le Calao de Java par quelques observations très-intéressantes sur les mœurs des deux autres espèces égament propres à cette île, que nous trouvons consignées dans la notice Manuscrite de M. le comte de Bocarmé.
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Y est dit que le Calao à casque festonné ou annuaire (Buceros atus et undulatus ) de Shaw, voyez notre espèce 8, est très- ^ Mrnun à Java; il se tient, par petites bandes, au milieu des forêts ns les montagnes. Le fruit des marroniers et les glands des diverses pèces de chênes, qui sont les arbres de haute futaie les plus com- ^Uns a la hauteur de six ou sept mille pieds au-dessus de l’Océan, ^ 118 les districts de Préangar, lui fournissent en certaines saisons Nourriture très-abondante; le feuillage de ces arbres est tellement
CALAOACASQUE EN CROISSANT.
touffu, que, malgré la grande taille de cet oiseau et le bruit qu’il fait continuellement, il est extrêmement difficile de l’apercevoir, même de dessous l’arbre où il est perché. Il fréquente aussi les forêts en plaine, où il recherche avidemment le fruit du kusambi ; il construit son nid dans les cavités des rochers calcaires , et pond deux œufs : son nom sunda est Djoulan. Le vieux mâle porte sept festons en guise de casque : les jeunes de l’année ont cette partie parfaitement glâbre; à la première année, ou à l’âge d’un an accompli, Ie premier feston paraît; dans l’adulte, le tour des yeux est carmin clair j la poche d’un beau jaune , et 1 iris des yeux rouge.
Le Calao à bec blanc (Buceros malabaricus) de Lath., ou (albi rostris) de Shaw, voyez notre espèce 11. Quoique moins commun à Java que le précédent, il est cependant bien plus facile à se procurer, ses habitudes lui faisant fréquenter des lieux plus accessibles. H suffit qu’il règne quelque tranquillité dans un groupe d’arbres portant des fruits, pour qu’il s’y montre souvent. Il est aussi beaucoup moins farouche que les deux autres espèces. Les eugenia et les figuiers sont les arbres auxquels il donne la préférence : il s y rassemble en bandes de six ou sept individus, avale des pédoncules chargés de tous leurs fruits, et, après plusieurs actes de ce genre, reste immobile sur quelque grosse branche, articulant, de loin en loin, des sons sourds et aigres, d’où dérive leur nom sunda Kanlcerein.
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