CALAO A CASQUE ÉLEVÉ
Nous ignorons la patrie de cette espèce ; son plumage nous est également inconnu. On présume que la tête figurée ici, fig. 1, a été rapportée d’une des Moluques. Ce bec est déposé maintenant au Musée des Pays-Bas; il faisait partie de la collection ostéologique de M. le professeur de Fremery, à Utrecht, qui a eu l’extrême complaisance de céder cet objet. Nous avons vu à Londres, dans la collection de M. Brooks, une seconde tête, aussi sans indication de patrie : les plumes adhérentes au crâne de ce sujet sont d’un noir parfait.
CALAO A CASQUE EN ROULEAU
BUCEROS CYLINDRICUS. Temm.
Bec de l’Adulte. — Planche 52 1, fig. 2.
A juger de la taille de ce Calao par le bec et le casque , on peut conjecturer qu’il est aussi grand que celui à casque plat de nos pl. 285. Le bec court et peu arqué porte deux protubérances distinctes l’une sur l’autre 5 la première paraît former le socle; elle s’élève d’une venue avec les parois latérales de la mandibule supérieure ; cinq sillons irréguliers, larges et tracés en ligne diagonale, forment des ondulations sur cette partie , qui est à peu près aussi haute que la largeur du bec ; ce socle, à sommet comprimé, porte la seconde protubérance étendue en forme de rouleau ou de bourrelet, et séparée du socle par une rainure profonde; quelques sillons en croissans sont disposés sur ce second casque; trois ou quatre plis transversaux garnissent la base de la mandibule inférieure ; le reste du bec est lisse, et sa couleur, ainsi que celle du casque, est d’un hlanc jaunâtre.
La tête d’un très-jeune individu, revêtue de toutes ses plumes, n°us fait voir que cette espèce porte une courte huppe, composée de plumes longues et larges; elles sont noires, mais il règne une
Recueil d’Oiseaux, 88' livraison.
CALAO A CASQUE EN ROULEAU
bande cendrée noirâtre le long de leurs baguettes. Le bec de ce jeune sujet, probablement âgé d’un an, est glabre; il porte pour tout indice du casque un petit rouleau ou bourrelet peu élevé sur Farête de la mandibule supérieure : tout le reste est lisse et d’un cendré noirâtre.
Nous n’avons pas de renseignemens certains relativement à la patrie de cette espece inédite. Les deux têtes décrites ici ont été acquises à la vente du cabinet ostéologique de M. Brooks, à Londres; on les disait originaires de Gap-Goast, sur la côte occidentale d’Afrique; mais il est reçu qu’on aurait tort de s’en rapporter à de pareilles indications.
Calao ZaryuL
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CALAO LARGUP.
BUCEROS G ALERITU S. Temm.
Le Mâle. — Planche Ô20.
Cette espèce a les narines placées dans une rainure profonde u sommet de la mandibule; la rainure marque la séparation du casque; les parois latérales qu’elle fait naître de chaque té s élèvent sur les bords de la mandibule, et donnent moins d’ap- Parence à l’élévation du casque, qui paraît comme enfoncé : elles nt aussi que la surface buccale du bec est très-élargie; le casque
éch'SSant ^ C6t enfoncement est très-comprimé, et vient s’unir sans t rancri*re ni sans coupe abrupte avec l’aréte de la pointe du I tJC ’ les bords des mandibules sont fortement dentelés, et la couur des deux mandibules et du casque est d’un gris-noirâtre:
VersT68 SU,6tS montrent un esPace blanc plus ou moins étendu toufT * ^0'nte du bec* Ce Calao est encore caractérisé par l’ample
Parti! T l0DgUeS 61 lar£® 'P1' recouvrent l’occiput et une
nous'6 ^ 13 nu1ue’ la §°rge et la région ophtalmique sont glabres: porté Pouvons Pas indiquer exactement la couleur que peut avoir teinte CeUe nudité dans ,e vivant; sur la peau séchée elle est d’une Ek0 *fde t-noiratre ; tout le plumage de la tête, du cou, du dos
E,L ® Oiseaux , 88e livraison.
CALAO LARGUP.
et des ailes est d’an brun noirâtre nuancé de reflets d’un vert olivâtre; toutes les grandes pennes des ailes sont lisérées de blanchâtre ; les parties inférieures du corps sont nuancées de gris roussâtre; les cuisses et les flancs de brun terne ; et la queue à pennes à peu près égales est, jusqu’aux trois quarts de sa longueur, gris brun; le reste, jusqu’au bout, d’un noir lustré; les pieds sont gris noirâtre. Longueur totale, deux pieds quatre pouces.
La femelle est d’une teinte plus noire, et les bordures aux pennes des ailes ont moins de largeur ; le bec est blanchâtre , mais sa base et l’arête du casque sont noirs.
Ce Calao nous est venu de Sumatra et de la partie occidentale de Bornéo , par les soins des naturalistes voyageurs qui exploitent nos possessions coloniales dans l’Inde.
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Calao c/arèonnier, „„}/<>
CALAO CENDRILLARD.
CALAO CENDRILLARD.
BUCEROS CINERJCEUS. Temm.
Cette troisième espèce nouvelle, dont nous ne donnons pas de figure, vu le nombre limité des planches de cet ouvrage, appartient a la série des Calaos sans casque. Le bec est très-élargi à la base, Un peu plane en dessus, marqué au milieu par une arête vive, et de chaque côté par une saillie latérale partant de l’ouverture des Marines placées dans une rainure ; tout le bec est d’un rouge-jaunatrej il paraît avoir été rouge dans le vivant. Le plumage est d’un gris-terreux foncé; les ailes et la queue sont de cette teinte; les ferrages et les pennes caudales latérales terminées de blanc; de larges s°urcils d’un gris clair sont dessinés au-dessus des yeux. Il est de la taiUe du Calao gingala. On le trouve dans l’Inde, au Népaul.
CALAO CHARBONNIER
BUCEROS ANTRACICUS . Temm.
Le Mâle, — Planche ôag.
base d 6C €t 16 CaSqUe danS ladulte sont d’un blanc parfait, mais la mandibule est d un noir plein ÿ dans le moyen âge , on
CALAO CHARBONNIER
voit des ondes noires ou des parties toutes noires sur l’arête du casque et aux bords des mandibules. Le casque n’est guère plus élevé au-dessus de la mandibule que de treize à quatorze lignes, il est très-comprimé; l’arête suit la courbure du bec; la pointe, assez proéminente, forme une ligne courbe parallèle au bec, et se termine en lame très-mince; deux rainures marquent la séparation du casque et de la mandibule. Tout le plumage est d’un noir couvert d’un lustre bleuâtre; les larges sourcils ont une teinte grise argentine; les deux pennes du milieu de la queue dépassent d’un pouce environ toutes les autres, qui sont légèrement étagées : ces deux pennes du milieu sont totalement noires; toutes les autres jusqu’aux trois quarts de leur longueur, ont la même teinte, mais le reste est blanc., quelquefois blanc-rose. La partie ophthalmique, les côtés de la gorge et la base de la mandibule sont glabres; la peau nue de ces parties, sur les peaux sèches * est jaunâtre sale : on ne sait pas de quelles teintes elles sont colorées dans le vivant. Longueur totale, deux pieds sept pouces.
La femelle a des dimensions moins fortes; le bec et le casque sont moins grands, et les parties cornées sont d’un noir-grisâtre; ces différences dans la teinte du casque et du bec peuvent être une conséquence de l’âge. La femelle décrite ici- paraît n’avoir pas atteint tout le développement du mâle que nous figurons; le plumage des deux individus n’offre aucune différence; il paraît que les pieds sont noirs à plante jaunâtre.
Il est douteux s il convient de classer ici le Calao pucaran du catalogue des oiseaux de Sumatra, publié par Radies dans les Transactions linnéennes, vol. 1 3; il est basé sur la vue d’un jeune sujet? dont le plumage n est pas indiqué, et qui aurait la nudité gutturale d’un jaune vif.
CALAO CHARBONNIER
Notre Calao a été envoyé de Bornéo* deux autres individus, en tout pareils, viennent de Sumatra.
CALAO A CASQUE BOMBÉ
BUCEROS CONVEXE S. Temm.
U Adulte. — Planche 53o.
Il est facile de confondre ce Calao inédit avec l’espèce très-répandue, depuis long-temps connue et décrite dans les catalogues méthodiques sous le nom de Buceros malabaricus , dont Le Vaillant a donné une bonne figure, et qu’il nomme Calao à bec blanc . Notre espèce nouvelle porte la même livrée que sa congénère * ce Calao est seulement moins grand, et la forme du casque diffère constamment, Ce que j’ai été à même de vérifier sur une multitude de sujets de ces deux espèces qu’on trouve à Java et à Bornéo. La première ha- ^ite aussi dans une grande partie de flnde : c’est l’espèce la plus
c°uimune à Java; elle nous vient aussi de Sumatra. Ceux de cette
eruière ile et du continent ont des dimensions plus fortes que les Suîets capturés à Java* c’est là l’unique différence observée sur plus do cinquante individus de ce Calao à bec blanc.
^otre espèce nouvelle paraît bien moins répandue; les sujets de ava et de Sumatra ont les mêmes dimensions, qui sont constamment moindres, d’un quart environ, que celles de l’espèce indiquée.
Recueil d’Oiseaux, 89*