‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 4)Chapitre 62 sur 93 · GENRE JASEUR · texte numérisé non relu

GENRE JASEUR

irrégulières : elle paraît nous venir des contrées orientales ; son existence au Japon est constatée; elle a aussi été trouvée dans l’Amérique septentrionale, vers les districts des montagnes rocheuses, et reconnue la même espèce que celle d’Europe par le prince de Musignano et M. Vigors. Ces migrations ne sont point périodiques ; il s’écoule souvent plusieurs années entre les époques de son apparition dans nos climats. On a dit que le Jaseur ( Bombycilla Garrula) niche dans le nord, mais les naturalistes de ces pays assurent qu’on le voit plus rarement dans les contrées froides que dans les pays tempérés de l’Europe.

Les trois espèces connues sont :

Esp. i. Le grand Jaseur, des pl. enl. de Buff. 261 , ou Bombycilla garrula des méthodes. Patrie, l’Europe, l’Amérique septentrionale, l’Asie et le Japon.

Esp . 2. Jaseur phœnicoptÈre , de nos pl. col. 45o, ou Bombycilla phœnicoptera. Patrie, le Japon.

Esp. 5. Jaseur du cèdre, de Vieillot, Ois. d’Am. sept., pl. 67. — -Wilson, pl. 7; et Vaill., Geais et Rolliers, pl. 5o. Ce sera Bombycilla cedrorum. Patrie, l’Amérique septentrionale.

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JZïfel .

JASEUR PHOENICOPTÈRE.

B OMBYCILLA P H CE N I C O P T E R A Temm.

Le Mâle adulte, — Planche 45o.

La découverte de cette troisième espèce de Jaseur est due à M. le docteur de Siebold, envoyé par le gouvernement nerlandais au Japon, pour explorer, dans un but scientifique, cette île, vraie terre de promission des naturalistes. Les premières recherches faites par ce naturaliste dans le district très-limité accessible aux Européens, nous ont déjà valu de nombreuses conquêtes dans les différentes classes du règne animal. Les oiseaux forment sans doute la partie la moins étudiée et la moins connue de la faune du Japon 5 cest aussi dans cette classe que les acquisitions nouvelles ont été jusqu’ici les plus nombreuses : indépendamment de celles-ci , nous avons trouvé dans le premier envoi d’objets de ces contrées une multitude d’espèces qui sont absolument les mêmes en Europe, ainsi que plusieurs de celles mentionnées par Pallas dans ses voyages en Sibérie , à la mer Caspienne et en Crimée. On pouvait , en quelque sorte, s’attendre à rencontrer dans cette partie de l’Asie Je phs grand nombre de ces oiseaux échassiers et palmipèdes de Europe qui habitent également tout le littoral du vaste promontoire

Recueil d’Oiseaux, 76'. livraison.

JASEUR PHOENICOPTÈRE.

de l’Inde, et que nos voyageurs ont aussi trouvé sur les côtes des îles de la Sonde et aux Célèbes, espèces à peu près cosmopolites sous les climats difFérens des deux parties du mondes mais il n’étoit guère probable qu’on trouvât au Japon quelques espèces de nos omnivores, de nos granivores, ou de nos oiseaux insectivores d’Europe. Les objets du premier envoi du docteur de Siebold servent à constater de la manière la plus authentique l’existence de quelques unes de nos espèces répandues à une distance si énorme de nos contrées, sans qu’il soit possible de trouver la plus légère différence entre les individus. Quelques espèces offrent une légère différence par les teintes plus sombres ou plus claires du plumage, mais ces faibles nuances ne sont guère plus marquées que sur les sujets des différentes contrées d’Europe, qui peuvent à peine être qualifiées du nom de variété locale, quoique quelques naturalistes aient pu juger convenable d’en former une série d’espèces nouvelles, qu’on pourrait augmenter encore de toutes les variétés locales des sujets de la même espèce rapportés des différentes parties des deux mondes.

L’intérêt que présente cette existence de nos espèces européennes à des distances très-considérables des limites géographiques de cette partie du globe, et sous des climats très-différens , nous a fait un devoir d’entrer ici dans cette digression, que nous terminons par l’énumération des espèces européennes trouvées au Japon, qui ont fait partie de ce premier envoi de M. de Siebold (1).

La Buse ( Falco buteo ), le Milan noir ( Falco ater ), FEpervier (Falco nisus), le Jeai (Garrula glandaria), le grand Jaseur (JSovnr bicilla garrula) , Bergeronette jaune ( Metacilla boarula), Bruant fou ou de pré (Emberiza cia), Bouvreuil commun (Pyrrhula vulgaris)?

(i) L indication des espèces europe'ennes trouvées dans l’Inde, dans les îles de la Sonde et aux Moluques, fera partie d’un autre article.

JASEUR PHOENICOPTÈRE.

Bouvreuil à longue queue (Pyrrhula longicauda), le Gros-Bec (Fringilla coccothraustes), Coucou gris (Cuculus canorus). Pic cendré (Picus canus), Martin-Pêcheur alcyon (Alcedo ispida). Grue grise (Grus cinerea) , la Becassme (Scolopax gallinago), Oie à front blanc (Anser albifrons), les Canards tadorne, vulgaire, garrot et sarcelle (Anas tadorna, boschas, clangula et crecca), Harle huppé (Mergus serrator), le Cormoran (Carbo cormoranus). Une recherche plus suivie dans cette île nous fournira probablement encore quelques

autres espèces européennes à classer dans cette notice; elles seront indiquées dans ce recueil.

Le petit Jaseur de cet article ressemble plus par les formes et par la tadle au Jaseur de l’Amérique septentrionale qu a celui d’Europe et d Asie; mais il diffère de ces deux espèces par la nudité des narines, qui ne sont point cachées par les petites plumes du front, trop courtes pour pouvoir couvrir celles-ci (1); par la longueur de la huppe et les belles plumes noires dont elle est garnie, enfin par

le manque complet de ces appendices cartilagineux aux pennes secondaires des ailes.

Ce Jaseur du Japon , a, comme ses congénères , le tour du bec encadré par une bande noire, et la gorge d’un noir parfait ; sa huppe est longue , composée d’une rangée de plumes cendré-roussâtre , et d’une seconde rangée de plumes noires qui entourent l’occiput, et forment une bande aboutissant aux yeux; la poitrine, les parties supérieures et les couvertures des ailes sont teintes de brun-cendré; une bande rouge coupe l’aile vers le milieu ; toutes les pennes sont d’un cendré noirâtre, terminées de noir et à extrême pointe des ré-

(x) Voici une troisième preuve, fournie également dans la série des genres Corvus et Garrula, contraire à l’opinion de quelques méthodistes qui veulent isoler en des groupes distincts les omnivores à narines couvertes de ceux à narines glabres.

JASEUR PHOENICOPTÈRE.

miges bordées de blanc 5 la queue est d’un cendré-noirâtre et toutes ses pennes terminées de rouge-vif^ le milieu du ventre est d’un blanc-jaunatre, et les couvertures inférieures de la queue sont d’un j

brun-marron. Longueur totale, six pouces six lignes.

On trouve l’espèce dans les environs de Nangasaki. On en voit un individu dans les galeries du Musée des Pays-Bas, et un autre dans la collection de M. Blomhof, ancien résident nerlandais au j

Japon.

Pi™ Il Vt/oidé,

/fût-/

PIROLL VELOUTÉ.

Kl TT A HOLOSERICEA. Temm.

Le Mâle adulte , Planche 5g5. — La Femelle, planche 4^2.

Nous ne pouvons pas encore rendre compte dans cet article des motifs qui nous engagent (j’aurais pu dire qui nous forcent en quelque sorte) à changer une dénomination générique, basée sur un caractère, échue en partage au seul mâle d’une espèce, formant le type d’un petit groupe d’oiseaux propre aux îles des grands Archipels de l’Inde et de l’Océanie; ils sont réservés pour prendre place dans l’introduction du genre Piroll , dénomination française sous laquelle l’espèce de cet article est portée dans F analyse du système d’ ornithologie, Yoyez Manuel, page LUI. L’ornithologie doit les premiers renseignemens exacts sur cet oiseau à mon défunt ami Kuhl, qui en a fait mention dans l’ouvrage Beitrage zur Zoologie sous le nom de Novum genus ex Corçorum familia , pag . 1S0.

Cet oiseau, connu depuis long-temps, porte à la Nouvelle-Hollande . le nom de Satin-bird s il se trouve classé avec les Corbeaux ( Cornus ) dans quelques collections publiques. Une seconde espèce, confondue avec celle-ci, et qu’on supposait être le jeune âge, se trouve indiquée sous la rubrique de mon genre Piroll du manuel; nous en fournissons la description et la ligure pl. 096.

Recueil d’Oiseaux, 67e. livraison.

PIROLL VELOUTÉ;

Le mâle de cette espèce, désignée par Kuhl sous le nom de Ptilorhynchus holosericeus > porte en effet sur la base du bec une double rangée de plumes serrées, courtes, soyeuses, et imitant un tissu velouté. Ces petites plumes couvrent et cachent totalement l’orifice des narines, elles sont échues en partage au seul mâle, l’autre sexe n’en a point. Le seul mâle est couvert d’un plumage brillant de reflets métalliques, la femelle a des couleurs ternes. Ce beau plumage du mâle adulte est composé d’une teinte noire-bleuâtre, couverte d’un lustre brillant d’acier poli 5 les ailes et la queue sont d’un noir-mat ; la pointe du bec est jaune, et les pieds sont jaunâtres.

La femelle adulte a les plumes du front couchées en arrière, laissant à découvert la plus grande partie des narines; les parties supérieures sont d’un vert nuancé de cendré , les ailes et la queue d’un roux légèrement verdâtre; un vert-cendré tirant plus ou moins au blanchatie couvre les parties inférieures, et des bandes brunes, en forme d’écailles, sont répandues sur ces parties; le bec et les pieds sont bruns. Longueur totale treize pouces.

Le jeune mâle de l’année est couvert de la livrée de la femelle, mais les teintes en sont plus claires.

On a trouvé celte espèce à Port-Haching dans la Nouvelle-Hollande;

on assure qu’elle habite aussi quelques îles de l’Archipel océanique.

Les Musées des Pays-Bas, de Londres et de Paris possèdent une série d’individus.

I *1 p o 1 1 vert/irt ,

JZi/W .

ma/ey cu/u&es.

PIROLL YERDIN.

KITTA VIRES CENS. Temm.

Le Mâle adulte. — Planche 5g6.

Cette seconde espèce de Piroll, simplement indiquée dans X analyse du système. Manuel d’ornithologie, a été envisagée primitivement comme le jeune du Riroll velouté de l’article précédent 5 elle en diffère cependant par des caractères très-marquans. Il faut pourtant convenir que notre oiseau prête à quelques rapprochemens avec la femelle de 1 espèce précédente, avec d autant plus d’apparence qu’on n’a pas toujours le moyen de comparer les individus. Pour éviter qu’à l’avenir de semblables méprises ne puissent avoir lieu, nous établirons d’une manière précise les caractères les plus marquans, qui peuvent servir de moyen pour distinguer les deux sexes du Piroll verdin de la femelle du Piroll velouté.

Les dimensions de cette dernière sont plus fortes 5 le bec est moins gros, plus bombé en dessus, et l’échancrure de la pointe moins profonde : la couleur de son enveloppe cornée est brune. Les deux sexes (1) du verdin ont le bec plus puissant , à arête un peu vive et à forte échancrure 5 ce bec est jaune.

(i)J’ai lieu de ci’oire qu’il n’y a point de différence très du Piroll verdin ; mais je ne l’établis point en certitude, sexe ait été constaté par la dissection.

Recueil d’Qiseaux, 67e. livraison.

-marquée entre le mâle et la femelle n’ayant vu qu’un seul mâle dont le

PIROLL VERDIN.

Les différences dans les couleurs du plumage sont aussi très-caractéristiques; car, en supposant le Verdin revêtu de la livrée du jeune âge, il devrait nécessairement avoir un plumage plus terne que celui delà vieille femelle du Velouté : le contraire a lieu ; car le premier a tout le dessus du corps , les ailes et la queue d’un vert-pré très-vif et pur ; tandis que la femelle et le jeune male du second ont les ailes et la queue rousses et le dos d’un vert-cendré. On les distingue encore à la bigarrure des parties inférieures; le Verdin a. le ventre et la poitrine couverts de taches blanches en forme de larmes; le V elouté a ces parties couvertes de bandes en croissans.

L’espèce de cet article porte sur l’aile une double rangée de petites taches blanches; les pennes secondaires et celles de la queue sont terminées de blanc pur ; la gorge et le cou ont des taches blanches sur un fond gris-verdâtre; les taches en larmes du ventre et celles à peu près triangulaires de la poitrine sont disposées sur un fond vert-jaunâtre, et les plumes des couvertures inférieures de la queue sont marquées de zig-zags verts; les pieds sont bruns. Il paraît que la femelle ne diffère du mâle que par des teintes moins vives et moins pures. Longueur onze pouces six lignes.

Cet oiseau habite l’Océanie; mais on ne sait pas au juste quelle partie.

Musées des Pays-Bas, de Paris et de Londres.

Piroll f/mA

a<r,rm , a,/„//^

■Prêtre. .

PIROLL THALASSIN.

KITTA TH AL A S SI N A. Temm.

U Adulte. — Planche 4oi .

Le très-grand nombre d’individus de cette espèce que le Musée des Pays-Bas vient de recevoir, par les soins de nos voyageurs commis à la recherche des objets d’histoire naturelle, dans l’Archipel des Indes, nous met à même de porter un jugement décisif sur les deux espèces d’oiseaux compris jusqu’ici sous le nom collectif de Coracias chi-

nensis.

La première, celle qui a servi de type à la planche enluminée de BufF. 620, sous le nom de Rollier de la Chine » est en effet originaire de cette vaste partie de l’Asie; la seconde, qu’on a jugée identique, ou simple variété accidentelle de ce Rollier de la Chine , forme une espèce distincte propre aux îles de la Sonde ; elle est figurée planche 401. Les différences les plus remarquables entre ces deux espèces sont :

Le Rollier ou Piroll , des pl. enl. 6 20, est plus petit que notre Piroll , pl. col. 4oi; ce dernierest pourvu d’un bec proportionnellement plus fort: chez le premier la queue est longue, un peu conique, et terminée de blanc pur; l’autre a la queue d’un tiers moins longue,

Recueil d?Oiseaux,68°. livraison.

PIROLL THALASSIN.

arrondie, et à pennes unicolores; le premier a les ailes noires, dans le second elles sont mordorées. J’ai trouvé ces dissemblances constantes dans la comparaison établie sur trois individus de la première, et sur plus de trente de la seconde espèce ; cette dernière nous est parvenue dans les états difïerens de l’âge et du sexe , et nous avons la certitude quJelle n’est sujette à aucune variété dans la forme du bec, dans la longueur de la queue, ni même pas dans la couleur mordorée des ailes, qui sont de cette teinte chez les jeunes de l’année, comme dans l’état parfait du plumage. On doit convenir que les teintes du plumage, la couleur du bec et des pieds, la forme des longues plumes du sommet de la tête, et la bande noire qui passe sur les yeux, offrent, au premier coup d’œil, des rapports vraisemblables entre ces deux oiseaux.

Notre Pirollthalassin , en livrée parfaite, a la plus grande partie du plumage d’un vert-céladon très-brillant 5 une bande d’un noir velouté prend naissance à l’angle du bec, passe sur les yeux, et entoure l’occiput ; la queue est d’un vert foncé terne 5 les ailes sont d’un roux mordoré très-vif; mais les trois ou quatre pennes secondaires les plus rapprochées du corps sont d’un bleu-cendré opalin ; l’iris , le bec et les pieds sont d’un rouge-vermillon très-vif. Longueur totale, onze pouces deux ou trois lignes.

Le mâle et la femelle ont à peu près une même livrée ; les jeunes de 1 année diffèrent par la couleur noire du bec et des pieds, par la teinte rousse-terne des ailes, et par celle d’un bleu très-clair , à peu près blanchâtre, de tout le reste du plumage. Cette teinte bleue est plus vive dans l’âge moyen; elle passe, par nuances, du bleu- azur clair au vertcéladon, Les individus en mue ont le plumage tapiré de ces deux teintes, très-vives et pures.

On trouve cette espèce dans les îles de Java et de Sumatra.

l’iroll buccoïde, .

Jemelle

Prêtre

PIROLL BUCCOIDE.

KITTA BUCCOIDES. Temm.

La Femelle. — Planche 57 5.

Deux individus femelles, sans aucune notice sur le mâle , servent à constater l’existence de cette nouvelle espèce, portant tous les caractères des vrais Pirolls ( Kitta ), dont nous avons déjà publié plusieurs belles et intéressantes espèces dans ce recueil.

Nous donnons ici la description prise sur les deux femelles adultes, qui sont en tous points semblables, en attendant que des sujets de l’autre sexe nous soient connus.

Le lorum, le front et tout le sommet de la tête sont couverts d’une même teinte olivâtre-mordoré ; l’espace au-dessous des yeux est d’un blanc-argentin; toute la nuque et les côtés du cou portent de larges taches d’un noir parfait, dont le bout de chaque plume est terminé, tandis que la partie supérieure de ces plumes est d’un blanc légèrement nuancé de jaunâtre; la gorge est blanche, marquée de petites taches noires ; toutes les autres parties inférieures du corps °nt une teinte couleur ocre, et chaque plume est terminée par une tache triangulaire d’un noir parfait : ces taches sont d’autant plus petites, qu’elles se rapprochent de l’abdomen qui est unicolore; tou t

Recueil d’Oiseàux, 97e livraison.

PIROLL BUCCOIDE.

Je dos, les ailes et la queue sont d’un vert-pré très-brillant; la queue est à plumes parfaitement égales entre elles; les rémiges, étagées de la même manière que chez les autres espèces de Pirolls décrits, sont noirâtres et liserées de verdâtre ; le bec est couleur de corne, mais à pointe blanche; les pieds sont d un cendré-noirâtre, et les ongles sont d’une teinte grise. Longueur totale, cinq pouces six ou sept lignes.

Nos voyageurs qui nous ont adressé les deux sujets mentionnés, les ont tués pendant leur séjour à la baie de Lobo, sur les côtes de la Nouvelle-Guinée .

GENRE LORIOT

G E N V S O R I O L U S. Linn.

Bec en cône allongé, faiblement courbé , comprimé horizontalement à sa base, à bords tranchans; mandibule supérieure relevée par une arête, échancrée à la pointe.

Narines basales, latérales, nues, percées horizontalement dans une grande membrane.

Pieds : trois doigts devant et un derrière; tarse plus court ou de la longueür du doigt du milieu; l’extérieur soudé à ce doigt.

Ailes médiocres; la première rémige très-courte; la deuxième moins longue que la troisième, qui est la plus longue.

Ces oiseaux vivent dans les bois et dans les broussailles , toujours par paires , et se réunissent en famille pour leur voyage périodique. Leur nid est artistement construit à l’extrémité des branches des arbres les plus élevés d’une forêt. Ils vivent d’insectes , de différentes sortes de baies, et s’arrangent, suivant les circonstances, des fruits de quelques autres végétaux. La couleur dominante du plumage est le plus souvent d’un jaune vif entrecoupé de masses d’un noir pur. Les femelles ont le plus souvent une teinte jaune légèrement verdâtre 5 les jeunes dans le premier âge ne diffèrent pas beaucoup des femelles ; leur mue est simple.

Recueil d’Oiseàux, 54e. livraison.

GENRE LORIOT

Les Loriots de l’ancien continent ne peuvent, sous aucun rapport, figurer dans un même groupe avec un nombre très-considérable d espèces américaines connues sous les noms deQuiscales, Cassiques, lioupiales, Carouges, etc. Ce genre Loriot (Oriolus), restreint de cette manière , ne comprendra que le petit nombre d’espèces indiquées par Linnée et par Latham , qui sont modelées sur notre type européen , et auxquelles il faudra ajouter un Oiseau de Paradis (1) , et une espèce classée par Latham dans le genre Mainate ( Gracula ) . Je propose de classer les Quiscales (Chalcophanes) en un genre distinct, où viendront se grouper les espèces suivantes : Chalcophanes magnus , espèce inédite, toujours confondue avec Gracula quiscala des méthodes 5 — Chalcophanes palliatus , espèce inédite 5 — Gracula quiscala de Lath. 5 — Gracula harita du même auteur^ — Oriolus ferrugmeus de Lath., le même que Gracula ferruginea de Wilson, vol. 5, pl. 21 , fig. 5, auquel il faut joindre , comme emploi double, les espèces suivantes : Oriolus niger , Latham, sp. 5q; Turdus Labradorus : sp. 545 Turdus Hudsonicus et Noveboracensis, sp. i3i et i5a. Nous réunissons les Cassiques , les Troupiales , les Carouges et les Troupiantins dans un seul groupe générique, sous le nom Icterus. Le genre Oriolus , tel qu’il a été publié dans l 'Index ornithologicus de Latham, comprend encore quelques autres espèces qu’on ne pourra réunir avec nos vrais Loriots , ni même avec nos vrais Quiscales et Troupiales. Ce sont, Oriolus ruber , Lath. sp. 17, basé sur le Troupial d Antigue de Sonnerat , tab. 68 , qui est un Etourneau ( Sturnus ) ;

Oriolus textor , ïb. sp. 22, est du genre Tisserin ( Textor ) 5 — O j lotus leucopterus , sp. 3i , est du genre Tangara (Tanagra)j — Ojloîusl sinensis, sp. 44, ou le Kink des Pl. enî. 607, est du genre

(0 M. Le Vaillant a. observé que l’Oiseau de Paradis genre Paradisea : c’est un vrai Loriot .

orange n’est point à sa place dans le

GENRE LORIOT

Martin (Pastor)^ — enfin Oriolus picus , sp. 47, qui est du genre Grimpar ( Dendrocolaptes).

Je n’ai pas encore pu trouver dans les collections les douze espèces indiquées dans les méthodes sous Oriolus annulatus s — Brasiliensis , — Japacani, — Cinereus 3 — Vidipendulus , — Jarnacaii , — Furcatus3 — Cœruleus 3 — Annalasclikensis , — Caudacutus , — Radiatus et Cartagenensis.

Réduction faite de toutes ces espèces mal classées , le genre Loriot

(Oriolus) sera composé de la manière suivante :

Esp. 1 . Loriot de Paradis, Vaill. Ois. de Parad. , Geais et Rolliers , pl. 18 et ig. — Oriolus aureus , Linn. Syst. 1 , p. i65. Patrie , les Moluques.

Esp. 2. Loriot Prince Régent, de nos Pl. col. 320. — Oriolus regens. Voyez aussi la belle gravure du Voyage autour du monde, du capitaine Freycinet, pl. 22. Patrie , l’Océanie.

Esp. 3. Le Loriot, Pl. enl. 26 5 le mâle. — Oriolus galbula. Patrie l’Europe et l’Afrique septentrionale.

Esp. 4. Loriot d’or, Oriolus auratus , repose sur une bonne figure de Vaill. Ois. d’Af. , pl. 260. Patrie , l’Afrique méridionale et les côtes occidentales.

Esp. 5. Loriot rieur , Vaill. , planche 263. — Oriolus melanocephalus , confondu mal à propos sous Galbula des méthodes. Patrie certaine , l’Afrique méridionale.

Esp. 6. Loriot coudougan, Oriolus coudougan\ espèce reconnue distincte de la précédente $ Vaill., pl. 261 et 262. Patrie , l’Afrique méridionale.

Esp. 7 . Loriot coulavAn$ Bulf. , Pl. enl. 60. — Oriolus Chinensis. Patrie , la Chine et les îles de la Sonde.

Esp. 8. Loriot verdet, Oriolus viridis. Cette espèce, non figurée,

GENRE LORIOT

est indiquée par Latham, Ind. Supp.^ sous le nom de Gracula viridis . Patrie , l’Océanie.

tsp. 9. Loriot a ventre blanc, de nos PL col. 2i4. — Oriolus xanlhonolus. M. Horsfield en a publié une bonne figure dans les Recherches de Zoologie. Patrie , les îles de la Sonde, particulièrement Java.

^ o no t Ppuzce,

Prêtre^.

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