LORIOT A VENTRE BLANC
latérales de la queue, en sont teintes 5 la tête, le cou, la poitrine, les ailes et la queue sont d\m beau noir 5 tout le ventre est blanc ou d’un blanc légèrement jaunâtre , marqué de mèches noires qui occupent le milieu de toutes les plumes $ le bec est d’un rougerembruni et les pieds sont noirs. Longueur, six pouces six lignes.
La femelle n’a que le sommet de la tête, les joues et la nuque d’un cendré-brun ; le dos et les scapulaires d’un jaune-olivâtre $ le croupion, les couvertures du dessous de la queue et l’extrémité de ses pennes d’un beau jaune ; les ailes brunes-noirâtres , à rémiges lisérées de blanc et ses pennes secondaires bordées d’olivâtre $ la gorge et le devant du cou gris et blanchâtres mêlés $ enfin les autres parties inférieures comme chez le mâle.
Ce Loriot, le plus petit d’entre la belle série d’espèces qui composent ce genre , est originaire de Java. Les dépouilles existent dans les Musées des Pays-Bas, de Paris, de Londres et de Vienne.
Tr o u piale cUademM
//ue/.
TROUPIALE DIADÈME.
1 C TER U S VIA DEMATUS. Tbmm.
Planche 48 a.
Ce grand Troupiale a le front et une partie du sommet de la tête ornés d’une huppe élégante et légère, dont les grandes plumes latérales se courbent faiblement et forment l’arc 5 le bec est long, droit, 4 base de l’arête avancée entre les plumes du capist,rum$ ce bec est d’un blanc-bleuâtre. Les plumes de la huppe, le cou, toutes les parties inférieures, le dos, le manteau, les ailes et les deux pennes du ruilieu de la queue sont d’un noir faiblement nuancé d olivâtre 5 les petites et moyennes couvertures des ailes , le croupion , 1 abdomen et les pennes latérales de la queue sont jaunes-citron ; les pieds sont uoirs.
Le Musée des Pays-Bas a reçu cette espèce du Mexique.
Recuiel d’Oiseaux, 8 Ie. LIVRAISON.
TROUPIALE MASQUÉ.
ICTERUS PE RS O N A TU S. Te mm.
Nous donnons ici la description succincte des couleurs du plumage d’une espèce nouvelle que le nombre borné des planches de cet ouvrage ne nous permet pas de figurer.
Ce Troupiale a le bec de longueur moyenne, bleuâtre ; la face, la gorge et une partie du devant du cou sont noirs, le tour de l’œil et le capistrum à peine compris dans cet espace noir 5 la tête, la nuque et le dos sont d’un vert-jaunâtre , et le reste du corps d’un jaune un peu verdâtre; les ailes et la queue sont noires, la dernière l’est en totalité, mais les petites et moyennes couvertures alaires sont d’un blanc pur; de larges bordures blanches entourent les grandes couvertures et les pennes les plus proches du corps; les pieds sont bleus. Longueur totale sept pouces.
On le trouve à la Jamaïque.
Prtfre
h touriieau unico/oro.
ÉTOURNEAU UNICOLORE.
STURNUS UNICOLOR. Màrmora.
U Adulte. — Planche 1 1 1 .
Le mâle adulte, revêtu du plumage d’été, a toutes les parties du corps , les ailes et la queue d’un noir lustré , dont l’uniformité est relevée par de légers reflets pourprés, peu éclatans, même assez mat sur les parties inférieures 5 la base du bec noirâtre et la pointe jaune 5 les pieds d’un brun-jaunâtre. Longueur totale, huit pouces.
La femelle ressemble au mâle figuré de grandeur naturelle sur la planche 1115 mais les reflets sont moins brillans.
Les jeunes, avant la première mue, sont d^un gris-brun, consomment plus foncé que dans les jeunes de l’Etourneau vulgaire. Après leur première mue, et seulement pendant l’hiver, on leur voit de très-petites taches blanchâtres au bout des plumes, qui disparaissent au printemps par le frottement et par Paction de l’air et du jour.
Cette espèce a été indiquée dans le Manuel d’Ornithologie, vol. 1, Page i35. M. de la Marmora en a fait mention dans un mémoire lu a 1 Académie de Turin, le 28 août 1819. Nous n’avons pas eu occasion de la voir dans le pays qu’elle habite j mais M. le chevalier de la Alarmora, qui a séjourné très-long-temps en Sardaigne, nous a dit,
Recueil d’Oiseaux > 19e. livraison.
ÉTOURNEAU UNICOLORE.
que l’espèce n émigré point; quelle s’éloigne peu des lieux qui l’ont vu naître, et qu’elle ne se mêle jamais avec l’Etourneau vulgaire, espèce très-commune dans ces contrées, et dont l’émigration par bandes a lieu régulièrement comme dans les autres contrées de l’Europe. Les couleurs des jeunes et des adultes de ces deux espèces offrent des différences constantes. Elle habite parmi les rochers, dans les fentes desquels elle place son nid; se rapproche comme notre Sansonnet des habitations rustiques, et se pose sur le toit des maisons. Les mœurs et la nourriture des deux espèces sont les mêmes.
On a trouvé cet oiseau en Sardaigne et en Egypte , où l’espèce est très-répandue; on peut présumer qu’il se trouve aussi en Sicile et probablement dans le midi de l’Espagne.
Ht
lUourneau ccn dr (/fard.
Prêtre
ÉTOURNEAU CENDRILLARD.
STURNVS CINERACEU S. Temm.
L’Adulte . — Planche 556.
Le Japon , où l’on trouve un si grand nombre de nos mammifères et surtout de nos oiseaux d’Europe, ne paraît pas compter dans sa faune l’Étourneau vulgaire, Sturnus vulgaris , qui pullule jusque dans la Russie asiatique. Si notre Sansonnet ne s’est pas répandu comme tant d’autres espèces, de proche en proche, jusqu’à ces îles placées sur les limites orientales de l’Asie, nous voyons cependant que la nature s’y est montrée constante (si j’ose m’exprimer ainsi) à reproduire sous une latitude à peu près correspondante le même type, quant aux formes totales, que celui de notre Etourneau vulgaire. L’espèce nouvelle dont nous donnons ici le portrait semble, en effet, occuper, vers l’autre extrémité de l’hémisphère oriental, la place assignée ici à notre Etourneau 5 elle en a le port, la taille, tous les caractères accessoires et le même genre de vie, mais les couleurs du plumage sont essentiellement disparates 5 sa livrée terne ne porte non plus les teintes métalliques dont le plumage de nos deux espèces d Etourneaux d’Europe, la vulgaris et Yunicolor , sont couvertes 5 Recueil d’Oiseaux, g4* livraison.
ÉTOURNEAU CENDRILLARD.
comme celles-ci, X Etourneau cendrillard n’offre aucune différence remarquable dans la livrée des deux sexes.
L’adulte a les plumes du sommet de la tête un peu longues et noires 3 le front ceint d’un bandeau blanc 5 le devant du cou et la région de l’ouïe d’un blanc terne, souvent marqué de petites mèches noires 5 les côtés et le bas du cou d’un cendré-noirâtre marqué de mèches d’un cendré plus clair 5 la poitrine cendrée, et le reste des parties inférieures d’un blanchâtre-cendré ; la nuque, le manteau, le dos, les ailes et la queue gris-cendré uniforme, mais le croupion blanchâtre 3 toutes les pennes de la queue ont , vers la pointe de leurs barbes, une tache blanche, qui est cachée lorsque la queue n’est pas étalée 3 les rémiges sont noires, finement lisérées de blanc 5 une bande blanche longitudinale couvre les ailes dans leur longueur : elle est formée par les bordures blanches des pennes secondaires ; le bec est d’un rouge-orange marbré de noir, et les pieds sont couleur d’ocre. Longueur totale, huit pouces.
La connaissance de cette espèce est due à M. von Sieboldj ses notes manuscrites nous apprennent que l’espèce vit sur les arbres où elle niche 3 la nourriture se compose de fruits et de graines. Les Japonais donnent à cet Etourneau les noms de wakatori , 1 nukwari ou mukdori .
Sto urne
bronoce^
Pretre/.
STOURNE BRONZÉ.
LJ MP R OTORNIS METALLICUS. Temm.
Le Mâle adulte. — Planche 266.
Nous avons publié, pl. i4g de ce recueil, les figures du mâle et de la femelle ou du jeune d’un Stourne, très-voisin de celui dont nous donnons ici le portrait grandeur naturelle du mâle. Les différences entre ces oiseaux du même climat portent, en premiei lieu, sur la forme et la longueur de la queue, et, comme caractère plus secondaire, sur les teintes plus vives, plus biillantes et plus nuancées des couleurs du plumage. Le Stourne chanteur est moins grand que celui-ci 5 son bec est comparativement plus grêle 5 la queue est de moyenne longueur et faiblement arrondie 5 tout le plumage a des nuances moins brillantes et moins pourpiées. Dans le Stourne bronzé la queue est longue, très-étagée, et les deux pennes du milieu , terminées en pointe , dépassent de plus d un demi pouce toutes les autres; des reflets brill ans, pourpres et violets, rivalisent d’éclat avec les belles teintes vertes-métalliques dont le plumage est orné. Des plumes longues et pointues couvrent la tete, la nuq , le devant du cou et le dos; les nuances métalliques dont elles sont peintes changent en pourpre, en violet et en vert, selon le joui qui
Recueil d’Oiseaux* 4^c° livraison.
STOURNE BRONZÉ.
les éclaire 5 un violet-métallique plus décidé colore les plumes du dos et celles de toutes les parties inférieures du corps $ toute l’aile et la queue sont d’un beau vert-métallique $ le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, huit pouces et demi.
Les jeunes ou les femelles ont une teinte grise, nuancée d’une légère teinte verte-métallique $ le milieu des plumes longues et acuminées du cou et de la tête est d’un ton vert-métallique, mais les bordures et l’extrémité sont d’un blanc pur$ cette distribution des couleurs forme des stries longitudinales sur toutes les parties inférieures du plumage $ les ailes et la queue sont brunes sans reflets métalliques.
Il est possible que la femelle adulte ne diffère que bien peu du mâle dans cet état 5 car j’ai pu m’assurer par l’examen de plusieurs individus de cette espèce, et sur un nombre très-considérable de ceux du Stourne chanteur , que la mue s’opère chez ces oiseaux de la même manière que chez nos Etourneaux d’Europe 5 on voit de l’une comme de l’autre espèce des individus revêtus en partie du plumage du jeune âge et de l’adulte.
On trouve cette belle espèce dans les îles de Timor et de Célèbes.
Musées des Pays-Bas et de Paris.
STOURNE CHANTEUR.
LAMPROTORNIS C A N T O R. Te mm.
Le Mâle et la Femelle. — Planche 149, fig. i et 2.
Cette espèce mérite de faire exception à l’opinion assez généralement accréditée, que la beauté du plumage et les sons harmonieux de la voix ne se trouvent point réunis dans les oiseaux. Le Stourne chanteur, Fune des plus petites espèces de ce genre (1), est un chantre mélodieux , et son plumage ne le cède point en vivacité de rcflets aux plus beaux oiseaux réunis dans ce groupe.
Dans les deux sexes on voit des plumes longues , étroites et pointues sur la tête et au cou. Le mâle se distingue par un plumage d’un yert glacé , où brillent des reflets nuancés suivant les différens jours, de vert ou de pourpre métalliques 5 les pennes des ailes et celles de la flueue sont noires , bordées de vert métallique $ le bec et les pieds s°nt noirs.
La femelle a les parties supérieures d’un cendré verdâtre , avec de légers reflets métalliques sur les bords et à l’extrémité des plumes 5
(0 Les caractères et les mœurs des oiseaux qui composent ce groupe , seront indiqués dans s généralités ; on donnera aussi les indications de toutes les planches enluminées de Buffon ^ ^es °Leeaux d’Afrique figurés par Le Vaillant, qui font partie de ce genre. Les caractères §eilre Stourne se trouvent dans le Manuel d’ Ornithologie.
Recueil d’Oiseaux , 25'. livraison.
STOURNE CHANTEUR.
les ailes sont d’un cendré noirâtre; toutes les plumes des parties inférieures ont une tache longitudinale ou mèche d’un vert métallique , disposée sur un fond blanc. Les jeunes de l’année sont entièrement d un gris cendré terne , marqués sur les parties inférieures de gris plus foncé. Longueur , sept pouces quatre ou cinq lignes 5 quelques individus ont jusqu’à six lignes, mais jamais au-delà (1).
C’est Turdus cantor. Gmel. et Lath. Syn. , v. 1 , Sp. 74. — Le petit Merle de l’isle P anaye. Sonnerat. Foyag.tab. 7 5. M. Horsfield en fait une nouvelle espèce de Merle , sous le nom de Turdus chalybeus. F oyez sa huitième espèce. Transactions Linnéennes , v . i5, p. i48.
On trouve ce Stourne dans l’île de Java : selon M. Horsfield, il y porte le nom d eSi/ing. L’espèce est très-répandue 5 elle vit en grandes troupes , se plaît avec le bétail , et niche en compagnie dans les colombiers et sur les édifices 5 sa voix est mélodieuse. Les Javanais aiment à entendre le chant de ces oiseaux , et ils les tiennent en cage.
(0 On ne doit point confondre cette espece avec deux autres Turdus columbinus et mauritianus de Latham ; elles sont distinctes > mais voisines et difficiles à reconnaître de celle-ci.
& tourne a j'vurciZr rouye#.
Prèà'e/.
STOURNE A SOURCILS ROUGES.
LAMP ROTO RNIS E R Y T H R O P H R I S. Temm.
L'Adulte. — Planche 267.
Nous n’avons reçu que deux individus de ce singulier oiseau, paré d’une manière toute particulière 5 M. Reinwardt lés a rapportés de son voyage aux Moluques. Les mœurs ne sont point indiquées , °n sait seulement que les Malais de l’Archipel connaissent l’espèce s°us le nom de Katupi.
Les formes générales et celles prises du bec, des pieds et des ailes, sont les mêmes que dans les espèces du genre Lamprotornis j la queue est fortement conique et les deux pennes du milieu plus longues à proportion que toutes les autres $ des plumes d’un rouge éclatant, cartilagineuses, dures, sans barbes et très-serrées les unes c°ntre les autres, couvrent les côtés du front, s’étendent en larges sourcils et descendent sur les côtés de l’occiput 5 au toucher elles 0l*t l’élasticité et la dureté de crins, et leur réunion forme une espèce de brosse 5 vues à la loupe, elles sont cartilagineuses, luisantes, et ressemblent à ces appendices de la même nature , dont quelques plumes des oiseaux compris dans le genre Jaseur (Bombyciphora) s°ut pourvues 5 leur couleur est aussi d’un rouge-vermillon très-
Recueil d’Oiseaux, 45e* livraison.
STOURNE A SOURCILS ROUGES.
éclatant 5 des plumes d’un noir-plein entourent l’orbite des yeux et couvrent le méat auditif 5 la ligne moyenne du sommet de la tête, tout le cou , le dos , la poitrine , le ventre et les cuisses , sont d’une jolie couleur de plomb ou cendré-bleuâtre ; les ailes ont une teinte verte-olivâtre, mais le bout des rémiges est brun 5 l’abdomen et toutes les couvertures de la queue sont jaunes ; la queue est olivâtre , à baguettes brunes ; et les deux pennes du milieu , coupées carrément, ont du blanc-jaunâtre sur toute la partie qui dépasse les pennes latérales; le bec est noir; l’iris d’un jaune-clair; et les pieds, dans le vivant, d’un jaune très-vif, mais d’un jaune-pâle dans les individus séchés. Longueur totale, neuf pouces.
On trouve cette nouvelle espèce dans l’île Célèbes, aux environs de Ménado et dans l’île Taguatto.
Musée des Pays-Bas.
JSueô,