‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 4)Chapitre 70 sur 93 · MERLE MESSAGER · texte numérisé non relu

MERLE MESSAGER

T U RD U S I N T E R P R Ë S. K u h l.

Le Mâle . — Planche 458.

Cet autre merle inédit est de la taille du Turdus mustelinus d'Amérique: nos voyageurs, Yan Hasselt et Kuhl, et les voyageurs français Duvaucel et Diard , en ont fait l’envoi des îles de la Sonde.

Front, sommet de la tête et nuque d’un brun marron; tour des yeux, joues, devant du cou et de très-grandes taches sur la poitrine et les flancs, d’un noir parfait; les grandes taches sont placées sur le fond blanc qui couvre les parties inférieures; dessus du corps, ailes et queue, d’un cendré noirâtre; sur la penne latérale de celle-ci une tache blanche, et une très-petite sur la seconde; une grande tache blanche sur le poignet de Faile, et une bande blanche transversale vers le milieu; bec noir, pieds jaunes, iris brun. Longueur, six pouces sept lignes.

On le trouve à Java et à Sumatra. Je n’ai pas trouvé de différence dans les sexes.

Merle messager, mâle <.

Merle Oc/ro cép/a/e , mule/ .

Praire,'. •

MERLE OCHROCÉPHALE.

TURDUS OCHROCEPHALUS. Gmel.

Le Mâle. — Planche i36.

Ce Merle, indiqué dans les catalogues méthodiques de la treizième édition de Linnée , et dans Latham , Index ornithologicus , a été figuré d’une manière méconnaissable par Brown. Le portrait exact que nous en publions, de grandeur naturelle, servira à mieux faire connaître cet oiseau.

La taille et les formes sont celles du Merle noir d’Europe , mais la queue est plus étagée. Les ailes et les pennes caudales sont d’un vert clair assez pur $ la couleur verte du dos est mélangée de cendré ; elle paraît plus terne, et chaque plume de cette partie, ainsi que toutes celles du cou , ont une étroite ligne blanche formée par la baguette qui est de cette couleur 5 le sommet de la tête et les joues sont colorés d’une belle teinte jaune d’ocre; les lorums et deux grandes taches en forme de moustaches, sont d’un noir profond $ la gorge est blanche, les couvertures du dessous de la queue jaunâtres , et tout le reste des parties inférieures est d’un verdâtre cendré, mêlé de blanchâtre 5 toutes les baguettes des plumes du cou et de la poitrine sont d’un hlanc pur; le bec et les pieds sont d’un beau noir. Longueur totale, dix pouces.

Recueil d’Oiseaux , 23e. livraison.

MERLE OCHROCÉPHALE.

Ce Merle est recherché par les naturels de File de Java qui le tiennent en cage; son chant est, dit-on, mélodieux, et sa voix facile; elle imite le chant des autres oiseaux.

L’espèce a donné lieu à un double emploi dans les catalogues méthodiques; elle s’y trouve indiquée sous le nom de Turdus Ochrocephalus. Gmel. Syst. 1, p. 8a 1 ; — Lath. Ind. Orn. v. 1 , p. 355, sp. io3, et sous celui de Sturnus zeylanicus. Gmel. Syst. 1 ,y>. 8o4 ; — Yellow-crowned-thrush, Brown, Illus. Zool. pag. 5o, tab. 22.

Ce Merle habite les îles de Java et de Sumatra. On le trouve dans plusieurs collections.

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Merle oreiZ/oris - b ru/b

Prè/re-

MERLE OREILLON-BRUN.

T U RD U S AMAUROTI S. Temm.

Planche 497.

Sommet de la tête et nuque d’un cend ré-bleuâtre terne ; chaque plume striée longitudinalement de cendré bleuâtre plus vif; de la commissure du bec part une bande marron qui passe au-dessous des yeux, et vient couvrir l’orifice des oreilles; la bande de chaque côté vient s’unir par l’extrémité sur le devant du cou; gorge, devant du cou et poitrine d’un cendré clair marqué de petites taches et de stries blanches; milieu du ventre blanc; flancs d’un cendré roussâtre; dos d’un brun glacé de bleuâtre ; ailes et queue d^un brun noirâtre ; bec noir, pieds bruns. Longueur, neuf pouces et demi.

Point de différence marquée dans les sexes.

Cette espèce vit au Japon , et a été envoyée au Musée des Pays-Bas par M. le docteur Von Siebold. Tous les exemplaires des deux sexes <îue nous venons de recevoir paraissent revêtus du plumage de ^ état adulte.

Recueil l’Oiseàux, 84e* livraison.

MERLE OREILLON-NOIR.

TURDUS ME LAN OT I S. T e m m.

Planche 4 98.

Ce nouveau Merle de l’Amérique septentrionale diffère si peu par toutes les formes, même parla nature du plumage, de celui du Japon, qu’on les prendrait pour des oiseaux de la même contrée , différant spécifiquement seulement par de légères disparités dans la couleur du plumage.

Celui-ci est d’un bleu un peu plus vif que la couleur de plomb $ le dessous de la queue et le bout de toutes les pennes sont d’un noir plein 5 du noir parfait couvre le lorum; une bande de la même couleur prend son origine à la commissure du bec, passe au-dessous des yeux, et vient couvrir l’orifice des oreilles. Le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale1, huit pouces deux lignes.

On trouve cette espèce au Mexique.

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M e r 1 e orei/lo/v - noir.

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TURDOIDE AZURIN.

TU RD U S AZURE US. Temm.

Le Mâle adulte. — Planche 274.

Cet oiseau est le plus grand de tous ceux que nous avons trouvé à classer dans la section des Turdoïdes, espèces trop rapprochées des vrais Tardas ( Merles et Grives ) , pour les distraire de ce genre. Ils se trouvent réunis en sections par les mêmes motifs qui ont servi à sectionner les Grives et les Merles ; le genre Turdus étant très-nombreux en espèces , il a bien fallu faire de petites coupes pour faciliter les recherches dans un species. Nos Turdoïdes sont des Merles à tarses et à bec plus courts que dans les types d’Europe. Au reste, la ligne de démarcation, entre le genre Turdus et le genre Sjrlvia, est bien difficile à tracer 5 les plus grandes espèces du groupe Sjrlvia (Bec-fin) et les plus petites du groupe Turdus ( Merle ) se touchent de si près par les formes totales $ ils ont des mœurs, des habitudes et un régime si analogues, que pour séparer les espèces de ces deux genres, et de quelques autres qui se touchent également de très-près, on doit souvent avoir égard à la seule limite indiquée par la grandeur , et se résoudre à choisir nos espèces européennes comme type de ces divisions , à peu près conventionnelles.

Recueil d’Oiseaux > 4 6e • livraison.

TURDOÏDE AZURIN.

Le tableau méthodique que nous donnerons des genres Turdus et Sylvia servira à mieux faire apprécier tous ces rapports, qui se trouvent simplement indiqués dans nos différens articles.

Cette espèce est caractérisée par un bec court et proportionnellement un peu élargi, et par une nudité apparente derrière et en dessous des yeux 5 un cercle de très-petites plumes serrées entoure 1 orbite. Nous ne connaissons point ses moeurs.

Le sommet de la tête et les bordures des pennes des ailes et de la queue sont dune belle teinte azur; locciput, la nuque, les côtés du cou et le croupion, sont d’un bleu beaucoup plus foncé; les pennes des ailes et de la queue, à l’exception des larges bordures, ont une teinte bleue-noirâtre ; les plumes du dos sont d’un brunolivâtre marqué de zones bleues; toutes ces teintes offrent des nuances plus ou moins variées, et brillantes suivant le jour qui les éclaire; depuis la base du bec jusque vers le milieu du ventre lègue une teinte brune-olivâtre; tout le reste des parties inférieures est d un bleu-noirâtre ; le bec et les pieds sont noirs; la couleur naturelle de la nudité ophtalmique ne peut être déterminée sur 1 individu séché. Longueur, huit pouces et demi.

La femelle a tout le dessous du corps d’un bleu-noirâtre, et les teintes sont moins vives que dans le mâle.

On tiouve cette belle espèce à Java, Banda, Banca et Sumatra.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

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TURDOÏDE A ÉPAULETTES ROUGES.

TURDUS PHŒNICOPTERÜS. Temm.

Le Mâle adulte. — Planche 7 1 .

L’espèce donnée ici comme type de la section que j’établis dans le grand genre Turdus se distingue des oiseaux connus sous les noms de Merle lorsque le plumage est coloré par grandes masses , et de ceux nommés Griçe quand le plumage est grivelé ou peint de petites taches, par le seul caractère observé dans le peu de longueur du bec plus court que la tête , tandis que chez les Merles et les Grives le bec est de la même longueur ou plus long que la tête. Lette section , purement arbitraire , n’a été formée que pour servir à classer d’une manière un peu plus régulière un groupe d’oiseaux très-nombreux en espèces, et qui, vu ce nombre toujours croissant d’êtres qu’on est forcé d’y classer, augmente les difficultés dans les recherches. Parcourir un species aussi nombreux (1) lorsqu’il s’agit de vérifier si l’oiseau est inédit ou déjà indiqué dans les méthodes , est un travail auquel le naturaliste se trouve toujours

(*) Indépendamment des espèces classées dans les genres Lamprotornis , Pastor , Cinclus , MelipJiaga et Myothera, tous formés d’oiseaux distraits du genre Turdus, on y trouve encore plusieurs espèces qui doivent être classées dans des genres établis par Linné et qui ne s°Lt point à leur place dans celui-ci.

Recueil d’Oiseaux ^ 12e. livraison.

TURDOIDE A ÉPAULETTES ROUGES, peu enclin à consacrer son temps. Ce motif m’a fait adopter la division dans laquelle plusieurs espèces mal classées se trouvent désormais réunies (1).

Ce Turdoïde, figuré de grandeur naturelle, a la presque totalité du plumage d’une teinte noir-bronzée à reflets violets et bleuâtres; les ailes et la queue sont d’un noir-mat, mais toutes les pennes ont des bordures d’un vert métallique $ toutes les petites couvertures des ailes sont d’un rouge-vif; le bec et les pieds sont noirs.

Il est dit par erreur sur la couverture de la 1 2e. livraison que cet oiseau se trouve à Mindanao $ l’individu du cabinet de M. le baron Laugier a été envoyé du Sénégal.

(1) On peut classer dans cette section du genre Turdus, Musciccipa psidii Lath. , sp. 27. — Turdus cafer Lath. * sp. 99, dont le double emploi est Mascicapa hœmorhoasa , id. sp. 26, le même que pl. enl. 563 , fig. 1 , et le Merle cul-rouge Vaill. , Ois. d’Afr. , vol. 3 , tab. 107 , fig. 1. — Turdus chrysorhoëus Temm. , ou le Culdor de Vaill., tab. 107, fig. 2, et Brown, Illust. Z00L, tab. 3i. — Turdus Le V aillantii Temm. , Buff. , pl. enl. 317, ou le BrunoirYaill- , pl. 106, fig. 1. — Turdus cochinchinensis Lath., sp. ii3, pl. enl. 643, fig. 3; d’après un individu à plumes collées et à queue tronquée, nous publierons de bonnes figures du male et de la femelle. Plusieurs autres espèces font partie de cette section.

(‘/isany/a/i/e , mâ/v .

Pur do idc

TURDOIDE ENSANGLANTÉ.

TURDUS DISPAR. Horsf.

Le Mâle adulte . — Planche 137.

Il parait , d après l’indication très-succincte de M. Horsfield , que cest ici la ? 'zième espèce de ses Merles ; je la classe dans ma section des Merles turdoïdes , dont la taille est petite , le bec court , et les pieds faibles à tarses courts $ le Yerdin ou Turdus cochinchinensis , placé mal à propos avec les Philedons ( Meliphaga ) et la Muscicapa psidi, sont les types de cette section dans le genre des Merles ( Turdus ) , dont nous avons publié quelques espèces, et parmi lesquelles nous en ferons connaître un nombre assez considérable dans les livraisons suivantes.

Le Turdoïde ensanglanté est caractérisé par une réunion de petites plumes un peu cartilagineuses et d’un rouge vermillon pur qui cou- Vrent la gorge du mâle ; ces plumes ressemblent à celles qui ornent * extrémité des pennes secondaires des ailes des Jaseurs d’Europe ; toute la tête et la nuque sont d’un noir profond $ le dos, les ailes et les k°rds extérieurs des pennes de celles-ci sont d’un jaune olivâtre 5 la ^Ueue est d’un brun noirâtre; la poitrine est colorée d’un beau jaune

r°ugeâtre, et toutes les autres parties inférieures sont d’un jaune pur ; e bec est noir, et les pieds sont d’une teinte cendrée.

TURDO IDE ENSANGLANTÉ.

Les individus que l’on nous envoie pour des femelles, mais qui sont peut-être des jeunes , n’ont pas le capuchon qui recouvre la tête d’un noir aussi parfait que le vieux mâle ; ils sont privés de ces belles plumes rouges à la gorge, et les teintes générales de leur plumage sont moins vives; la gorge et la poitrine sont nuancées d’une couleur de brique blanchâtre.

La longueur totale de cette nouvelle espèce est de six pouces six lignes; le nom de pays est Chiching- goleng. On la trouve dans Pile de Java.

Musée de Paris , des Pays-Bas et de Londres.

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Turdoide Caz> -neyre/, mâf?.

TURDOIDE CAP-NÈGRE.

TU R DUS ATRICEPS. Temm.

Le Mâle. — Planche 1 47 .

Latham classe cette espèce parmi les Pie - grièches , ou Lanius , sous le nom de Black- headed shrike, Gen. , syn. , vol. 1 ,pag. i65 , tab. 6. C'est Lanius melanocephalus de Gmel. Syst. 1 , pag . 509 , et de tous les autres catalogues méthodiques. Latham , qui s’est trompé sur le genre dont cet oiseau doit faire partie , nous dit aussi que les lies de Sandwich sont sa patrie. Des erreurs de cette nature sont assez souvent répétées dans cet ouvrage. M. Horsfield n’en fait point mention dans son arrangement méthodique des oiseaux de Java.

Un beau noir couvre toute la tête et s’étend sur la gorge, ainsi que sur une partie du devant du cou 5 ce noir est lustré de teintes pourprées sur les plumes du sommet de la tête , et de teintes verdâtres sur celles de la gorge $ un beau vert couvre la partie inférieure du c°u, le dos, la poitrine et le poignet de l’aile 5 des teintes plus jaunâtres sont distribuées sur le reste des ailes , et elles forment de larges bordures aux pennes secondaires $ les barbes intérieures de ces pennes les rémiges sont d’un noir mat $ le ventre , l’abdomen , le croupion et la pointe de toutes les pennes de la queue sont d’un beau jaune j

Reçu eu, d’Oiseaux . 25e. livraison..

TURDOIDE CAP-NÈGRE.

du noir mat forme une large zône à quelque distance de l’extrémité de la queue , dont la partie supérieure est colorée de vert jaunâtre. Le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale , six pouces deux lignes.

La femelle diffère du mâle par le noir moins brillant du sommet de la tête et de la gorge $ ce noir est nuancé de verdâtre , et une teinte olivâtre couvre le front 5 toutes les parties supérieures sont d’un vert moins pur que dans le mâle , et des taches noirâtres sont répandues sur les plumes du croupion 5 la base de la queue est du même vert que le dos 5 la zône noire est plus large , et l’extrémité jaune des pennes moins grande $ toutes les parties inférieures sont d’un vert terne , légèrement nuancé de jaunâtre sur l’abdomen -, les rémiges sont d’un brun noirâtre.

MM. Reinwardt et Diard ont envoyé plusieurs individus de cette espèce qui paraît répandue dans les îles de Java et de Sumatra. On ne nous dit rien de ses mœurs.

Musées des Pays-Bas , de Paris , et Cabinet de M. Laugier de Chartrouse.

Prêtre/.

i . Turdoide cap - Ironxé, mâle/. 2. Id. écaille/, mâles.

TURDOIDE CAP BRONZÉ.

IXOS CH ALCOCEP HALES. Temm.

Le Mâle. — Planche 453, fig. 1.

Cet autre Turdoïde, que nous devons à Van-Hasselt, a toute la tête couverte d’une sorte de chaperon d’un noir métallique à reflets violets ; le reste du plumage est d’un gris terne, couleur de plomb ; le cou, le manteau , le dos et les ailes portent cette teinte; un gris foncé couvre la poitrine ; il est plus clair sur les autres parties inférieures du corps; les ailes sont noirâtres, mais toutes les pennes secondaires grises, à liséré blanchâtre sur les barbes extérieures; la queue grise porte vers l’extrémité des pennes une large bande noire, et toutes sont terminées par un grand espace d’un blanc pur. Longueur, six pouces quatre lignes. La femelle a les teintes moins vives.

Van-Hasselt a trouvé cette espèce à Java, dans le district sauvage et boisé de Bantam.

Recueil d’Oiseaux, 76“. livraison.

TURDOÏDE ÉCAILLÉ.

IX OS SQUAMATUS. ïemm.

Le Mâle . — Planche 453, fig. 2.

Le sommet de la tête, les joues, la nuque et les côtés du cou d’un noir parfait; toute la gorge et une partie du devant du cou d’un blanc très-pur; la poitrine et une partie'du ventre couvertes de plumes noires, lisérées de blanc, imitant les écailles de poisson; les flancs d’un gris foncé; abdomen et couvertures de la queue d’un jaune vif; manteau , dos et ailes d’un beau vert-jaunâtre; barbes intérieures des pennes des ailes et celles de la queue d’un noir parfait, mais le bout des quatre pennes latérales d’un blanc pur; bec et pieds noirs. Longueur, six pouces.

Les couleurs de la femelle un peu moins vives que dans le mâle.

Trouvé dans l’île de Java par MM. Kuhl et Van-Hasselt, qui ont adressé des sujets au Musée des Pays-Bas.

i. Turdoide 'verctùv . 2. Id. oranyay. (v^.yvd.n

CA'VC.fi — '

TURDOIDE VERDIN.

I X O S VIRES CENS. Temm.

Planche 58a, fig. i.

Ce lurdoïde inédit ressemble à tous ses congénères par les formes totales ; il a seulement le bec un peu plus long, relativement à la tadle. Un cendré verdâtre couvre le sommet de la tête et la nuque; °n voit une faible bande blanchâtre entre le bec et les yeux; des plumes marquées de stries blanches et bordées de cendré verdâtre couvrent l’orifice des oreilles; la gorge est blanche, ainsi que l’abdoïiien et les cuisses; de larges stries bordées de verdâtre couvrent toutes les autres parties inférieures, en exceptant les couvertures inferieures de la queue, où règne un ton jaunâtre; les pennes de la tfueue et les rémiges sont brunes, bordées de vert sombre; tout le fcste des parties supérieures du corps est d’un vert olivâtre; les pieds et le bec sont noirs. Longueur totale, six pouces et demi.

Les moeurs de cet oiseau ne sont point connues; il habite les bois toufFus de l’île de Java, où l’espèce paraît être très-abondante.

Je donne à ce groupe d’oiseaux un nom systématique, pour que *es espèces qui en font partie puissent être séparées génériquement des Merles ( Turdus ), desquels on peut les séparer assez convenable-

ReCüEIL d’OiSEÀUX, 64e. LIVRAISON.

TURDOÏDE VERDIN.

ment, par la brièveté du bec en proportion de la tête, par des ailes plus courtes, et par une plus grande abondance de duvet sur le croupion, caractère très-marque dans quelques-unes, et qui avait fourni à notre défunt ami Kuhl l’idée de les signaler par une dénomination indiquant la masse duvetée du croupion. Mais, comme ce caractère n’offre point une détermination rigoureuse dans toutes les espèces, quelques-unes ayant le croupion plus ou moins abondamment garni de duvet, nous avons choisi un nom plus vague, pour désigner génériquement les Turdoides figurés dans cet Ouvrage : ce groupe peut prendre rang dans le système immédiatement après celui du Merle.

Le Musée des Pays-Bas possède une belle série d’espèces , la plupart inédites, qui doivent prendre rang dans ce nouveau genre. Les contrées de l’Afrique, de l’Inde et de l’Australasie nourrissent ces oiseaux : leurs habitudes n’ont point encore été bien observées.

GENRE CROCIAS.

GENUS CROCIAS. Temm.

Bec glabre, un peu grêle, court, à peu près droit, légèrement fléchi vers la pointe, qui est faiblement échancrée. Mandibule supérieure un peu fléchie de la base à la pointe, à dent peu marquée; l’inférieure droite.

Narines basales, latérales, ovoïdes, grandes, couvertes par une membrane nue; ouvertes par devant.

Pieds courts; doigts latéraux égaux; l’externe libre; l’interne soudé à sa base; doigt postérieur le plus fort de tous. Ongles courts, crochus.

Ailes courtes, arrondies; la première rémige très-courte, les deuxieme, troisième et quatrième également étagées, plus courtes que la cinq, six et septième , qui sont d’égale longueur et les plus longues.

Queue longue, très-étagée.

L’espèce unique classée dans ce nouveau groupe ressemble par le port et la presque totalité de ses formes aux Pie-grièches d’Europe, moins le bec, qui est essentiellement different et dont les formes nJont plus aucun rapport avec celui propre à nos Lanius; cest plutôt un bec de TurdoïcLe Lixos, porté par une espèce voisine de notre Pie-grièche grise ) dont notre Crocias , quoique sur une échelle moins forte, a le port et les formes extérieures.

Recueil d’Oiseaux, ioo* livraison.

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