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È Couroucou 7074
Prétrer,
COUROUCOU ROUSSEAU.
TROGON ARDENS.
Temm.
Planche 404.
TaruLe du Couroucou de Reinwardt; base du bec un peu plus large que dans cet oiscau; sa pointe munie d’une seule échancrure comme dans toutes les espèces de l’ancien continent: elle est moins privilégiée que ses congénéres de l’Inde, par l’éclat des couleurs du plumage; des teintes sombres, où le brun et le roux -]aunàtre dominent, couvrent la presque totalité de sa livrée.
La téte est d’un brun très-foncé légèrement nuancé d’olivatre ; le menton et la gorge sont noirs; la nuque, le dos et les scapulaires, d'un brun couleur de feuille morte; le croupion et les couvertures supérievres de la queue, d'un brun légèrement nuancé d’orange; la poitrine et une partie du ventre brun-clair ; le reste des parties inférieures, d’une teinte feuille morte pàle : toutes les couvertures des ailes rayées, à égale distance , de bandes rousses et noires très-fines, et qui alternent d'une manière régulière; les pennes secondaires ont des raies sur les barbes extérieures, mais les barbes intérieures et les rémiges sont noires : ces dernières pourvues d’un liseré blanc sur le bord externe de leurs barbes; les deux pennes du milieu de la queue d'un roux-rougedtre, terminées par une zone noire ; les deux qui suivent sont noires, et les trois latérales de chaque còté sont noiràtres à leur base, et blanches depuis la moitié jusqu’au bout; les pieds paraissent étre cendrés, dans le vivant; la base du bec bleue et la pointe orange. Longueur totale, onze pouces deux ou trois lignes.
Cette description et la figure reposent sur l’examen d’un seul individu, dont le sexe n’est pas constaté. Ce sujet fait partie du cabinet de M. le baron Laugier de Chartrouse à Paris; il a été rapporté de Mindanao par M. de La Susse, capitaine de frégate.
Recuen D’OrseAux, 68°. LIVRAISON.
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Duvaucel.
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COUROUCOU DUVAUCEL.
TROGON DUr4 UCELTE TA
Le Mdle adulte. — Planche 291.
Lorsoue nous avons publié, en aotit 1824,
inédit, le jeune naturaliste auquel cette ra dédiée formait encore, dans
la figure de cet oisean re et belle espèce fut le cercle qu'il s'était choisi pour ses espoir. de sa patrie et le contentement d'une famille res-
Sans le connaître personnellement, nous précier comme voyageur
travaux, |
pectable. apprimes à l’ap-
intrépide et comme un excellent observateur euses observations et les immenses collections que le Musée du Jardin du Roi, à Paris, doit à ses travaux et a son zèle, dirigés vers le but le plus noble et le plus utile, tendaient è justifier la bonne Opinion et l’espoir bien fondé qu'on s'était fait des recherches qu'il méditait encore, dans une contr
de la nature ; les nombr
ce peu cu point explorée, sous le rapport de l’histoire naturelle. Aujourd'hui nous avons à regretter avec toute sa famille la perte de ce Jjeune Alfred Duvaucel, enlevé à la fleur de l’Age, après huit ans de séjour dans l’Inde, et de pénibles voyages au Silhet, dans le haut Bengale et à Sumatra. M. Frédéric Cuvier, dans une notice touchante (1), nous apprend que Duvaucel n’avait pu supporter à la fois l’influence d’un climat wu.el et les graves blessures que lui avait faites un Rhinocéros, qui, tandis qu'il en poursuivait un autre, s'était jeté sur lui, l’avait renversé d'un coup de mufle dans la poitrine et lui avait profondément ouvert la cuisse avec sa corne : l’affaiblissement causé par cette bles-
sure et par un violent crachement de sang, ne lui a plus rien laissé
(1) Voyez Hist. Natur. des Mamm., à Varticle du Semnopithèque croo; espèce qui o à Java le nom de Sir//i, que les voyageurs Nerlandais ont trouvée en grand nombre Sepa celle île, et dont quelques dépouilles ont été offertes par eux à MM. Diard et Duvaucel. Déjà elle se trouve décrite, et une bonne figure de la téte a été donnée dans le Voyage autour du monde par le capitaine russe Kotzebue , sous le nom de Presbytis mitrata, pag. 196, avec la figure du cràne.
RecurIL D’OISEAUX, 49°. LIVRAISON.
COUROUCOU DUVAUCEL:
à opposer aux Causes désorganisatrices des régions équatoriales , et il a succombé è la maladie la plus eruelle dans ces climats, è la dys-
senterie.
Le beau Couroucou, que je m’empressai de dédier à Duvaucel lors-
que nous étions loin de prévoir quil dat servir, une année plus tard, à faire entendre dans cet article les accens lugubres d'une épitaphe, est du nombre des découvertes en ornithologie que nous devons aux voyages de ce naturaliste dans l’ile de Sumatra. Cette espèce n'a pas eté distinguée par M. Raflles, voyez Catal. des Ois. de Sumatra, Linn. Transact., vol. 13, pag. 282, qui la confond avec le Couroucou kondea de nos pl. col. 321, sous le nom de Burong kasumba, dénomination malaie de cette dernière espèce, dans l’île de Sumatra.
Le male adulte est remarquable par les teintes pures et brillantes du plumage. Toute la téte et la partie supérieure du cou sont d'un noir velouté; la partie inférieure du cou, la poitrine, tout le dessous du corps, le croupion et les couvertures de la queue sont d’un rouge clair extraordinairement brillant; la partie supérieure du dos et les scapulaires sont couleur de rouille; les deux pennes du milieu de la queue ont la méme teinte brune que dans le Couroucou kondea , elles sont aussi terminées de noir; les deux suivantes de chaque còté d'un noir plein, et les trois latérales mi-partie noir et blanc; l’aile est noire marquée de nombreux zigzags blancs, absolument comme dans le Kondea ; des bracelets très-larges, roses et à liserés bruns, couvrent les tarses; le bec est d’un bleu clair, et cette belle teinte règne sur la nudité quientoure la commissure et se dirige sur les joues; une plaque nue de la méme couleur est placée au dessus des yeux. L'espèce est d’un bon tiers plus petite que le Kondea; sa longueur totale est de huit pouces six ou sept lignes.
Nous n’avons point encore recu de femelles de cette espèce ni du Kondea; nous en publierons les portraits aussitòt que leurs dépouilles, sans doute différentes par les couleurs du plumage , auront été envoyées par les naturalistes voyageurs.
L’espèce habite à Sumatra; les dépouilles du màle font partie des
Musées des Pays-Bas et de Paris.
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ou mordag? ad , mdle.
Courouc
Prétro,
COUROUCOU MONTAGNARD.
TROGON ORESKIOS. Tremm
Le Male. — Planche 181. 3
Oy doit la connaissance de cette nouvelle espèce aux recherches de MM. Diard et Reinwardt qui ont envoyé des individus aux Musées de Paris et des Pays-Bas. M. Horsfield n’en fait point mention dans son catalogue des oiseaux de Java. Les moeurs de cette espèce ne nous sont point connues; nous savons, par M. Kuhl, qu'elle vit d’in-
sectes et qu'on la trouve dans les bois' en montagnes.
Le mdle a le sommet de la téte, les joues et la nuque, d’un vertolivitre ; le manteau, le dos et les deux pennes du milieu de la
queue sont d'une belle couleur marron; cette teinte est un peu oran-
gée sur le croupion. Les ailes sont d’un noir parfait, et toutes les couvertures portent des raies transversales d’un blanc pur; les deux pennes de couleur marron du milieu de la queue ont une large bande noire à leur bout; les deux suivantes de chaque còté sont entierement d'un noir plein, et les trois pennes extérieures sont de cette couleur, et blanches vers le bout; le devant du cou, l’abdomen et les couvertures inférieures sont jaunes ; la poitrine, le ventre et les flancs sont d’un orange vif; les plumes des cuisses sont noires.
) . i Le bec est bleuàtre a la base et noir sur le reste; c'est aussi la cou-
leur des pieds.
La femelle diffèere par des teintes généralement moins pures, mais les couleurs sont distribuées comme dans les mAles.
On trouve cette espèce dans l’île de Java, et probablement aussi à Sumatra, où les espèces de Couroucous sont très-nombreuses.
Musées de Paris et des Pays-Bas.
RecuriL D’'Orsesdux, 31° LIVRAISON.
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Ppéetro.
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COUROUCOU PAVONIN.
TROGON PAVONINUS. Srix.
Le Mdle adulte. — Planche 372.
Je m'étais fait un devoir de publier ce brillant ciseau sous le nom de Couroucou Leadbeater, ainsi que je l’avais annoncé dans une des livraisons précédentes, mon intention étant d’en offrir la dédicace A M. Leadbeater de Londres, qui possède dans sa riche collection d’oiseaux le seul individu de cette espèce connu alors en Europe. Il m'avait offert de la manière la plus libérale de me confier cet objet, ainsi
que plusieurs autres espèces rares, pour les décrire dans ce recueil et
les faire dessiner par les artistes employés à cet ouvrage. La publica-
tion très-récente du portrait de notre oiseau dans l’ouvrage ornitholo- I gique de M. de Spix de Munich, sous le titre de Avium Species nove, nous impose l’obligation d’adopter la dénomination sous laquelle ce
| Couroucou est lithographié dans cet ouvrage allemand.
Cette collection de portraits d’oiseaux et de mammifères aurait pu I exciter un plus grand intérét et étre accueillie plus favorablement | des naturalistes, si l’auteur se fut réellement voué à l’étude d’une science qui paraît ne point lui étre très-familière, du moins faut-il en porter ce jugement par la grande quantité d’animaux très-bien connus, décrits et figurés dans plusieurs ouvrages d’ornithologie, mais que M. de Spix reproduit comme espèces nouvelles, dues à ses recherches dans quelques parties du Brésil, et qu'il présente au public sous de nouveaux noms ou par le moyen de dédicaces faites aux plus
grands personnages de la Bavière; ceux-ci, sans doute, doivent étre
surpris de la confiance avec laquelle on leur dédie des espèces ua figurent depuis environ un demi-siècle dans DI les e méthodiques. C'est peu de voir dans cet ouvrage de pr , des variétés, méme les deux sexes donnés comme espèces a ; ere reursque les états diflérens de mue dans quelques sn d’oiseaux, et lechangement de pelage chez certaines espèces de mammiferes, penegni faire commettre aux naturalistes placés dans une sphère peu étendue
ifs; mai ouvons concesous le rapport des moyens comparatifs; mais nous ne p
ze Recuem D’Orsravx, 65°. LIVRAISON.
PERIOIPISISTTIVIVIATEtAÌ
COUROUCOU PAVONIN.
voir comment il peut se faire que le jeune oiseau et l’adulte se trouvent classés par M. de Spix dans des divisions génériques différentes.
Je me vois, quoique bien è regret, dans la nécessité de signaler de semblables abus ; je juge cependant qu'il est de mon devoir d’émettre cette critique, vu que cette route vicieuse, très-facile à suivre, tend à embrouiller de plus en plus les travaux méthodiques: nous avons assez de besogne pour nous retrouver dans ce dédale d’une nomenclature ancienne et ne devons point tolérer des abus de cette nature, dans ceux qu'on peut supposer, avec raison, mieux instruits et plus è méme de profiter des découvertes de leurs contemporains et des progrès rapides que les sciences exactes ont faites dans ce siècle.
Le Couroucou pavonin est figuvé d’une manière passable dans l’ouvrage mentionné; le portrait que nous donnons ici de grandeur naturelle, sur une planche double, ne laisse, je présume, rien'a désirer dans la partie échue en partage aux artistes qui coopèrent à notre entreprise. La femelle , sans doute moins parée que le male, n'est point encore connue; nous en fournirons la figure aussitòt que l'occasion se présentera d’obtenir un individu.
Le mile est couvert d'une livrée dont l’éclat peut rivaliser avec celle du Paon. Une teinte de bronze-doré couvre toute la téte et la gorge; le cou, la poitrine, le dos, le manteau, les couvertures alaires et caudales et les deux plumes du milieu un peu plus longues que les pennes, reflètent un vert-doré extraordinairement brillant } ces teintes éclatantes sont encore relevées par la nature du plumage trèsvelouté et des barbes décomposées qui forment bordure ; les plus grandes des couvertures sétendent sur le noir profond de toute l’aile en lames brillantes , et les grandes couvertures de la queue , dont les deux du milieu sont allongées en larges filets frangés sur les bords, ajoutent à la parure très-riche de tout ce plumage, relevé par le carmin pur dont tout le ventre et les couvertures inférieures sont colorées; la queu eest noire, mais les deux pennes extérieures sont terminées de blanc; les plumes des tarses sont noires; le bec est jaunàtre sur l’empaillé, mais rougedtre dans le vivant; les pieds sont bruns.
Nous avons été informés que les sauvages de l'intérieur du Brésil se servent de la peau de ce Couroucou comme ornement; les deux longues plumes de la queue de cet oiseau réunies en panache sont employées, dit-on , à la parure des dames péruviennes.
Le sujet du cabinet de M. Leadbeatera servi à la figure ci-jointe; celui
publié dans l’ouvrage de M. de Spix fait partie du Musée de Munich.
COMmNULre .
Couroucou
Pretre,
COUROUCOU TEMNURE.