GENRE PROCNÉ
système méthodique. Il est probable que M. Illiger a donné lui-méme naler, car il énumère , mais avec et lAmpelis carunculata de Gme- Nous remarquerons ici que
n Prodromus,
matière à l’erreur que je viens de sig un signe de doute, l’Ampelis variegata lin, dans son specces du genre Procnias.
le professeur Berlinois, è l'époque où il composait s0 n’avait point vu les oiseaux que je viens d’indiquer. On n'a point de données exactes sur les habitudes des Procnés; leur bec dur et à bords tranchans, paraît assez fort pour détruire
les plus gros Scarabés.
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PROCNE TERSINE.
PHOCNTAS FENTRALIS. Wwiicka
Planche 5, fig. 1, le Mdle; fig. o, la Femelle.
Deux espèces font aujourd'hui partie de ce groupe d’oiseaux, a bec très-dilaté , d’une substance solide et dure partout ; les bords des mandibules sont tranchantes et leur pointe échancrée; cette dureté du bec, jointe a sa brièveté, doit en faire une arme redoutable, méme aux plus forts scarabés qui abondent dans les terres du Brésil où cette espèce habite; la seconde espèce, également bien armée, vit au Pérou.
Le Procné Tersine male, donné de grandeur naturelle dans nos planches, se distingue par une brillante teinte d’un bleu céleste, qui passe sur les sujets long-temps exposés au jour en un bleu d’aiguemarine. Le sommet de la téte, le cou, le dos, la poitrine, les flancs et les ailes en sont parés; cette couleur vive et pure borde toutes les pennes de la queue et celles secondaires des ailes dont le reste est d'un beau noir; le bleu se dessine agréablement par fines bandes transversales sur le fond d’un blanc pur qui revét le milieu du ventre; le tour du bec et des yeux ainsi que toute la gorge sont d'un noir profond ; le bec et les pieds sont noirs. Longueur, six pouces.
La femelle adulte est d’un vert-pré également brillant partout où le male est bleu ; mais elle n’a pas de noir autour du bec et des yeux, de méme qu’à la gorge; cette dernière partie est grise, marquée de gris- verdàtre.
Les jeunes màles ressemblent aux femelles. Je serais méme porté a croire que la double mue a lieu chez cette espéce, et que le male sous son habit d’hiver ne diffère point de sa femelle. Le grand nombre d’individus que j'ai examinés dans leur passage d’une livrée à l’autre, me fortifie dans cette opinion; on trouve du moins des sujets qui portent en partie les deux livrées, ou qui en marquent le passage
par des teintes intermédiaires.
RECUEIL D'OIsEAUX, 1°°. LIVRAISON.
PROCNÉ TERSINE.
Dans son voyage au Brésil, le prince de Neuwied a désigné cette
espèce par le nom de Procnias cyanotropus vol. I, pag. 987. Elle a servi, à M. Illiger, de type pour établir son genre Procnias, auquel par méprise :1 avait associé les Avcranos, petit groupe d’oiseaux trèsdifférens des vrais Procnés. Vai réuni ces 01S€aUX » dans mon Systeme ornithologique, sous le nom de Casmarhynchos. Notre planche 51 , présente un oiseau de ce genre.
Le Procné Tersine habite le Brésil, où il n'est point rare; on le
trouve dans plusieurs collections.
GENRE EURYLAIMFE.
SEXU, LURILAINUS Honsrittn
Bec plus court que la téte, fort, dur, entièrement corné, très-déprimé, beaucoup plus large que haut, excessivement élargi è sa base où il dépasse le front; aréte arrondie , peu distincte, pointe fléchie subitement » échanerée; bords cornés de la mandibule supérieure proéminens, étendus sous les yeux; mandibule inférieure droite, très-déprimée, totalement cachée par les bords saillans de l’inférieure.
Narines, vers la base et à la surface du bec, percées dans la substance cornée, ovoides, ouvertes ; des crins à la base du bec.
Preds médiocres, peu robustes, tarse è peu prés de la longueur du doigt du milieu, les latéraux inégaux, l’extérieur réuni jusqu'à la seconde articulation, l’intérieur Jusqu'à la première.
Ales courtes, la première rémige moins longue que la deuxième, et celle-ci un
peu moins que la troisième, qui est la plus longue.
Ce nouveau genre, établi par M. Horsfield, a été publié dans le second cahier de ses recherches zoologiques faites a l’ile de Java : le naturaliste anglais décrit et donne la figure du màle de l’espèce qui sert de type a son genre Euryl/aimus. o
Toute récente que soit l’époque de la publication de l’ouvrage mentionné, nous nous voyons à méme d’ajouter deux autres espèces à celle que M. Horsfield a décrite sous le nom défectueux de Javanicus 3 lune a été donnée par LatnaM, General synopsis et index ornitholo= gicus, sous le nom de Todus nasutus , avec une très-mauvaise figure, table XXX. La troisième espèce est nouvelle; elle sera publiée dans ce recueil sous le nom de Eurylaimus corydon. On ne peut rapporter a ce genre aucune des espèces figurées dans les planches enluminées de Buffon.
Les Eurylaimes tiennent de très-près aux espèces du genre des Podarges de l’ancien continent; il semble que les moeurs de ces oiseaux et leur plumage ont les mémes rapports que ceux des Rapaces diurnes avec les Chouettes; et qu'ils sont aux Podarges ce que les Hirondelles
RecurIL D'OrsrAvx, 22°. Livraison.
GENRE EURYLAIME.
sont aux Engoulevents; leur bec a également quelque ressemblance avec celui d’une petite espèce d’oiseau syndactyle de Sumatra, qu'on ne peut ranger convenablement qu’avec les Rupicoles ou Coq-de- Roches du Nouveau-Monde (1). Ges Furylaimes paraissent étre dans l'Inde les représentans des Procnés et des Platyrhynques d'Amérique. On doit intercaler ce genre nouveau dans mon système analysé, publié au premier volume du Manuel d’Ornithologie (2), entre les genres Procnias et Rupicola.
On trouve les trois espèces connues dans les îles de l'Océan indien, particulièrement dans celles désignées par le nom d'iles de la Sonde. Leur demeure habituelle est dans les marécages , sur les bords des lacs et des rivières, toujours en des lieux sauvages et déserts. M. Raffles et les autres voyageurs disent que ces viscaux établissent leurs nids suspendus aux branches des arbres dont les rameaux ombragent les rivières et les bords des lacs ; leur nourriture consiste en insectes et
en Vers quils ramassent a terre.
(1) La découverte de cette intéressante espèce est due è MM. Duvaucel et Diard; elle forme une section ggographique dans le genre Rupicola de M. Guvier.
(2) Le troisièeme volume de cet ouvrage doit paraltre au commencement de 1823. Il contiendra un grand nombre d’espèces d’oiseaux d'Europe, dont je n’ai pu donner les descriptions dans les deux premiers volumes. Je publierai dans ce troisiéme volume une seconde édition, revue
et augmentée,, de l’analyse du système général d’ornithologie.
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