ADDITION A L’ARTICLE SUR LE GENRE EURYLAIME
que des pl. col. 1 54; aussi figurè par Latham
Esp.2. EuRrYLAIME NASI b. 30, classé sous
sur un sujet affublé d'une queue hétérogène, ta
Todus macrorhynchos , dénomination triviale qu il a fallu changer,
vu que, de toutes les espèces d’Eurylaimes, elle a, comparativement
à la taille, le bec le moins fort et le moins large. Voyez aussi Eury-
laimus lemniscatus, Zool. Cat. Sumatra. FunyLamus nAsuTUs. Patrie,
?îÎle de Sumatra.
Esp. 5. Eurvuame Horsriep des Eurylaimus Javanicus Horsfield , Zool. Researc.
FuryLarmus HorsFIELDII. Patrie, Java
pl. col. 150, le mile adulte,
et 131 le jeune (1).
in Java, etla figure : c'est notre et Sumatra.
Esp. 4. EuryLaIME A CAPUCHON des pl. col. 261. Voyez, comme synonyme, É. ochromalus, Zool. Cat. Sumatra, Linnean Transactions. C'est EuURYLAIMUS CUCULATUS. Patrie, Vile de Sumatra, trèsrare à Java.
Esp. 5. EuryLatme BLAINVILLE, de l’expédition de la coquille, pl. de Vatlas, n° 19, que MM. Lesson et Garnot nomment EuryLamus
Bravinui. Patrie, la Nouvelle-Guinée.
(1) Ajoutez que les sexes diffèrent très-peu par les teintes. Notre pl. 130 est adulte ; les vieux
ont un collier, ou cercle étroit, plus foncé que le reste du plumage. La pl. 151 est le jeune.
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EURYLAIME PSITTASIN.
EURYLAIMUS PSITTACINUS. Mutt.
Le Mdéle. — Planche 598.
Dans les vastes foréts montueuses de l’intérieur de l’île de Sumatra, et sous ses touffes immenses de feuillage presque impénétrables aux rayons du soleil, qui servent de retraite à tous ces groupes d’oiseaux solitaires et sédentaires, habitent, entre autres, cette multitude d’espèces différentes parées d’un plumage brillant, ou pourvues de 1° éclat des couleurs les plus variées; là, vivent des Couroucous avec teintes écarlates, des Barbus à tètes peintes de couleurs vives, des Malcohas au plumage resplendissant, des Brèves de la plus grande beauté, des Calyptomènes d’un vert lustré, des Eurylaimes qui semblent se le disputer par la beauté et l’élégance de leur livrée. Parmi ces derniers, se présente au premier rang l’intéressante espèce dont nous donnons ici la figure du mAle. Ce brillant volatile s'éloigne un peu des autres espèces de ce beau groupe par sa longue queue, composée de plumes gréles, fortement étagées; tous les autres caractères sont les mèmes, quoique le bec soit moins volumineux, relativement è la taille, que dans les espèces précédamment inscrites dans ce genre.
La téte, les joues et la nuque, quoique d’un noir velouté, sont nonobstant élégamment ornées, 1° par une bordure de petites plumes jaunes qui suit les sinuosités du bec, couvre le lorum et entoure les yeux; 2° par une large bande coronale d’un bleu céleste, qui du milieu du cràne se dirige vers l’occiput, et par une tache de cette couleur à la nuque; 3° par une petite touffe de plumes alongées et d’un beau jaune, placée entre les yeux et.la bande coronale : le menton et la gorge sont d’un jaune dorg; les plumes dont ces parties sont couvertes remontent vert la nuque en forme de
Recuem D'OrseAUX, 101° LIVRAISON.
EURYLAIME PSITTASIN.
collier, où leur nuance d’un jaune vif prend un teinte opaline très-
brillante; le dessus du corps et les ailes sont d’ le dessous d’un vert tendre ; la base des rémiges, étroites dont la queue est composée, sont d'un bleu-azur ; le bec est bleuAtre è bandes longitudinales jaunàtres. Longueur, dix pouces quatre lignes, dont la queue prend cinq pouces et demi.
La femelle diffère par des teintes vertes moins vives et pures; le t aussi verdàtre, nuancé de noir; le jaune à par du vert-clair ; les belles teintes quent, ou existent en partie e de la femelle est
un vert foncé brillant,
et les pennes très-
sommet de la tète es la gorge du mîle est remplacé
bleues, jaunes et opalines de la téte man
sous des teintes plus ternes; finalement, la queu
moins longue que celle du màle.
Sumatra est jusqu'ici la seule des îles d couverte en est due à M. Muller.
e la Sonde où ce bel oiseau
ait été trouvé. La dé
AE SRSTAE EE agatotiniscacanta ide
EURYLAIME NASIQUE.
EURYLAIMUS NASUTUS. Temm.
L’Adulte. — Planche 154.
M. Latham deécrit et figure cette espèce dans son General synopsis, vol. 2, pag. 664, tabl. XXX, sous le nom de Great-billed tody ; il classe cet oiseau dans le genre Todus ; groupe où ce naturaliste réunit au vrai Todier, Todus viridis, des Gobe-Mouches de deux sections différentes, des Moucherolles, des Platyrhynques et des Martins-Pécheurs. Gmelin , dans sa treizièéme édition de Linnée, indique aussi l’espèce sous le nom de Todus macrorkynchos.
Notre seconde espèce d'Eurylaime a le sommet de la téte, le dos, la gorge, les cuisses , les ailes et la queue d’un noir parfait, légèrement bronzé au dos et à la téte; un large ceinturon d’un noir bronzé couvre la poitrine; le devant du cou, le croupion, le ventre et toutes les autres parties inférieures sont d'un pourpre brillant ; les plumes pourprées du cou forment une espèce de hausse-col sur cette partie. Quatre ou cinq des plumes scapulaires sont longues, pointues par le bout et d'un blanc pur. La queue est de forme conique (1), d’un noir profond, mais les deux pennes latérales de chaque còté ontune raie blanche a leurs barbules intérieures. Le bec est noir à sa base et la pointe est jaune; quatre ou cinq crins assez longs garnissent le front. Longueur totale, huit pouces.
Cet oiseau habite les îles de la Sonde; ses habitudes sont les mémes que celles indiquées à l’Eurylaime Horsfield, pl. 150.
Muséum de Paris et des Pays-Bas.
(1) Cette partie est mal rendue dans la planche de Latham, le dessin de ce naturaliste ayant été fait sur l’individu mutilé du Leverian Muséum. Jignore dans quelle collection cet individu a pu passer depuis la vente de ce Musée.
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| Ila |
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Eurylame Horsg GelA, mile.
EURYLAIME HORSFIELD.
EURYLAIMUS HORSFIELDII. Teum.
Le Mdle. — Planche 150.
La Femelle , ou le Jeune. — Planche i 31.
Nous devons à M. Horsfield, voyageur et naturaliste anglais trèsrecommandable, la connaissance du male de cette espèce, qu'il découvrit, en 1806, dans l’ile de Java. Depuis cette époque, les voyageurs, MM. Reinwardt, Duvaucel et Diard, ont fait des envois d’oiseaux aux Musées des Pays-Bas et de Paris, parmi lesquels se trouvent des individus de l’espèce qui fait le sujet de cet article.
M. Horsfield publie son oiseau sous le nom Eurylaimus Javanicus. En remplagant ce nom très-défectueux de pays (1) par celui du naturaliste distingué qui fit la découverte de cette espèce , mon but est de rendre hommage au savant voyageur qui parcourut le premier un pays dont les richesses en histoire naturelle sont immenses.
Le màle de cette espèce a les plumes du sommet de la téte un peu longues; elles passent du noir au pourpre noiràtre, couleur qui domine sur les joues et à l’occiput ; les parties inférieures sont d’un ton pourpré ou couleur lie de vin plus ou moins pure; cette teinte nuancée de jaunàtre , colore les flancs; les couvertures inférieures
de la queue sont d’un jaune pur; le haut du dos est brun ; mais à
(1) Je sais que les noms donnés ne doivent point étre changés arbitrairement; mais lorsque les voyageurs, ou ceux qui publient les descriptions d’animaux nouveaux, emploient pour les indiquer des noms déjà usités dans un genre, ou des noms de pays et de contrée , il faudra nécessairement supprimer ceux-ci. Ce n’est que par égard pour la mémoire de Linnée et en considération des travaux de Latham, que j'ai conservé dans mes ouvrages des noms de payset de lieux. La nomenclature n'est point indifférente en histoire naturelle, et un nom bien appliqué au sujet dont on parle n'est point si facile à choisir que certains naturalistes semblent le croire. Les noms de coutrées sont faciles à imaginer, aussi ont-ils été prodigués d’une manière è la fois déplacée, sous le rapport de l’étendue géographique dans laquelle les espèces se trouvent, et risible, par les abus qu'on a fait de ces noms trop souvent répétés.
a atgritatatatatat
tarititisieiti*isivivicinisiai
Tafatatefetetetetetetetoteiaibieieletaiotezetijetoa
FURYLAIME HORSFI ELD.
Li Pi 1ilescilaquede; uh beau partir de la, le reste est nor, ainsi que les ailes et la q 3
jaune citron forme des taches longitudinales sur les scapulaires , sur les plumes du dos et sur les couvertures supérieu est de la méme cou-
res de la queue; le
petit miroir qui se dessine sur les rémiges, i | i ilieu le sont totaleleur. La queue est noire, les deux pennes du milieu
ment, mais les autres ont une grande tache blanche vers le bout ;
le bec est d'un rouge brun, plus ou mois mar forme de demi -collier
bré de jaunàtre. On
voit des màles qui ont une bande noiràtre en i sur la poitrine; il sen trouve qui n’ont pas ce collier. Longueur, de sept pouces à sept pouces six lignes.
La femelle , ou le jeune de cette espèce, a des nuances brunes cendrées à la téte, et quelques taches jaunes sont répandues sur ces parties, ainsi que sur le brun de la nuque; on voit un plus grand nombre de taches jaunes aux ailes, et celles-ci sont moins grandes et plus pàles que dans le male; la gorge et la poitrine offrent un mélange de cendré et de jaunàtre, et ces couleurs mélées avec des teintes légèrement pourprées, sont répandues sur les plumes du ventre et des flancs.
M. Horsfield décrit et figure le male de cette espece dans le second numéro de ses Recherches zoologiques ; la figure lithographiée a le défaut de toutes celles faites par ce procédé, qui ne peut ètre employé avec succès dans les portraits d’oiseaux, le burin seul pouvant rendre les petits détails indispensables qui servent è caractériser les espèces , et à donner une idée juste des formes et des couleurs.
Cet Eurylaime a été trouvé par M. Horsfield., dans les lieux les plus sauvages et les moins accessibles de l’ile de Java. Il habite les grandes foréts qui bordent les fleuves, et se répand dans les marais formés par les lacs et les rivières. On le trouve aussi à Sumatra, où il vit le long des bords des rivières et des lacs; il se nourrit d’insectes et de vers.
Musées des Pays-Bas, de Paris et de Londres.
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EURYLAIME A CAPUCHON.
EURYLAIMUS CUCULLATUS. Temw.
Planche 261.
Nous devons borner l’histoire de cette nouvelle espèce è l’indication des couleurs du plumage, ses moeurs et ses habitudes étant inconnus.
Toute la téte, les joues et le menton, sont couveris de plumes d'un noir parfait; celles du sommet de la téte, larges et longues, paraissent former une ample huppe; un collier blanc couvre la nuque et le devant du cou; la région thorachique et le ventre sont d’une belle teinte purpurine-claire; les flancs, l’abdomen, le milieu du dos, les scapulaires , le bord externe des pennes secondaires, et le croupion, sont d'un beau jaune; la queue est courte et arrondie; une tache blanche, ronde, est placée vers le bout des pennes; celles-ci, les cuisses, les ailes, la nuque et le dos, sont d'un noir parfait; le bec est d’un noir-pourpré marbré de jaundtre. Les pieds sont d’un brun-jaunftre. Longueur totale, cinq pouces six lignes.
On le trouve à Sumatra, L’individu figuré fait partie du Musée
des Pays-Bas.
EFURYLAIME CORYDON.
BURYLATMUS CORYDON. Txmm.
Planche 297»
Oy ne connaît aussi de cet autre grand Eurylaime que la livrée de l’adulte.
Le bec de cet oiseau est extraordimairement large et fort; ses bords sont dilatés latéralement; l’orbite est nue, et cette nudité, d’un rouge vif, communique au bec, dont la base est rougeàtre et la pointe brune; tout le plumage supérieur, les ailes, la queue, les joues, le ventre et l’abdomen, sont d’un noir-mat; le menton et tout le devant du cou sont couleur tabac d’Espagne; en écartant un peu les plumes du milieu du dos, on voit une grande tache d’un rouge couleur de feu; les barbes extérieures de ces plumes étant toutes noires, on n’apercoit aucune trace de cette teinte lorsque les plumes sont recouvertes; une large bande blanche passe sur les rémiges; les pennes de la queue ont aussi une bande blanche vers leur extrémité. Longueur totale, neuf pouces six lignes.
L’espèce nous a été envoyée de Sumatra. On trouve des individus dans les Musées des Pays-Bas et de Paris.
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GENRE RUPICOLE.
GENUS ROPFICOLA Biase
Bec médiocre, robuste, légèrement voùté, courbé è la pointe qui est échancrée; base aussi large ou plus élargie que haute; pointe comprimée; mandibule inférieure droite , échanerée, aigué.
Narines basales, latérales, ovoides, ouvertes en partie, totalement cachées par les plumes de la huppe en demi-cercle qui ombragent le bec.
Pieds robustes, forts; tarse en partie couvert de plumes , de la longueur du doigt intermédiaire ; l’externe uni plus loin que la seconde articulation ; l’interne soudé à la base; pouce très-fort, armé d’un ongle très-robuste.
Ailes médiocres; la première rémige allongée en fil ou bien barbée; les trois premiéres plus courtes que la quatrième et que la cinquième.
Queue courte, carrée.
On peut sectionner ce genre en deux coupes géographiques, savoir : les Rupicoles de l’ancien et ceux du nouveau monde (1). Les deux espèces qui vivent dans cette dernière partie du globe, sont connues depuis quelque temps, elles ont été figurées dans les ceuvres de Baflon sous le nom impropre de Cog de roche et de Coq de roche du Pérou, pl. enl. 39, 747 et 745. Brisson avait donné à ces oiseaux le nom générique de /tupicole ; mais par la suite ils ont été réunis avec les Marakins dans le genre Pipra de Linné et de Latham, un groupe d’oiseaux dans lequel, par un assemblage bizarre, on est parvenu à placer non-seulement les Rupicoles et les Manakins; mais un Zangara, quelques Gobe-mouches , des Fourmiliers et des Pardalotes sy trouvent rangés. Une troisiome espèce, récemment découverte dans les îles de l’Archipel des Indes, doit prendre rang dans notre genre Rupicole ; nous formerons de ce premier représen-
tant le type d’une seconde section basée sur une division géogra-
(1) Dans le Manuel d’Ornithologie, analyse du système genéral, je wai établi qu’une section. L’espèce des iles de la Sonde m'était inconnue.
Recurm D'Orsesux, 37° LIvRAISON.
otitbiiizisttti
GENRE RUPICOLE.
phique. M. Horsfield , qui le premier a signalé ce sous le nom de Calyptomena. Nous n’adoptons point cette nouvelle coupe générique , attendu que tous les caractères qui tiennent aux formes extérieures de ce Calyptoméne de s conditions dans les deux espèces de
; pour distinguer ce nouveau
t oiseau, en forme
un genre distinct
l'Inde, existent sous les mme Rupicoles de VAmérique méridionale 1 n’existe pas de termes appropriés, au moyen desquels il soit possible d’établir une différence génée des oiseaux que nous jugeons ètre
groupe de celui du Rupicole, i
rique de quelque. valeur entr
du méme genre et qui doivent étre nécessalrement réunis.
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RUPICOLE VERDIN.
RUPICOLAFIRIDIS. Ten
Le Mdle adulte. — Planche 216.
Derurs plus d’une année Javais eu le projet de publier une figure de ce bel oiseau, que nous nous proposions de dédier au jeune voyageur francais, M. Alfred Duvaucel, auquel le Musée de Paris est redevable des deux premiers sujets qui ont été vus en Europe; des circonstances, dont il est inutile de faire mention, nous ont détournés de ce plan. Depuis cette époque M. Horsfield a publié une figure très-exacte (1) du mdàle de cet oiscau, et je n’aurais point pensé à le donner dans ce recueil après les détails et le portrait que nous signalons, si le dessin n’avait été commencé par M. Prétre d’après un individua que j'ai envoyé à Paris, et dans le cas où nous n'aurions eu rien de nouveau è ajouter à la description du savant auteur anglais; ces deux circonstances nous engagent à donner une seconde figure de cet oiseau auquel le nom de Viridis, donné le premier par M. Horsfield, sera conservé. Les motifs qui me portent à ne point admettre cette espèce comme type d’un groupe nouveau, se trouvent indiqués dans l’article qui traite du genre; nous donnerons: dans celui-ci, avec le portrait du mdle de l’espèce, la description de la femelle dont M. Horsfield parait ne pas avoir eu connaissance.
Les plumes du front, dans le màle, forment une petite huppe qui s'élève sur le bec; la queue est carrée, mais elle paraît un peu fourchue parce que les deux pennes du milieu sont plus courtes que les latérales ; les ailes la couvrent entièrement. L’iris est bleudtre; un vert-malachite très-brillant est répandu sur toutes les parties du
lumage de ce bel oiseau; du noir-parfait couvert d’un lustre velouté P S ; Ì
(1) Calyptomena viridis, Horsf. , Zoological Researc. in Java, N°. 4.
RecurIL D'OrseAUX, 37°. LIVRAISON.
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RUPICOLE VERDIN.
et trois bandes transversales sur
forme une tache sur le méat auditif, rtures des ailes; ces plumes
les moyennes et sur les grandes couve è , e La x p.
s de vert-malachite ; les rémiges sont aussi d’un
beau noir, mais les pennes secondaires le sont seulement sur les barbes intérieures , les barbes extérieures étant colorées du méme vert que le dos et les pennes de la queue; le bec et les pieds ont une couleur de corne-noiràtre. La longueur totale est de six pouces et demi.
La femelle diffère du mle par le manque de la peute huppe dont s du lorum s'avancent
sont toutes terminée
le bec de celui-ci est ombragé; les plume
seules pour recouvrir les narines; la couleur verte est plus mélangée
et beaucoup moins pure que chez le mile; la tache noire au méat
auditif et les trois bandes sur les ailes manquent totalement. Toutes les parties supérieures sont d'une seule nuance vert-pré ; un cercle autour des yeux est d’un beau vert-céladon; les parties inférieures
° x . r R I 9 , LIA ont une teinte verte très-claire, mélangée de cendré; l’extrémité
des rémiges et leurs barbes intérieures sont brunes , tandis que ces parties dans le male sont d’un noir plein; le bec et les pieds sont d’une couleur de corne cendrée-noiràtre, plus claire que chez le mile.
M. Horsfield dit n’avoir trouvé que des substances végétales, prin-
cipalement des graines de plantes sauvages , dans l’estomac des sujets qu'il a disséqués. On trouve l’espèce dans les parties les plus reculées
des foréts, dans l’intérieur de l’ile de Sumatra; la couleur du plu-
mage, peu différente de celle des feuilles des arbres a la cime desquels ces oiseaux se tiennent habituellement , fait qu'on les découvre difficilement et que l’espèce parait rare dans ces contrées. Son nom Malais est Burong tampo pinang.
Il paraît que M. T. Raffles a fait mention de cette espèce dans le catalogue d’une collection d’objets d'histoire naturelle rassemblés à Sumatra; cette notice n'est point encore parvenue à ma connaissance; elle fait partie du vol. 15, pag. 295, des Actes de la Société Linnéenne à Londres.
Musées des Pays-Bas, de Paris et de Londres.
GENRE TANMANAK.
GENUS PHIBAL URA. Viesittor.
Bec très-court, large à la base, un peu conique, convexe en dessus, dilaté sur les cotés, épais, fort; mandibule supérieure à dos arqué, arète distincte , forte échancrure à la pointe; l’inférieure droite un peu pointue; fosse nasale très-petite.
Narines basales, latérales » peu distinctes, couvertes d’une membrane.
Pieds médiocres, les doigts externe et interne soudés à la base.
Ailes de moyenne longueur; la première et la seconde rémiges les plus longues. Quewe longue, gréle, très-fourchue.
Ce genre a été établi par M. Vieillot, et je V’ai adopté dans l’analyse du système, Manuel d'Ornithologie, pag. Lx, genre 20. Jai dit, à la note de la page indiquée, que les moeurs de cet oiseau ne nous étaient point connues; depuis cette époque, plusieurs naturalistes voyageurs ont été à méme d’observer le Tanmanak dans les pays qu'il habite; mais nous n’avons recu par eux aucune espèce de renseignement sur son genre de vie.
Par les formes du bec et des pieds et par la nature du plumage, l’on serait en droit d’en faire un Manakin (pipra); mais notre oiseau diffère des espèces classées dans ce genre par la coupe des ailes, la manière dont les rémiges sont étagées et par la forme singulière de la queue, très-différente de celle des Marakins. Dans le doute nous croyons convenable d’isoler cette espèce en lui donnant un nom qui indique les rapports qu'elle présente avec des oiseaux répartis dans deux groupes formés depuis long-temps; la dénomination de Tanmanak indique ce rapprochement avec les genres Tangara et Manakin. L'espèce décrite ci-après et figurée planche 118 de ce recueil est l’unique du genre; elle porte par erreur le nom de Phibalure.
RecurI D'OIseAUX, 20°. LIVRAISON.
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TANMANAK A BEC JAUNE.
PHIBALURA FLAVIROSTRIS. Vieiur.
L’Adulte.— Planche 148.
La téte est surmontée d’un diadéme formé par des plumes longues recourbées, qui du centre du cràne sont divergentes vers les còtés et se courbent en auréole autour de l’occiput ; ces plumes, d’un beau rouge ou d’un rouge marron depuis leur origine, sont terminées de noir à reflets d’acier poli; le noir lustré ceint le front, couvrele lorum, les joues et le méat auditif; la gorge d’un jaune pur; du blanc, du noir et une faible teinte jaune en bandes transversales.sur la poitrine , la nuque, les còtés et le devant du cou; sur le dos et le croupion des plumes noires terminées de jaune pur; scapulaires peintes des mémes couleurs; ailes et quewe d’un noir lustré, mais toutes les pennes de ces parties marquées de blanc-jaunàtre sur les bords des barbes intérieures, et variées par une tache cendrée placée sur l’une des pennes secondaires plus proches du corps; toutes les parties inférieures et les couvertures du dessous des ailes d’un blanc jaunàtre, marqué vers le bout des plumes d'une tache jaune-vif; bec et pieds jaunes dans l’adulte et verdàtres chez les jeunes. Longueur, huit pouces.
Les jeunes, d’àge moyen, ont le sommet de la téte et la nuque cendrés avec quelques faibles indices de rouge a la base des plumes qui sont plus courtes et point divergentes comme dans les adultes; parties supérieures teintées de verdàtre avec des taches noires et les extrémités des plumes jaundtres; gorge jaune marquée de taches noires placées au bout des plumes, poitrine et cou marqués de blanc, de noir et de cendré; ventre et abdomen d'un jaunàtre marqué de bandes transversales noires; ailes et queue d’un noir verdtre
mal.
RecuEIL D'OISsEAUX, 20°. LIVRAISON.
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