‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 25 sur 150 · Id "Pe · texte numérisé non relu

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PARDALOTE PARE.

PARDALOTUS ORNATUS. Temm.

Planche 594. fig. 1.

Deux espèces nouvelles viennent augmenter le petit groupe Pardalote, composé auparavant de trois espèces, dont une a été figurée pl. 78 de ce recueil.

Notre Pardalote paré est en effet couvert d’un plumage multicolore, agréablement varié.

Le sommet de la téte, les ailes et la queue sont noirs, les premières variées de stries d’un blanc pur, les secondes sont encore peintes d’une petite raie rouge ponceau, et de bordures mordorées sur un petit nombre de pennes; de larges sourcils blanes surmontent les yeux et tranchent agréablement sur le jaune vif du lorum; les joues sont variées de blanc et de noir, le dos cendré-verdàtre, le croupion couleur feuille morte; la gorge, le milieu de la poitrine et la bande des flancs d’un jaune vif; le milieu du ventre blanc et le reste cendré. Le bec et les pieds sont noirs.

Le sujet du Musée des Pays-Bas a été rapporté de l’intérieur de la

Nouvelle-Hollande.

RecusiL D'Olseaux, 66°. LIvRAISON.

PARDALOTE POIGNARDE.

PARDALOTUS PERCUSSUS. Temm.

Le Mdle.—Planche 594. fig. 2.

Crt autre Pardalote, moins grand et plus trapu que le précédent,

faisait partie des dernières collections rassemblées par feu notre ami

Van-Hasselt.

Un bleu couleur de plomb très-foncé couvre toutes les parties supérieures, les ailes, les joues, les còtés du cou et de la poitrine;

une petite bande rouge vif placée sur le sommet de la téte forme

un ornement remarquable sur ce plumage, des teintes vives et pures sont répandues sur les parties inférieures;

du reste très-uniforme;

deux longues moustaches blanches marquent la commissure du bec; un jaune jonquille est la couleur dominante de toutes les parties inférieures; la poitrine est peinte d'une grande tache couleur de sang, et cette teinte, imitant en quelque sorte une blessure, m'a servi à caractériser cette espèce nouvelle. Le bec et les pieds sont noirs. Elle a été trouvée à Java, et fait partie du Musée des Pays-Bas.

GENRE PLATYRHYNQUE.

Co US PLATYVAHYNCHOS. Drsmsisiso

Bec ‘plus large que le front, dilaté sur les còtés, du double plus large qu'épais, très-déprimé jusqu'à la pointe, qui est courbée et échancrée; aréte déprimée, peu distinete; base du bec garnie de longues soies.

Narines, vers le milieu et è la surface du bec, rondes, ouvertes, fermées en dessus par une petite membrane couverte de plumes; base cornée du bec garnie de plumes.

Pieds; tarse plus long que le doigt du milieu; les latéraux inégaux; l’externe et celui du milieu réunis jusqu'à la première articulation; ongle du pouce le plus fort, courbé.

Ailes ; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième, et

celles-ci les plus longues.

Ces oiseaux ont des formes trapues; leur queue est le plus souvent courte et à pennes d'égale longueur. On ne rencontre les Platyrhynques que dans les climats chauds d'Amérique, où les espèces sont peu nombreuses. Il paraît, d’après le témoignage des voyageurs, que ces oiseaux ont un ramage agréable ; ils se nourrissent d’insectes ailés qu'ils saisissent au vol en s'élancant dessus des branches des buissons et des arbres où ils se tiennent cachés.

Linnée et Latham ont rangé des P/atyrbynques parmi leurs Todiers, groupe où plusieurs espèces de genres très-distincts se trouvent confondues. Des naturalistes plus modernes associent les Moucherolles aux Platyrhynques , et donnent comme tels des Gobemouches à bec comprimé, et l’Eurylaime nasique (1), autre insectivore des mers de l’Inde.

La seule espèce figurée dans les planches enluminées de Buffon qu'il convient de ranger dans ce genre est le Bertaveo cu tyran du Bresil, planche 212.

(1) Todus macrorkynchos, Gmel., ou Todus nasutus, Lath. Zoyez le genre EuryrAmus

et les espèces qui en font partie.

Recuen D'OrseAUx, 2°. LIVRAISON.

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PLATYRHYNQUE OLIVATRE.

PLATYRHYNCHOS OLIVACEUS.

Temw.

Planche 12, fig. 1.

Les parties supérieures de la téte, du cou et du corps sont d’un

vert-foncé légèrement nuancé d’olivatre 3 la gorge, le devant du cou

et la poitrine ont une teinte verdàtre-claire ; le ventre et l’abdomen sont colorés de cendréjaundtre ; les ailes sont d’un brun-noiràtre et peintes de nuances verdàtres, mais les couvertures ont de larges bords d’une couleur d’ocre-verdatre » et les pennes sont lisérées de vert-clair; la queue est brune-claire, et toutes ses pennes lisérées de verdatre. La mandibule supérieure du très-large bec est noire; l’inférieure est blanche. Longueur, cinq pouces.

On trouve l’espèce au Brésil: elle fait partie de presque toutes les

collections publiques : l’individu du Musée des Pays-Bas a servi de modele.

RecvEIL D'OISEAUX , 2°. LIVRAISON.

PLATYRHYNQUE CANCROME.

PLATYRH YNCHOS CAN CROMUS. Temm.

Planche 12, fig. 2-

Fev Illiger avait désigné cet oiseau dans les galeries du musée de

Berlin par le nom de Muscicapa cancroma , que nous adoptons pour le Platyrhynque qui fait le sujet de cet article.

Cette jolie espèce est distinguée par la belle touffe jaune dont le coronal est orné; ce petit panache, composé de plumes longues à baibes non jointes, parait encadré par les petites plumes d’un brunolivàtre qui naissent de la base du bec, garnissent le front, et forment de larges sourcils sur l’orbite des yeux; au lorum se dessine une petite tache blanche; toutes les parties supérieures sont d'un brun légèrement olivàtre ; la gorge est blanche, la poitrine couleur de fieuille-morte, et le milieu du ventre jaundtre.

La longueur de ce petit Platyrhynque n’excède pas trois pouces et demi. On le trouve au Brésil; mais nous n’avons aucune notice è donner sur ses moeurs.

Musées des Pays-Bas, de Berlin, de Vienne et du prince de Neuvvied.

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MOUCHEROLLE PRINCIPAL.

MUSCIPETA PRINCEPS. Temm.

Le Méle et la Femelle. — Planche 584.

Certe brillante espèce Japonaise rappelle les formes totales et les parures accessoires du plumage que l’on trouve échues en partage a quelques espèces de Moucherolles des Indes et de Afrique; tels que Muscicapa paradisii , le méme que le Tcheittrecbé blanc de Vaillant, pl. 145.— Muscicapa cristata de Brisson, dont Upupa paradisea de Lath. est un double emploi et tous les deux synonymes du Tcheittrecbé roux de Vaillant, pl. 146. Ce sera ma Muscipeta castanea. — Suit comme troisième espèce Muscicapa borbonica, Buff., pl. 575, f. 1, et Vaill., pl. 142, sous le nom de Tcheitrec. — Puis comme quatrième espèce Muscicapa mutata, Buff., pl. 248, fig. 2, ou le Chet-noir de Vaill., pl. 148. Comme cinquième espèce pl. enl. de Buff. 248, f. 1, son Schet-al et Vouloulou, ou le Chetroux de Vaill., pl. 147, que jindique sous Muscipeta holosericea. — Enfin, comme sixième espèce celle que nous publions ici.

Nous donnons à cette espèce le nom de Moucherolle principal, vu que, selon M. de Siebold, elle est désignée par les Japonais sous le nom de Sar - towo, dont l’étymologie revient à Zune des trois pierres précieuses, que le budaisme met à la main d’un de leurs dieux les plus fameux, pour exprimer par là à quel point ils attachent de prix à la beauté de cet oiseau.

La huppe élégante et légère dont le mile de cette espèce est orné, tout le sommet de la téte, sa nuque, tout le devant du cou et la poitrine sont d’un noir velouté à teintes pourprées; tout le dos, les scapulaires, les couvertures alaires et les bords des pennes sont d'une teinte brillante grenat à reflets pourprés ; le miliea du ventre et l'abdomen sont d’un blanc pur; les flancs d’un noir violet, et

RecurIL D’OrsEAUX, 99° LIVRAISON.

MOUCHEROLLE PRINCIPAL.

la queue d’un noir profond, à légers reflets violets; les deux plumes

du milieu dépassent d’un pied ou plus les autres pennes caudales;

le bec est noir, marqué d’une strie blanche è Varète de sa mandi-

bule inférieure. Longueur totale, non comprises les deux longues pennes du milieu, sept pouces.

Lafe melle, plus modeste dans sa parure, porte cependant comme le mile une huppe occipitale, mais elle est composée de plumes plus courtes, et arrondies par le bout. Cette huppe et le sommet de la téte sontcomme chez le màle; la nuque, le cou et la poitrine ont une teinte gris-foncé; le dessous du corps est blanc; le dos, les ailes et la queue, manquant de longs filets, sont d'un roux foncé et la queue un peu plus brunàtre.

On trouve ce Moucherolle dans les parties septentrionales du Japon et dans la Corée; on le nomme Ikaru-ikaruga et San-kowo. Il habite les foréts, se nourrit d’insectes et vit absolument comme tous les Gobe-mouches, saisissant sa proie lorsqu'elle se montre près

des lieux où il est posé.

GENRE DRYMOPHILF.

G-EANGUWS. DRY MOPRHIL A. Temwm.

Bec fort, robuste; mandibale supérieure è peu près triangulaire, è créte proéminente dans toute sa longueur, un peu voutée latéralement, fléchie è la pointe, qui est échanerée ; mandibule inférieure formant angle.

Narines basales, latérales, ovoides, couvertes totalement par les plumes veloutées du front; des poils courts à la base du bec.

Pieds courts, gréles, doigts latéraux égaux; lexterne réuni jusqu'àè la première articulation è l’intermédiaire. Ongle postérieur très-arqué.

Ales médiocres; la première rémige très-courte; la deuxième moins longue que la

troisiéme et la quatrième, qui sont les plus longues.

Les espèces comprises dans cette coupe, peuvent convenablement former un genre distrait de la grande famille des Gobe-mouches , et forment un groupe intermédiaire entre les vrais Gobe - mouches , Muscicapa, et les Drongos, Edolius. Les espèces dont se compose le nouveau genre Drymophila vivent toutes dans les îles de la Sonde » les Moluques et la Nouvelle-Hollande. Nous en connaissons aujourd'hui neuf espèces, dont cinq seulement ont pu faire partie de ce recueil, vu que le nombre limité de nos planches ne nous permet pas de les publier toutes; elles pourront, par la suite, faire partie d’une seconde série de cet ouvrage, pour la continuation duquel les matériaux nouveaux ne manqueront pas de s’offrir en grand nombre, de facon méme que le choix en devient embarrassant.

Nous regrettons de ne pas nous trouver, pour le moment, en possession des manuscrits de feu notre ami Boié, afin de puiser dans ses observations les données nécessaires relativement aUX mMoOeurs et à la nourriture des oiseaux réunis dans ce nouveau groupe.

Les espèces figurées dans ce recueil sont:

Esp. 1. Dryworane vor, pl. col. 534, sous le nom de Gobe-

RecuEIL D'OISEAU, 70° LIVRAISON.

GENRE DRYMOPHILE.

C'est DryMOPHILA VELATA. La patrie de cette

espèce est les îles de Timor, de Java et de Sumatra.

Esp. 2. DrxMOPHILE MILITAIRE de nos pl. col. 418, fig. 2. C'est DryMoPHILA CARINATA, figuré, pendant la publication de ce recueil, par M. Swainson, dans les Zoological illustrations, vol. 5, pl. 147, sous le nom de Muscipeta carinata. ‘Patrie, la Nouvelle-Hollande

mouche voilé, le mile.

et Timor.

Esp. 3. DaymoPHILE cenpRrILLARD de nos pl.

DryMoPHÒinA ciNeRAscENS. Patrie, l’ile de Timor. pun tRIBANDE de nos pl. col. 418, fig. 1, le male. Patrie, Vîle Timor.

pl. col. 450, fig. 1. C'est

col. 450, fig. DE C'est

Esp. 4. Daymo C'est DaYMOPHILA TRIVIRGATA.

Esp. 5. DaymorniLe ALECTO de nos Deymoruira arrero. Patrie, l’ile Ceélèbe.

FAISAN DAMHERST.

PHASIANUS AMHERSTIA. LEADB.

LA beauté de cet autre Faisan découvert récemment, nous engage

a en donner la description succincte, prise sur les deux sujets méàles qui ont servi à l’indication et & la figure publiée à Londres par M. Leadbeater, dans les Transactions linnéennes, vol. 16, p. 129, fig. 15, en noir. Nous en aurions donné une figure coloriée, mais le nombre borné de nos planches nous interdit cette publication.

Ce magnifique oiseau est à peu près de la taille du Faisan vul-' gatre d'Europe ; mais les formes , les parur

es accesoires du plumage et la queue sont comme dans le Faisan tricolore cu doré; le grand espace ophthalmique nu est d'un bleu azur; et un barbillon très-court de la méme couleur marque de chaque còté la commissure des mandibules. L'occiput est orné, comme dans le Faisan doré , d'une ample auréole ou hausse-col formée de douze rangées de plumes, dont les plus longues de la rangée inférieure ont plus de quatre pouces : cette auréole, que l’oiseau a la faculté d’étaler en éventail, recouvre toute la partie postérieure du cou; ces plumes sont d’une teinte blanche | opaline, et terminées de deux bandes en croissant : la première est d’un vert opalin, et l’extérieure bleue 3 au-dessus du hausse-col, et à l'occiput s'élève un petit panache de plumes longues et subulées, d’un pourpre éclatant; toute la téte, le cou, le dos et les scapulaires sont d'un riche vert meétallique, et chaque plume est terminée par un croissant noir velouté; les coavertures des ailes sont d’un bleu métallique à bords noirs; le ventre et l’abdomen d’un blanc pur, mais les couvertures inférieures de la queue ont une teinte verdaAtre métallique ; tout le croupion est d’un Jjaune éclatant, et la région supérieure du coccix d’un rouge vif; les longues plumes qui viennent couvrir les pennes caudales sont blanches, marquées de bandes vertes, et terminées de rouge vif; la très-longue queue a toutes les pennes en forme de gouttière renversée, et rassemblées en faisceau comme l'est celle du Faisan doré; ces pennes sont blanches, à bords mordorés, et marquées à large intervalle de bandes diagonales d’un vert foncé.

RecuriL D’'OrseAUx, 82° LIvRAISON.

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