‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 27 sur 150 · W& * NS) LS SS N E · texte numérisé non relu

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Gobe - mouche | vole

MWuiet.

DRYMOPHILE VOILE.

DRYMOPHILA VELATA. Temm

Le Mdle adulte. —Planche 354.

Lorsque cet oiseau a été peint et gravé pour ce recueil sous la dénomination de Gobe-mouche, je ne possédais que cette espèce imique, différant assez du type des Gobe-mouches pour constituer à elle seule un petit groupe ou une section dans le grand genre Muscicapa de Linnée et des méthodes. La circonspection que j'ai cru devoir admettre dans la formation des nouveaux groupes génériques , m’avait porté à considérer provisoirement ce prototype comme un simple jalon mis en avant, auquel, par la suite, pourrait venir se rallier d'autres espèces munies de caractères identiques. On ne peut étre trop circonspect lorsqu'il s'agit d’établir de nouvelles coupes dans le règne animal; mon principe sur ce point est qu'il vaut toujours mieux , pour l’étude de l’histoire naturelle, de ne rien préjuger par hypothèse, et de n’admettre de coupes génériques artificielles que lorsque des preuves nombreuses viennent offrir l’évidence et asseoir le jugement sur des données plus certaines. Il vaut toujours mieux rester en decà des bornes tracées, que d’aller au-delà par le moyen de conceptions hardies.

Ce plan m’avait fait ranger provisoirement le nouveau type que nous publions comme propre à marquer le passage des vrais Gobemouches, Muscicapa, aux Drongos (edolius.) Aujourd'hui que la découverte de neuf ou dix espèces distinctes, toutes formées sur le méme plan, non-seulement par la forme du bec, des pieds, des ailes et de la queue, mais aussi par la nature du plumage et par la distribution des couleurs, viennent se grouper autour de ce type, je ne vois plus aucun motif qui puisse empécher le naturaliste d’admettre ces espèces comme formant un genre distinct, déterminable par des caractères faciles à saisir et également faciles à étre exprimés par des mots (1).

(1) Cette expression pent paraitre ridicule è ceux qui n’ont point fait de l’histoire naturelle

RecueIn D'Orsesdux, 56°. LIvRAISON.

DRYMOPHILE VOILÉ.

Toutes ces espèces se trouvent circonscrites dans un rayon géographique assez limité.

Nous publierons successivement dans ce recueil toutes les espéces nouvelles de ce nouveau genre, auquel je propose d’assigner le nom Drymophila ou Drymophile, me réservant de fournir les détails génériques lorsque plusieurs portraits auront été donnés et que les matériaux attendus de l’Inde et contenus dans les manuscrits de nos voyageurs, nous mettront à méme de fournir plus de details sur les moeurs de ces oiseaux.

L'espece type dont le mfle est figuré pl. 554, est caractériste par une bande noire qui, en forme de voile, couvre le front, la face et les joues; à ce noir profond et lustré succède, surle devant du cou et sur la poitrine, une grande plaque couvrant ces parties d’un rouxmarron mordoré; toutes les autres parties du corps, les ailes et la queue ont un ton bleu -clair légèrement nuancé de cendré ; les barbes intérieures des rémiges et des pennes de la queue sont d'un noir mat; la teinte blanche qui colore le duvet des plumes du ventre et de l’abdomen méle une légère apparence blanchàtre aux couleurs bleuAtres claires de ces parties, surtout lorsque les plumes sont un peu écartées; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 7 pouces.

La femelle ressemble au mile par la couleur dominante du plumage ; il y manque la bande ou le voile noir dont la face de celui-ci est couverte, et la plaque mordorée du devant du cou; un gris sombre légèrement blenàtre revét ces parties dans la femelle. Les jeunes sous la livrée du premier ige ne nous sont point parvenus.

On trouve cette espèce dans l’île de Timor ; et isolément ou par paire dans celle de Java. Il est facile de juger par le petit nombre des individus qui a été vu dans cette dernière île que ce n’est point

là sa vraie patrie et qu'elle habite plus particulièrement les îles de

l'Archipel des Moluques.

Musée des Pays-Bas.

une étude approfondie ; elle ne le sera point pour ceux qui peuvent embrasser par la pensée une classe entière du règne animal. Ils auront appris par expérience, qu'on peut sentir une distinction, une.coupe entre plusieurs espèces , un genre enfin, sans qu'il soit possible à celui qui le sent d’exprimer sa pensée par le moyen des termes vulgaires de nos dialectes. La cause de ce manque de terminologie est bien simple : ros coupes méthodiques sont toutes artificielles et conventionnelles; la création n’a produit que des espèces; mais l'homme, ne pouvant embrasser par la pensée l’ensemble harmonieux de cette création,

a dù nécessairement avoir

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recours à un échafaudage plus à sa portee, mieux assorti à l’insuffisance de ses moyens, et nos catalogues methodiques ont été inventés.

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