GI
30 b Con moucheron pease,
DUZZA
GOBE-MOUCHERON PASSE-GRIS
MUSCICAPA OBSOLETA. Narter.
Le Mdle. — Planche 275, fig. 1.
Les très-petits Gobe-mouches, placés sur le dernier échelon de ce genre, forment une petite section où se trouvent des espèces peu différentes par la forme du bec de celles placées parmi les Mésanges (parus); les seules différences un peu caractérisées, qui peuvent servir à les reconnaître, et que nous employons pour les séparer les unes des autres dans ces deux genres voisins, peuvent étre prises de la nature du plumage et des couleurs différentes dont il est peint. Quelques autres espèces remontent, par des gradations non moins fugitives dans les formes du bec et par la présence plus ou moins caractérisée des barbes ou poils à la base des mandibules, au type de nos quatre espèces de Gobe-mouches d'Europe, qui, à la rigueur, offriraient trois petites coupes; car il existe autant et peut-étre plus de différences dans les nuances de la forme du bec de notre Gobemouche vulgaire, Muscicapa grisola, et de celui du Gobe-mouche rougeàtre, Muscicapa parca de nos climats, puis de ceux-ci aux espèces de Muscicapa albicollis et luctuosa, que l'on pourrait en trouver, par le plus minutieux examen , entre des espèces exotiques séparées en des genres distincts (1). Nous croyons quil est utile de réunir provisoirement dans une série la nombreuse famille des Gobemouches; nous serons les premiers à admettre dans ces genres des coupes, en isolant quelques groupes sous des dénominations nouvelles, lorsque par un examen plus approfondi il nous sera possible d’établir des caractères faciles à saisir. Je conviens avec franchise
que dans le nombre immense et toujours croissant des espèces qui
(1) Voyez aussi sur cette matière la remarque placée au genre Muscicapa, dans le Manuel d’Ornithologie, page 151.
Recurm D'Orsrsux, 46°. rivRAISON.
SR
GOBE-MOUCHERON PASSE-GRIS
me sont connues, il ne m’a point encore été possible d’établir une apparence d’ordre et de régularitò dans les coupes que j'ai essayé d’'établir. Ceux qui n’auront devant eux qu'un très-petit nombre de Gobe-mouches trouveront bien plus de facilité à se créer des
coupes artificielles, et c'est ce qui est toujours arrivé lorsque les
naturalistes n’ont consulté qu’une seule collection, ou lorsqu'ils se sont bornés à la division méthodique des oiseaux d’une seule contrée ou d’une vaste portion du globe; ces sortes d’édifices méthodiques croulent d’eux-mémes lors de la comparaison générale faite sur la totalité des espèces connues, qui sont dispersées dans les nombreuses collections de l'Europe. Notre ouvrage combiné avec les planches enluminées de l’ancien Buffon, et auxquelles on pourra réunir les figures d’Edwards, de Le Vaillant, de Wilson et de Vieillot, formeront avec le temps une collection très-riche, où seront représentés, sous des formes vraies et par le moyen de couleurs rendues avec fidélité, le plus grand nombre des oiseaux connus (1). Cest en multipliant les figures des espèces qui paraissent appartenir à des coupes nouvelles, que nous pouvons réussir à mettre plus d’ordre dans ce grand genre; peut-étre trouverons-nous alors plus de facilité à isoler des groupes par le moyen de plusieurs caractères réunis, reproduits à peu près sous les mémes formées et avec les mémes conditions sous le rapport des moeurs et des habitudes. En attendant nous sectionnerons cette grande tribu. Quelques espèces seront réunies par des rapports dans la forme assez constante de la queue; d’autres dans le plus ou le moins de longueur du bec en proportion de la téte; d'autres, enfin, offriront la réunion des espèces qui se ressemblent par les couleurs du plumage.
L’espèce qui fait le sujet de cet article, figure 1, réunie avec une autre, connue dans le Systèéme sous le nom de Sylvia elata Lath., Ind. vol. 2, pag. 549, sp. 155, décrite dans Buffon sous l’indication de Roitelet mésange, et figurée sous celle de Meésange huppée, pl. enl. 708, fig. 2, auxquelles on peut ajouter plusieurs espèces nouvelles , et celles données sur cette méme planche, fig. 2
(1) Nous publierons dans ce recueil, et probablement à la 60°. livraison, un tableau général de toutes les anciennes planches enluminées de Buffon, combinées avec celles des 60 livraisons de ce recueil et réparties ensemble d’après les genres et les sections données dans l’analyse du système placé dans le 1°. volume du Manuel d’Ornithologie ; analyse dont il sera publié une
nouvelle édition dans le troisième volume de l’ouvrage indiqué.
e faci= éunis, 5 COM= ndant seront queue; ortion
qui Na
a avec
lat ela
GOBE-MOUCHERON PASSE-GRIS
et 5, forment, sous le nom provisoire de Gobe-moucheron , le groupe le plus voisin des Mésanges, et le dernier échelon des Gobe-mouches. Les deux espèces figurées sur cette planche, passent par des nuances très-imperceptibles à des formes plus rapprochées du type de nos espèces européennes; l’une n'a que de très-faibles indices de soies, ou petits poils folets, à la base du bec; l’autre a des soies plus distinctes et le bec un peu plus large; tandis que celui de la figure 1 ale bec plutòt comprimé. Des gradations tout aussi fugitives, observées dans quelques autres espèces, nous serviront de moyens propres a remonter, dans cette série, à des oiseaux insectivores, très-voisins des Pie-grièches caractérisées par une queue courte et carrée.
Notre Gobe-moucheron passe-gris a le sommet de la téte, l’occiput et la nuque, d’un gris pur; le manteau, le dos et le bord des pennes de la queue, d'un cendré légèrement verdatre; les ailes brunes, marquées de deux rangées de taches roussatres et les pennes bordées de gris-roussàtre; tout le dessous est blanchàtre, mais teinté de grisclair sur le devant du cou, de gris-foncé sur les còtés de la poitrine et d’une très-légère nuance jaundtre sur le reste des parties inférieures; la mandibule supérieure du bec est brune, l’inférieure jaunatre; les petites soies se distinguent à peine entre les plumes de la base du bec. Longueur, quatre pouces.
On le trouve au Brésil. Des individus font partie des Musées des Pays-Bas et de Vienne.