‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 52 sur 150 · GOBE-MOUCHERON VENTRU · texte numérisé non relu

GOBE-MOUCHERON VENTRU

Le Gobe-moucheron ventru a le front ombragè de petites soies qui se recourbent en avant; le bec est long, pointu et déprimé è la base; un vert assez pur couvre toutes les parties supérieures et forme des bordures aux pennes des ailes et de la queue; le front, le tour du bec et des yeux, sont couverts de petites plumes panachées de blanc et de verdàtre; deux rangées de petites taches jaunàtres sont placées sur les couvertures des ailes; les trois dernières pennes secondaires les plus proches du corps sont aussi terminées par de semblables taches; tout le dessous de l’oiseau est d'un jaune- | verdàtre sale; le menton est légèrement blanchàtre. Longueur, quatre pouces trois lignes.

On le trouve au Brésil; et les individus font partie des Musées

des Pays-Bas et de Vienne.

GOBE-MOUCHERON VERDIN.

MUSCICAPA VIRESCENS. Narter.

Le Mdéle. — Planche 275, fig. 3.

La distribution des couleurs du plumage de cette espèce est absolument la méme que dans le Gobe-moucheron de la fig. 2. Le manque de taches aux trois dernières pennes secondaires est le seul caractère, très-fugitif, qui puisse servir à les distinguer. Nous avons dit que la queue de cette espèce est proportionnellement plus longue; que le bec est plus fort, plus court, moins déprimé et moins garni de poils; ce sont là toutes les différences qui servent à reconnaître ces deux espèces voisines, dont nous avons figuré deux miles. Les femelles ont des teintes un peu plus pàles, et ne different pas assez des màles pour les distinguer du premier coup d’oeil. Longueur totale, quatre pouces huit lignes.

La patrie de cet oiseau est le Brésil; on trouve des individus dans les Musées ci-dessus désignés.

bsoque

grate

GENRE MERION.

GENUS MALURUS. VieILLOT.

Bec un peu fort, plus haut que large, fléchi et un peu courbé è la pointe

; comprimé dans toute sa longueur;

aréte distincte , s'avancant un peu entre les plumes

du front; base du bec garnie de petits poils rudes et courts; pointe du bec faiblement échancrée.

Narines basales, latérales, è moitié formées par une membrane.

Pieds longs, gréles; doigt externe uni jusqu'à la première articulation; interne

divisé. I

Ales très-courtes, arrondies; les trois premières rémiges également étagges, souvent les trois et méme les quatre suivantes d’égale longueur et les plus longues.

Queue irès-longue, conique, à pennes étroites, souvent è barbes posées.

rares et décom-

M. Viento a formé ce genre et nous l’avons adopté dans le Manuel d’Ornithologie, où il fait partie de l’ordre des insectivores. On peut le sectionner en deux divisions géographiques ; la première composée des Malures d’Afrique et la seconde des espèces trouvées dans les îles de l’archipel des Indes et dans l’Ocganie. Les Synallax , petits oiseaux insectivores propres aux climats méridionaux du nouveau monde, auraient pu former une troisième division, mais il paraît plus convenable d’en faire un genre séparé, classé après celui des Meérions. Ces oiseaux à ailes courtes et à queue longue et conique, du nouveau monde, se distinguent des Mérions par la forme un peu différente du bec et des pieds ,.et surtout par le manque de soies à la base du bec. Nous en formons un genre et nous publierons les portraits des trois espèces nouvelles. Quelques espèces indiquées par d’Azara sous le nom de Queues aigiles , appartiennent a nos Synallax, mais le plus grand nombre doit étre réparti dans des genres déjà déterminés.

On ne connaît point encore avec précision tous les détails relati-

RecurIL D'OrseAUX, 11° LIvRAISON.

GENRE MÉRION.

set aux habitudes des Mérionsz; on sait seulea Nouvelle." !'-nde, hautes herbes et

vement aux mMoeur ment de quelques espèces d’Afrique et de Il qu'elles habitent les lieux humides, couverts de de jones, qu'elles escaladent dans tous les sens; ingambes et courent à terre plus quelles ne volent.

On peut citer dans ce genre quelques espèces bien figurées, telles que la Sy/via africana cu Merle flitteur de Le Vaillant, Ois. d’Afr., pl. 112.— La Sylvia macroura ou le Capocier de Le Vaillant, st aussi figuré dans les planches enluminées 752, figure 2, sous le nom de Fauvette tachette du cap de Bonne-Espérance. Le Muscicapa malachura ou la Queue gazée de Le Viaill., pl. 150, fig. 2. Nous figurerons plusieurs espèces

à couleurs vives et brillantes de l'Océanie ; quelques-unes sont indiclassées assez négligemment dans les

elles sont très-

pl. 129 et 150, dont le mdle e

quées dans les méthodes et senres Sylvia, Muscicapa et Parus, tr position indigeste et barbare sert è apprécier a sa]

talent des compilateurs méthodistes.

ois groupes dont la comuste valeur le

Coli

bride ; adulte,

A Mi La

MERION BRIDE.

MALURUS FRENATUS. Temwm.

Le Mdle adulte. — Planche 385.

Nous désignons ce Mérion par l’épithète mentionnée, vu qu'il porte de chaque còté du cou une bande blanche longitudinale partant de l’angle du bec, et disposée sur le cou comme sil était muni de brides. L'espèce me paraît nouvelle, l’ayant cherchée en vain parmi les Merles de Latham, seul genre connu auquel on aurait pu l’associer. Les caractères pris du bec, de la forme des ailes et de la queue, et des plumes roides du front m’ont servi de guides dans la détermination générique de cette espèce et d'un nombre assez grand de congénères, destinés à paraître dans ce recueil.

Outre le caractère spécifique des drides malaires que nous venons de mentionner, les couleurs du plumage peuvent étre signalées de la manière suivante. Lorum, joues et tout le devant du cou d’un noir parfait; téte, nuque et manteau d’un gris couleur de plomb, marqué de larges méches noires; poitrine, ventre et toute la partie inférieure du dos d’une belle teinte marron; ailes et queue d'un noir parfait, les premières marquéesde petitestaches blanches disposées sur les couvertures des ailes, avec un petit miroir blanc sur les rémiges; la queue, à l’exception des deux pennes du milieu, terminée de grandes taches blanches; pieds et bec noirs. Longueur totale, à peu près neuf pouces.

Jai lieu de croire que les sexes diffèrent par le plumage. Les individus femelles, ou peut-étre les jeunes, ont une teinte brune nuancée de marron; les brides sont indiquées par du cendré sur un fond brun-noiràtre ; les taches blanches des ailes et de la queue sont moins

pures que dans le male adulte.

L’espèce nous est parvenue des parties méridionales de lA frique. Musées des Pays-Bas et de Paris.

Recuei D'OrseAux, 65°. LIVRAISON.

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