ERGO
MEÉRION LONGIBANDES.
MALURUS MARGINALIS. Renw.
Planche 65, fig. 2:
Cet ociseau a été découvert à Java par M. Reinwardt; nous ne
savons rien de sa manière de vivre ni du genre de nourriture quil
choisit.
On distingue cette grande espèce à sa queue très-longue, fortement étagée; la plus courte de ses pennes de chaque còté n'a qu'un pouce neuf lignes de long et celles du milieu ont quatre pouces et demi. De très-larges mèches brunes-noirAtres, bordées de bruncendré-blanchAtre, ou de roussàtre très-clair, couvrent le dos et les ailes; de petites stries brunes , disposées sur un fond couleur pelure d’oignon, forment les teintes des autres parties supérieures ; la queue et les rémiges sont brune-cendrées; la gorge, les sourcils et les parties inférieures sont blanches; on voit une zòne de petits points noiritres sur la poitrine; les cuisses ainsi que l’abdomen ont une teinte isabelle, marquée sur le milieu de chaque plume d'une strie brune. Les pieds et la mandibule supérieure du bec sont bruns, l’inférieure est blanche.
On trouve des individus à teintes plus roussàtres et à ventre de couleur isabelle.
Mustes des Pays-Bas et de Paris.
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MERION GRELE.
MALURUS GRACILIS. Mus. FrANcr.
Planche 466, fig. 1.
Ce petit Mérion des régions chaudes de l’Afrique orientale est du nombre des acquisitions nouvelles dans le domaine de l’ornithologie, dont cette science est redevable aux recherches du voyageur francfortois, M. Ruppel : ce naturaliste, guidé par un zèle ardent pour les sciences d’investigation, se plaît à consacrer une partie de sa fortune à des voyages dirigés vers ces contrées, auxquelles viennent se rattacher des souvenirs classiques du plus grand intérét pour l’histoire et la géographie. Cet intrépide voyageur, retourné depuis peu de temps de ses courses en Nubie et en Abyssinie, n'est revenu dans sa ville natale, et n'a échangé momentanément le turban contre le costume européen qu’afin de se préparer a de nouvelles courses scientifiques dans ce pays, riche en productions zoologiques.
Le petit Mérion qui fait le sujet de cet article a été publié par M. Cretzschmaer dans l’Atlas du voyage de M. Ruppel; nous le donnons ici, ainsi que son congénère, le Mérion criard, pour les offrir, sur la méme planche, et comme objets de comparaison, avec une espèce nouvelle de Mérion de Java. On pourra s’assurer que les formes de ces espèces sont absolument les mémes, et que ce petit groupe, quoique essentiellement africain, compte aussi des espèces dans les îles du vaste archipel asiatique.
De petites mèches noires bordées de blanc et de teinte lie-de-vin couvrent tout le sommet de la téte; la nuque, le dos et le manteau sont d’une teinte isabelle un peu roussàtre; l’aile est grise, bordée extérieurement de la méme teinte que les plumes du dos, couverte
de larges mèches noires disposées sur les pennes secondaires, et
Recuert D'OrseAUx, 78°. LIVRAISON.
MÉRION GRELE.
ges de blanc sur les cou-
d'une double rangée de taches noires lisér est grise, è bande noire
vertures; la queue, très-longue et conique, vers le bout, et à pointe d’un blanc pur; gorge blanche; flancs d'un blanc jaunàtre; bec brun, è mandibule inférieur brun clair. Longueur totale, quatre pouces cinq lignes.
Cette espèce a été figurée dans les planches du grand ouvrage sur l’Egypte, tab. 5, fig. 4: elle vit dans les bois le long des bords du Nil. Le mAle et la femelle ont une méme livrée.
Musée des Pays-Bas, de Francfort et de Paris.
e jaune; pieds d’un
MERION CRIARD.
MALURUS CLAMANS. Mus. Francr.
- Planche 466, fig. 2.
La voix forte et percante de ce petit oiseau lui a valu le nom imposé par M. Ruppel.
Tout le dessus de la téte et la partie supérieure du corps sont d’un gris brun terne, marqué sur le milieu de chaque plume par du brun foncé; ailes et queue de la méme teinte que le dos, mais les plumes des premières lisérées de brun foncé, et celles de la queue marquées , vers le bout, d’une petite bande noiràtre avec pointe extréme blanchàtre; les parties inférieures blanchàtres, avec des mèches grises disposées sur les flancs. Pointe du bec noire, sa base et les pieds jaunes. Longueur, de quatre pouces cinq lignes. Point de différence dans les sexes.
On le trouve en Nubie, dans les endroits boisés des bords du Nil.
Musée des Pays-Bas et de Francfort.
MEÉRION POLYCRE.
MALURUS POLYCHROUS. Tumw.
Planche 466, fig. 5.
Ce Mérion de l’Inde est plus grand que ses congénères d’Afrique; sa taille approche de notre Lavandière d'Europe; les formes caractéristiques sont absolument les: mémes que celles de l’espèce précédente, dont elle diffère très-peu, méme par les teintes du plumage.
Toutes les parties supérieures d’un cendré brun terne, marqué, sur les plumes de la téte, de mèches noires; les couvertures des ailes sont lisérées de brun roussàtre; la très-longue queue est grise en dessus; le dessous grisàtre, barré de noir vers le bout, età pointe extréme blanchtre. Le devant du cou, la poitrine et le ventre sont d’un blanc jauntre; une teinte rousse marque les joues et s'étend le long des cétés du cou; du cendré pur couvre les flancs, et une teinte jaune roussàtre revét les cuisses et la région abdominale ; le bec et les pieds sont d'un brun clair. Longueur totale, cinq pouces huit lignes.
On trouve l’espèce dans les bois et dans les buissons de l’ile de Java, qu'elle fait retentir de ses cris percans.
Plusieurs individus ont été envoyés de Java par MM. Kuhl et Van Hasselt.
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Longueur de T'ile de
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GENRE ORTOTOME.
GENUS ORTHOTOMUS. Honsr.
Bec long, droit, en alèéne, déprimé à la base, comprimé dans le reste de sa longueur. Mandibule supérieure è arète vive entre les grandes fosses nasales, très-faiblement inclinée vers la pointe, qui est vive. Mandibule inférieure, droite , pointue.
Narines basales, grandes, glabres, couvertes d'une membrane nue, percées dans le centre de cette membrane en un petit orifice.
Pieds è tarse long, beaucoup plus que les doigts, très-grèle. Doigt postérieur le plus fort; l’interne et l’externe à peu près de méme longueur.
Ailes très-courtes, arrondies; les trois premières rémiges également étagées et les
quatre suivantes de méme longueur. Queue longue, très-étagée, à pennes étroites.
Ce sont de très-petits oiseaux insectivores qui tiennent aux petites espèces de la division des Sy/vains riverains , mais leur bec est plus long et plus droit; c’est des OpAies (Opetiorhychus) du Nouveau-Monde qu’ils tiennent le plus par la forme du bec; et ce rapprochement les associe, en quelque sorte, avec les Grimpereaux (Certhia), quoique par la forme de leur queue comme pour la coupe des ailes, ils ressemblent exactement à la (Prinie) Priria familiaris de Horsf., qui elle-mème est voisine des petites espèces du genre Malure (Malarus), auxquelles nos Orfotomes ressemblent aussi plus ou moins.
Ces petits oiseaux , dont nous connaissons plusieurs espèces , habitent différentes îles de la Sonde et des Moluques. Toutes sont sédentaires, n’émigrant point, et vivant toute l’année par paire ou
en petite famille. On les trouve dans les bois en montagne, où ils
ReECUEIL D’OrsFAUX, 101° LIVRAISON.
GENRE ORTOTOME.
voltigeant par bonds, à de très-petites distances,
vivent d’insectes, ns dans lesquels ils se tiennent
et escaladant les branches des buisso
de préférence; leur vivacité rappelle les habitudes de nos Fauvettes
d’Europe.
Le genre a été établi par M. Horsfield, Syst. Arr. of the birds of
Java, et a eu pour type notre Ortotome sepium, è laquelle il aurait
pu associer sa Priria familiaris. Depuis, M. Lesson en a fait son genre Edela, Centurie zool., p. 212, pl. 71, sur l’espèce que nous
désignons sous le nom d’Ortotome édele.
sap DCICa
te.
Do