ADDITION A L’ARTICLE DU BEC-FIN SUBALPIN
foncé que dans les autres sujets qui m’ont servi à constater l’identité des deux espèces nominales.
Le bec de cette espèce est faible et droit ; un cercle nu, d’un beau rouge, entoure l’orbite des yeux (1). Le màle adulte , au printemps, ale sommet de la téte, les jJoues, la nuque et le dos, d’un cendrébleuAtre couleur de plomb, plus ou moins teinté de cendré-brun A selon l’époque de l’année; à Ja base du bec, et sur les cétés de la gorge, une petite bande blanche; le menton, la gorge et la poitrine, d'un roux-vineux plus ou moins vif, ou varié de blanchAtre aux différentes époques de l’année; le milieu du ventre blanchàtre; les flanes plus ou moins teints de vineux-clair; les ailes sont d’un cendré-noiritre bordé de cendré-roussàtre ; la queue est noire ou d'un brun-noiràtre; la penne latérale blanche sur les barbes extérieures et au bout; les autres, celles du milieu exceptées, a pointe blanche; la base de la mandibule inférieure du bec est Jjaundtre, le reste d’un brun foncé.
La femelle a les parties supérieures d'une teinte moins pure; la bande blanche à la commissure du bec est peu distincte; la gorge est blanchatre; la poitrine légèrement nuancée de vineux-roussàtre; les flancs et l’abdomen moins distinctement colorés de vineux que la poitrine et le reste des parties inférieures blanchAtres.
Jai recu des individus de cette espèce, de Turin et de Génes; ceux figurés planche 251, ont été trouvés par M. Heckel, en Silésie. Leur nourriture consiste en petits vers et insectes ailés, particulièrement des mouches. M. de la Marmora dit que toutes les espèces de Bec-fin, pourvues d’un cerecle rouge autour de l’orbite des yeux, telles que Sylvia sarda, provincialis subalpina et melanocephala, vivent dans les bois et les buissons touffus; ils parcourent le feuillage et voltigent de branche en branche avec pétulance, et en relevant
continuellement la queue; on les nomme en Sardaigne, T'opidi mata.
(1) Ces caractères sont toujours mal indiqués dans les planches, vu que les sujets préparés en peaux et montes, perdent le plus souvent Jusqu’aux traces de ces nuditgs : le peintre les
omet lorsqu’il n'est point prévenu de leur existence dans le vivant.
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