‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux: pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de BuffonChapitre 8 sur 150 · O ZZ · texte numérisé non relu

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DRONGO AZURE.

EDOLIUS PUELLUS. Rervtw.

Le Mdle adulte, planche 70. — La Femelle adulte, planche 225.

Ovx trouve la notice sur cette belle espèce dans les catalogues méthodiques, sous le nom de Coracias puella Latham, Ind. vol. 1 7 pag. 171, sp. 12. M. Horsfield donne de bonnes figures du màle et de la femelle dans l’ouvrage intitulé Zoologica! researches in Java, liv. 1. Ce savant naturaliste n’ayant pu trouver dans cet oiseau les formes propres aux espèces qui composent le genre Ro/lier coracias des méthodes, il en a fait un genre distinct sous le nom Irena. Je ne partage point cette maniére de voir du naturaliste anglais; car la forme du bec, celle des pieds et des ailes, les seuls caractères d’après lesquels le méthodiste puisse baser ses divisions arbitraires, ne fournissent aucun indice qui puisse servir à la formation d'un nouveau groupe. Les parties que nous venons d’énumérer ne diffèrent, sous aucun rapport, de celles qui servent à distinguer le groupe Drorgo ( Edolius ), et c'est dans ce genre que l’espèce doit étre classée. Les voyageurs qui ont pu observer notre oiseau dans son pays natal, au lieu de discuter sur des minuties tenant à la place que l’espèce doit occuper dans la série méthodique, auraient mieux rempli le but de leurs recherches scientifiques en nous donnant des notices sur l’organisation, les moeurs, les habitudes et les appétits des étres dont ils ont été environnés. Ce reproche ne saurait atteindre M. Horsfield ; partout où il a porté ses pas, on lui doit quelques notices intéressantes sur les espèces quil a vues. A l'article de son Zrera puella, notre Edolius puellus, ce naturaliste dit, que l’espèce habite les bois et les foréts en montagnes éloignées des habitations, où les fruits et les gralnes sauvages forment sa nourriture; elle est peu répandue, méme rare dans

quelques districts de Java; on la voit dans les parties occidentales

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DRONGO AZURE.

qui forment la province de Banyu-mas et sur la chaîine des mon-

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tagnes situées au sud-ouest de Buitenzorg. Jajouterar quen com ‘ 9A È

s individus tués a Java avec ceux de l’île de Sumatra,

fourni des dimensions beaucoup plus

et plus brillant. Notre planche 70

parant le ces derniers ont toujours fortes et un plumage plus beau représente, de grandeur naturelle, un mAle envoyé de Java par

M. Reinwardt. Ceux de Sumatra que le Musée de Paris a recus de MM. Duvaucel et Diard ont environ un pouce de plus et la cou-

leur azurée a beaucoup plus d’'éclat.

La brillante livrée du mdle est formée d'un bleu-azur trés-pur

et lustré, répandu sur toutes les parties supérieures du corps ainsi

que sur les très-longues couvertures supérieures et inférieures de

la queue; un noir qui ne le cèéde point en beauté a nos plus fines etoffes de velours soyeux, couvre le front, les joues, toutes les parties inférieures, les ailes et la queue; quelques couvertures des ailes sont terminées par une tache couleur azur.

La femelle, pl. 225, est d'un ton bleu-clair cendré où règnent quelques nuances azurées; les ailes et la queue sont d'un noir-terne, et les barbes extérieures ont une teinte bleudtre-clair.

Nous ne connaissons point la livrée du jeune dge; mais à en juger par quelques plumes brunàtres, dont deux ou trois sujetsque j'ai vus avaient le plumage tapiré, il est présumable que cette teinte est propre a Voiseau dans le premier état.

On voit des individus des deux sexes dans les Musées des Pays- Bas, de Londres, de Paris et de Vienne. M. le comte de /iocour,

à Nancy, possèede un màle de cette espece.

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DRONGO A RAMES.

EDOLIUS REMIFER. Trmx,

Le Mdle. — Planche 178.

M. Le Varrant a figuré sous le nom de Drongo d raquettes, planche 175 de son ouvrage des Oiseaux d’Afrique , le Drongo rapporté par Sonnerat de la còte de Malabar, Voyage aux Indes, vol. 2, pl. 111. Cette espèce est indiquée dans le catalogue méthodique de Latham sous le nom de Lanius malabaricus , sp. 2. Une autre espèce voisine de celle de Sonnerat et de Le Vaillant, et qui fait depuis longtemps partie de mes collections, habite les mémes contrées que le Drongo à raquettes , nous la désignons par le nom de Drongo à rames. Les différences spécifiques que nous allons établir sur plus de vingt individus envoyés de Java par les soins de M. Reinwardi, serviront de moyen pour reconnaître au premier coup d’oeil deux espèces d’oiseaux qui, à les voir superficiellement, offrent de si nombreux rapports de formes et de couleurs , quil ne serait pas surprenant qu'on les elit confondues dans les cabinets.

Le Drongo d raquettes que nous proposons de nommer Edolius retifer en remplacement de Lanius malabaricus (va qu'on ne le trouve pas seulement dans cette contrée très-limitée, mais que l’espèce vit aussi dans les îles de Java et de Sumatra) , est caractérisé par une queue à pennes étagées et de forme un peu fourchue ; la penne extérieure de chaque còtié est prolongée en filet nu, au bout duquel les barbes s'épanouissent en forme de palettes allongées. Il faut cependant observer, dit Le Vaillant, que les barbes n'occupent que le còté extérieur des tiges , car elles sont enzitrement nues du coté intérieur.

Cette description est mal rendue par mon ami; il aurait dù dire que le còté exzerne du filet est sans barbes sur les trois quarts de la

longueur de la palette, que des barbules peu larges naissent vers le

RecuFIL D'OrsEAUX, 30°. LIVRAISON.

prati

DRONGO A RAMES.

isée ou contournée; et qu'enfin,

bout de la plume qui est toujours fr La forme

tie interne du filet qui a les barbes très-longues. émité des filets a pu faire naître cette légère our la barbe inzérieure se

este, bien saisi dans la

cest la par contournée de l’extr méprise, vu que par le moyen de ce cont présente extérieurement. Ce caractère est, au T figure publiée par M. Le Vaillant.

Notre Drongo d rames a la queue composée

longueur, et parfaltement carrées dans leur par olongée de méme, en filet très-délié et

ois pouces de distance du dienne; le bout de

de plumes toutes d’égale

tie barbée ; la penne

extérieure de chaque còté est pr très-long ; les barbes naissent à plus de tr bout, et ont la forme d'une rame de pirogue in ces filets diffère de celui qui termine les filets du Drongo à raquettes, parce que leur extrémité est plane et pas contournée; les deux còtés des barbes naissent au méme endroit, et celles-ci sont d’égale longueur. Outre ces différences très-marquées entre les deux espèces mentionnées, on peut encore énumérer les suivantes.

Le Drongo à raquettes est plus grand que celui à rames , il a le bec plus fort; son plumage , quoique lustré de reflets métalliques, n'est point aussi brillant, ces reflets se bornant à une légère nuance couleur d’acier poli répandu sur le plumage généralement noir; les reflets sont plus chatoyans sur le plumage également noir du Drongo à rames ; les petites plumes du front placées sur la base du bec se réunissent chez le Drongo à raquettes en petite huppe comprimée; ces mémes plumes, dans l’espèce que nous décrivons, sont veloutées et se dirigent en avant; enfin les filets de cette dernière sont proportionnellement plus longs que dans le Drongo figuré par M. Le Vaillant.

Les femelles des deux espèces mentionnées different des miles par le manque de filets; ls leur ressemblent sous tous les autres rapports. La penne extérieure de la queue , dans les femelles, est toujours, et proportionnellement aux autres pennes, un peu plus longue, ce qui fait que la queue de la femelle du Drongo à raquettes est très-fourchue, tandis que celle de la femelle de notre Drongo /e paraît, vu le prolongement de deux lignes de la penne extérieure de chaque còté, les autres étant toutes égales. On compte dans l’une et dans l’autre espèce dix pennes à la queue ; l'iris des yeux est rouge et le plumage d’un noir brillant è reflet bleuàtre dans toutes les parties exposées à la lumière. La longueur prise du bout du bec à l’extrémité de la

penne latérale où commence le filet, est dans le Drongo à raquettes

DRONGO A RAMES.

de 11 pouces, et dans le Drongo à rames de g pouces seulement. Nous ne savons rien des moeurs de ces oiseaux.

Notre Drongo à rames habite les îles de Java et de Sumatra ; celui à raquettes se trouve aussi dans ces pays, et Sonnerat a rapporté quelques individus de la còte de Malabar.

On trouve des sujets bien conservés dans les Musées des Pays-Bas, de Paris et de Vienne; celui de Sonnerat se trouve aussi au Musée de

Paris.

POESIA EGAERED SOS OGaSBA SR i acsrasaciitaticiiti

GENRE ECHENILLEUR.

GENUS CEBLEPHYRIS. Cuvier.

Bec gros, court, fort, élargi à la base, un peu bombé, comprimé è la pointe. Mandibule supérieure convexe, courbée vers la pointe, qui est échanerée; arète peu distincte. Mandibule inférieure droite , à peu près égale avec la supérieure.

Narines basales, latérales, ovoides, ouvertes, cachées par les petites plumes serrées du front. —

Pieds faibles, courts; doigts latéraux inégaux, réunis ou soudés à leur base.

Ailes médiocres; la première rémige courte, les deux qui suivent étagées, la quatriéme ou la cinquiéme la plus longue. i

Queue très-large; croupion très-garni de plumes à baguettes raides, souvent termi-

nées de pointes aigiies.

Les Echenilleurs sont des oiseaux qui se nourrissent, le plus habituellement, des différentes espèces de chenilles attachées aux feuilles des arbres, de larves d’insectes et d’insectes ailés, tels que mouches, etc. Ils sont sociables, vivent en troupes sur les arbres les plus élevés et les plus touffus, volent peu et ne descendent point à terre; toutes les espèces connues ont des moeurs paisibles , ils se tiennent tranquilles et cachés pendant le jour et ne décèlent point leur présence par le chant ou par des cris d’appel. On trouve les espèces de ce genre répandues dans les contrées méridionales de l’Afrique , sur le continent de l’Inde, dans les îles du grand Archipel asiatique et dans celles de l’Ocganie. Les Echenilleurs d’Afrique, et ceux de l’Asie et de l’Océanie, ne nous ont offert aucune différence marquée dans les formes du bec, des pieds, des ailes et de la nature du plumage; le caractere unique, qui distingue les espèces d’Afrique de celles des autres parties méridionales de l’ancien continent, se trouve dans la forme des baguettes des plumes dont le croupion est abondamment garni; celles-ci, à tiges raides et très-duvetées dans toutes les espèces, sont

armées au bout de piquans bien marqués chez toutes celles d’Afrique,

RecurIL D'OrsrAUx, 42° LIVRAISON.

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