‹ Nouveau système de déligation chirurgicaleChapitre 25 sur 30 · EXPLICATION DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES

PLANCHETTE A FRACTURE, fig. I.

Simple bout de planche, en rapport de dimensions avec celles du membre qui doit être placé dessus.

JAMBE CASSÉE, AJUSTÉE SUR CETTE PLANCHE, fig. 2.

On voit que cette planche est recouverte d’un coussin , qu’elle est percée de quatre trous pour le passage des cordes, et qu’elle présente deux vis ou pitons pour la fixation des deux cravates.

GOUTTIÈRE SIMPLE EN FIL DE FER , fig. 3.

Elle produit le même effet que la planchette fig. i ; mais elle n’a pas besoin de trous et de vis comme celle-ci; les tringles métalliques en tiennent toujours lieu. — Le fond est moins dur que celui eu bois de la petite planche, et il peut d’ailleurs être rendu concave, pour se mouler à la forme du membre qui doit y reposer.

Cette gouttière doit être envisagée comme le type de toutes celles dont il sera question dans cet ouvrage.

GOUTTIÈRE AVEC LE MONTANT POUR UN SOUS-PIED, fig. 4*

Ce montant, qu’on peut sans doute établir sur la planchette, ainsi qu’il est indiqué à la fig. 5, est bien autrement commode et facile à faire en fil métallique , comme en fait foi le plus léger coup-d’ceil.

MAINTIEN DU MEMBRE EN POSITION, SUR UNE GOUTTIÈRE TI¬ BIALE, fig. 6.

On a déjà vu cette position de la manière la plus simple, à la tig. 2. Mais il y a déplus, ici, le pansement d’une fracture du péronée. On voit, en effet, qu’il y a traction, oblique et en dedans , des cravates supérieure et inférieure, et traction directe et en dehors, par le lien intermédiaire , qui est placé audessus de la malléole interne. Ce dernier est le véritable agent ou moteur de l’extension; les deux autres ne sont là que pour établir un point d’appui, par la résistance qu’ils sont chargés d’opérer: l’un sur le pied, au moyen du montant perpendiculaire , et qui peut , en même temps , empêcher le raccourcissement du membre ou l’allonger; l’autre au-dessous du genou, pour aider à redresser la partie censée arcquée de cette jambe.

MODES DE SUSPENSION AU LIT , fig. J.

Une potence établie au lit est le moyen le plus commode ; mais un bâton en travers de ce lit, un clou ou une vis au plafond peuvent suffire. — La corde verticale y sera fixée solidement. — On établit à cette corde une boucle , en la nouant après l’avoir doublée. Cette boucle servira comme une poulie; car, après avoir passé, d!abord , le bout de cette corde sous les anses des cordes qui tiennent à la gouttière , et en l’enfilant ensuite dans cette même boucle , on obtiendra exactement l’effet de la poulie, pour hausser ou baisser la gouttière, à volonté.

MODES DE SUSPENSION HORS DU LIT , fig. 8 et 9.

La chèvre peut servir aussi à élever le cadre clinique; a est une martingale. La potence de la fig. 9 peut être en fer.

MODE DE 5USPEIMSION AVEC UNE SEULE ANSE , fig. 7.

Ce mode , qui est celui du panier, permet le mouvement de bascule, quand l’anse est établie vers le centre de gravilé, et peut être utile, lorsqu’il s’agit des extrémités supérieures. On peut limiter ce balancement, par une martingale. — Il est limité, de fait, en plaçant cette anse à l’extrémité de l’appareil , comme ici et à la fig. 11.

PANSEMENT D’UNE FRACTURE DU PÉRONÉ , fig. 6.

Traction, oblique et en dedans, des cravates supérieure et inférieure; — traction directe, en dehors du lien intermédiaire, placé au-dessus de la malléole interne.

GOUTTIÈRE FÉMORALE, fig. IO.

Elle s’étend de l’ischion à la région poplitée. Elle est fixée au bassin par le lien piqué, lombo-crural. — Le milieu de celuici est placé au bas du dos, et ses deux extrémités sont ramenées autour du bassin, pour se croiser vers l’aîne du côté de la fracture, et se fixer, de chaque côté, à la partie supérieure de la gouttière. La suspension a lieu au moyen d’une seule anse de corde.

GOUTTIÈRE FÉMORO-TIBIALE SIMPLE , fig. I I .

Elle s’étend de l’ischion au-delà du pied. — . Elle est fixée au bassin comme la précédente, et au pied comme celui-ci l’est à la gouttière tibiale : une seule anse suffit pour la suspendre.

GOUTTIÈRE FÉMORO-TIBIALE ARTICULÉE, fig. 1 2 et l3.

Elle s’étend et est fixée comme la précédente, mais elle est mobile sous le jarret, au moyen d’une charnière, ce qui permet de procurer au membre l’avantage de la double flexion ,

(<îu double plan incliné). Suspension comme avec la gouttière tibiale.

M. le docteur Pellis, médecin de nos aliénés, qui fait un usage constant de mes moyens, ne semble attacher aucune importance à cette charnière sous le jarret, et son appareil est immobile dans cette partie. Cela peut être avantageux dans quelques circonstances ; et si on les reconnaît, rien n’est plus facile que d’obtenir cette immobilité. Mais, dans la majeure partie de ces cas , les malades sont heureux qu’on puisse changer un peu leur position, soit en fléchissant , soit en étendant davantage le membre. 11 en est même où il couvient de forcer

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davantage la position respective de la jambe et de la cuisse, ce qu’on ne peut réaliser que par une charnière sous-poplitée.

GOUTTIÈRE BIFÉMORO-T1BIALE ARTICULÉE , POUR LES DEUX MEMBRES INFÉRIEURS, hg. l4-

Meme arrangement que sur la précédente : la largeur est seulement plus considérable , afin de recevoir les deuoc extrémités réunies. — Le lien piqué, partant des dernières vertèbres lombaires , entoure le corps et se croise sur les pubis , pour se rendre , de chaque coté , au haut de la gouttière.

APPAREIL POUR LES FRACTURES TRANSVERSALES DE LA RO¬ TULE, tîg. l5.

Gouttière fémoro-tibiale articulée. — Cravates croisées en sens contraires, au-dessus et au-dessous de la rotule, et fixées aux bords de la gouttière. Suspension par une seule anse inférieure, atiu d’élever le pied et de fléchir la cuisse sur le bassin. Rien n’est plus facile que d’ajouter encore ma suture sèche des plaies transversales. Je dois rappeler que la gouttière est articulée sous le jarret, afin qu’on puisse, âu besoin, mouvoir, prudemment et graduellement, l’articulation du genou, tout en assu jétissant , mieux encore et avec les mains, les deuxportions de l’os si bien mises en contact.

Je ne dois pas laisser échapper cette dernière occasion de faire observer , que l’extension de la jambe et de la cuisse est poussée, ici, aussi loin que possible, sans aucun des moyens ^extension et de contre - extension des auteurs; tandis qu’à la fig. i4 , il va double flexion de la cuisse et de la jambe , avec accompagnement obligé d'extension et de contre-extension , tel, du moins, que l’entendent l’Ecole

et ses professeurs , et que cette extension pourra être portée

à l’extrême, par l’accroissement seul . ! de la flexion. Je

prie qu’on se tire de là, et qu’on veuille bien me dire, comment tout ceci peut s’expliquer et se définir , sans les mots traction et résistance ? Faudrait-il , par hasard, adopter ceux de traction et de . contre-traction ?

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