INTRODUCTION
Ije petit ouvrage que je soumets ici au jugement des savants français, fut publié en suédois il y a déjà quelques années, et la partie qui contient le développement des principes servant de base au nouveau système, parut à Stockholm dès i8i4» Bientôt après, il fut traduit en Allemagne et en Angleterre. Alors M. Hausmann, célèbre professeur de minéralogie à Gœttingue, fit insérer dans le journal savant intitulé : Gœttingische gelehrte Anzeigen^ une analyse de cet essai, accompagnée d’observations sur les principes qui y sont exposés. J’y répondis dans un Mémoire qui se trouve dans ce volume. La traduction anglaise du même ouvrage , fut faite malheureusement par quelqu’un qui n’a sans doute aucune notion de minéralogie, car elle est pleine d’erreurs; et
iv introduction;
dans beaucoup d’endroits , le sens de l’original est tout-à-fait défiguré. Elle parut cependant précédée d’une préface du docteur Thomson, qui assurait l’avoir confrontée à l’original , et qu’elle était parfaitement fidèle. Sur ce témoignage, le rédacteur du Journal de physique en fit faire une version en français, qui renferme naturellement toutes les fautes de la traduction anglaise. C’est donc par le désir de voir cet ouvrage jugé tel qu’il est, que j’ai publié une traduction d’après l’original suédois , et sans autres changements que la correction de quelques nombres, que j’ai tâché de rendre plus exacts; la substitution du résultat de nouvelles analyses à d’autres moins parfaites , et le remplacement de quelques exemples par d’autres mieux choisis.
Avant de faire l’énumération systématique des minéraux, j’ai donné un examen raisonné des principaux systèmes de minéralogie. Un grand nombre d’analyses ayant été faites depuis la première publication de ce mémoire
introduction:
dans le recueil qui parait en suédois sous le titre de Afhandlingari Fjsik, Kemi och Mineralogi , tom. IV, année i8i5, j’ai été dans le cas de faire beaucoup d additions et de corrections dans l’ordre méthodique des minéraux. En traitant de ces corps, j’ai joint à la plupart la formule minéralogique qui exprime leur constitution chimique. Je crois pouvoir garantir l’exactitude de plus des trois quarts de ces formules. Les autres ont besoin d’étre vérifiées par de nouvelles analyses, principalement les sulfures triples, les silicates avec plus de deux bases, et quelquesuns même qui n’en ont que deux.
L’ouvrage se termine par des additions qui exposent , soit les motifs qui ont fait assigner telle place à tel minéral , soit les idées chimiques et les analyses qui ont servi de bases à la formule minéralogique.
Je ne demanderai pas un examen indulgent des idées que je présente. Celui qui cherche la vérité , se félicite de la connaître ,
même lorsqu’elle a été trouvée par la réfu-