‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 14 sur 310 · Par son port, une tige herbacée ou ligneuse peut être · texte numérisé non relu

Par son port, une tige herbacée ou ligneuse peut être

1° DBoiTB, erectus , comme une ligne perpendiculaire au plan de l'horizon. Par la raison que , sur le même plan et par le même point, on ne saurait faire passer plusieurs droites , par cette raison , de la même souche il ne saurait s'élever plusieurs tiges droites ; et comme elles ont toutes la même tendance à la perpendicularité, elles finissent par prendre toutes la résultaute , et forment un angle plus ou moins aigu avec le plan de l'horizon ; chacune d'elles devient ainsi :

3° OBLiQüS , obliquas ;

3° AsciNDsiiTs, ascendens , quand elle se courbe vers le ciel ;

4° incunsB, reclinatus, quand elle se courbe vers la terre ;

6° CODCBÉB ou BAnpASTi , procumbeus , quand la tige unique est couchée sur la terre;

6° XTAixB , diffusas, quand de la même souche partent plusieurs tiges couchées , formant autour du centre commun une espèce de rosace;

7° TBAÇASTx, repens, lorsqn'en rampant sur le sol elle pousse çi et là des racines, de distance en distance , par ses articulations;

naxmvte ,Jlexuosus , lorsque chacune de ses articulations se coude, en

NOMENCLATURE DES ORGANES

fii

Miu Inverse <le l’arliculaiton qui lui est inférieure, et que toute la lige est par conséquent en ïig*«lî î

9® vULüBiLE , volubiVif lorsqu’elle s’ontorlîHe comme une longue vrille aulonr des troncs, ou des tiges voisines, ou du premier support qii’oti implante prés de la racine, se dirigeant de droite à gauche, êîmslrorsàm ou de gauche h droite , dextrorshm 3*

5Î. Par son InRorescencc , une tige, soit ligneuse , soit herbacée, est:

1*8tMrLt, s/mp/e.r,quand elle se termine par des rameaux courts ou peu nombreux et pressés contre la lige :

2® BAvresR , rnmosus , quand ellesc di* vise, h une certaine hauteur, en grosses branches, qui se subdivisent ensuite plus OU moins de fuis,<pour former une pomme, une télé arrondie (Orn/rger), ou une cime élancée (Pet/ph'er)*

59. Sous le rapport de sa forme et des caractères qu’elle présente parune section transversale, une tige est :

1® cTLi^cDBiQCE , cylirulncuSj lorsque sa section Iratisversale est un plan circu* laire ;

2® CTLisnniQr* unie, teres, lorsque la circonférence nVsl altérée par aucun prolongement anguleux ;

3« GLOBULKCSB, spfiœricus y subovoïdeuSf lorsque sa section longitudinale est analogue à sa section transversale [3felocacius) ;

d® OVOÎD8, ovoYdeus , lorsqu’elle a la forme d’un œuf;

5®TcnB!NÉK ou CD forme de toupie , ft/rbinatus, lorsque sa section longitudinale donne un plan cordiformej

6® A:t6CLErsB. angulatusj lorsque sa section transversale est un polygone;

7® APLATIE et FOLIACÉE, pliylloïdes, lorsqu’elle ne conserve , des caractères de la tige, que les bourgeonsquî se développent sur les bords ( pl. 28, fig. 9) ;

8® C03IPBÏMÉR, anceps , lorsque l’un de scs diamètres transversaux a environ le double en longueur de l’antre ;

9® TRicoNE ou TRiQL'ÊTaB, tntjuclcr ou

trinngutaris, lorsque sa section tranmr* sale est un IrigOne ;

lO^tÉTRAGOKR OH TètÜAQOlrtBIy ter ou ffundrnttgidtiris /

11® pBRTASO'sif,

12® HRIAGORK, SBXARBCLAItlK, êejtangtlfo~ quand la section transversale est un létragone , pentagone , hexagone , etc. j

13® FLRiNB , plemu, pour la distinguer de la tige fisluleuse ;

1 -1® FisTDLtvsi, dontla section transversale offre, sur une assez grande partie de la longueur, une ouverture arrondie qui indique l’existence d’une cavité concentrique à Tétui extérieur;

15® RENFLÉE, inJlatuSj lorsque la lige fistuleuse se renfle, à une certaine distance, en forme de fuseau {Allium cepa) ;

16® YRSiccLEtJSB, vcsiculosus, quaud, de distance en distance, elle se rciiÛe en une vésicule close et sans commuuication aucune ni intérieure ni extérieure ■vcsiculosus) ;

17® ARTICULÉE, arlicidaius f nodosus j lorsque de distance en distance, c’est-àdire à la base de chaque feuille, la tige offre des rennemeuts qui correspondent à une structure iuléricurc plus compacte qii’cn dessus, ou en dessous, et toujours pleins, si le reste de la lige est fistuleuse; telle est la tige des Céréales , des Équisétacées , etc.

18® LACTESCENTS, lactcscefis , lorsque, coupée transversalement, elle laisse écouler un liquide laiteux blanc ou de toute autre couleur {Euphorbia cyparUsias ^ Chelidonium majus*

3 i. Sur sa surface , la tigr bbbbacéb peut être:

1® LISSE, lœvUy sur laqiiel le le doigt glisse comme sur une surface de verre ou une surface polie;

2®GLAimE, giaberj unie, mais non lisse;

3® scARiiK , couverte cTaspérilés

qui la rendent rude au toucher ;

4® r AntSÈcsR y Jarinostts, saupoudrée d’une poussière impalpable , eti général biaiiclte, qu’on enlève en y passant le doigt; c’est cette poussière qui, répandue sur uuc surface d’un beau vert ou bleu, lui

^itizGdbv Ckiogle

NOMENCLATURE

Mmmnniqnc la conlenr tert de mer qne l’on désijjue sous le nom de «LADQcï,{;/nucus {surface de certaine» primes) ;

5“ csisTitiisE, crystallinus , parsemée de glandes limpides et qui . pressées les unes contre les autres ,lui communiquent, par le jeu de la lumière, l’aspect d’une couche de Jolis cristanx de glace (Mesembiyanütemum crjrstaUinum, certaines tiges jeunes de Chtsuspodium);

6° SLanDni.svsa,|dans/u/osuS, lorsque oes glandes ne sont m limpides, ni aqueuses , ni serrées, ni Apres au toucher ;

7° spMssss , epinosus , lorsque ces glandes sont roides , longues et terminées en pointe aiguë ou en crochet tourné soit en haut soit en bas (Rosier);

8* msfiht ^ hispidus f lorsque ces épines I De sont pas trôs>visibtes à l'œil na (Ga* rance);

9“ PCBE6CENTK , pubcSCCnS j lorSque CCS

g/andes prennent la forme de fort petits poils Soycut et distants;

lO** VBLDE, villosus f lorsqiie ces poHs sont assez longs et assez serrés pour que la surface qui en est couverte suit moins distincte ;

11« LAi-^icsE, lûnaiuSf lorsque ces poils se rccoqnillcnl à la manière de la laine et en oflrent la rudesse;

l4*tonr.sTBosE, lomentosus , lorsqu’ils conservent la mollesse du colon ;

15® sovKvsi , serictae , lorsque par leur finesse et leur rapprochement, ils forment une espèce de velours;

14® fO’scTüKt, punclatuSf lorsque la surface unie de la tige est marquée de petits points creux ;

13® tkcnTTttythaculosuSf lorsque la surface unie est couverte de taches d’une autre couleur ;

16® VEnncQUKtsB , verrucosuSj lorsque la surface unie est ooiiveHe de taches rudes, irrégulières, crevassées et proéminentes;

17® CA.VNELÉB OU 8iLLo:<ii«Kg , sulcatus f ornée de cannelures, comme le fut do certaines colonnes; '

18® STAiÉE, striàlusf lorsque ces cannelures sont sensibles au doigt, mais invisibles à la rue simple.

55. Sur sa surface, c’est-h-dire par son écorce, la tige ligneuse {fc tronc) est:

1® CREVASSÉE, nmo5u,y, lorsque ces crevassés forment une espèce de réseau grossier {Üimus camp^tris) j

S® KOAILLROSB, si^uamosus, sur laquelle les larges bases des feuilles tombées subsistent, et se conservent, comme tout autant d’écaillcs grossières, qui se recouvrent de bas en haut {/e Slipe des paU niiers) ;

5® RCAiLLKK , desquamatus , lorsque la surface se détache successivement par plaques , qu’on dirait obtenues à l’aide d’un emporte- pièce {Plalanus) /

4® RvoANia , viltatusy lorsqu’elle se détache en lanières qui sembleut avoir emoiaillollé la lige {Cerasus) ; ,

5® TOliTlLLÉR ou fORTtLLABOX, COfltOrlUS, (ortUis , lorsqu’elle est soulevée par de vastes nodosités qui allèrent complètement la régularité du jet de la tige {Orme tortillard) ;

C® suBÉAEcss, suberosusy moUe et élasli- ^c, même à l’état sec, ayant enfin la structure et la cousislance du liège (Quercus suber),

ni. ANALOGUES DE LA TIGE.

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