‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 159 sur 310 · PRINCIPES D'ÜNE CLASSIFICATION NOUVELLE · texte numérisé non relu

PRINCIPES D'ÜNE CLASSIFICATION NOUVELLE

qae Uh^tbods dite AnriFiciFXLE, n'a suivi celte marche j elle ne l'a pas m^me enlreyue. Elle a moins désassocié les ^Ires que ne le fait la métiiodc artificielle; mais elle ne les a pas moins divisés qu'elle ; son but avoué n'a jamais été autre que de trouver des lignes de démarcation, qu'elle suppose avoir été tracées par la nature etle-oiéme, des compartiments pour y placer les êtres, comme dans tout autant de cases ; elle est persuadée que le plus beau fleuron de l'observateur ; serait la découverte d'un procédé systématique , capable de fiier les espèces invariablement dans ces cadres, où elles tiennent si peu; il aurait par là trouvé les familles les plus/wfwne//c5 possibles; c'est là la pierre pbilosopbalc de la classification. Mais, jusqu'à ce jour, elle o'a été féconde qu'à la manière delà pierre philosophale ; elle a amené à tout autre résultat qu'à celui qu'elle recherche , à travers tant de travaux. Au lieu de l'or qu'elle poursuit de tous ses vœux, elle nous a donné des descriptions plus exactes et des monographies; elle a compté un peu mieux le nombre des organes, mieux des< siné leurs formes spéciales ; elle a constaté les rapports de ces nombres et de ces formes ; elle a constaté exclusivement des ressemblances ; clic n'a vu des arfmttés que dans les contours et les dimensions; elle s'est arrêtée ainsi aux derniers embranchements, sans même y être arrivée par la souche.

18G4. La synthèse est dans la méthode contraire. Elle s'attache à remonter, au lieu de se contenter de descendre; elle ne s'applique à constater les nombres, les formes, les dimensions, que pour arriver à une formule, que pour arriver à une unité; elle veut atteindre, non les ressemblances et les rapports, mais le type; non les affinités mais l'origine; non les groupes les mieux circouscrits, mais leur souche commune. Des faits elle remonte à la loi , des organes à l'organisation. Voilà

[i] TSou»aviont placé, en tète de chaque* genre, UDc formule de roryam<a/ion phytiotoyique de m*s orgooet floraux; cc mot s été adopté par la mê-

le programme de la méthode nouvelle 9 dont nous avons jeté les premiers fondements, on 1825 , dans de classifi-

cation de la famille des Graminées{\^» Nous la nommerons uétrods OBCAmoez ou ruTi^iOLOGiQUE , c'cst-à-dire , application rigoureuse de la méthode synthétique à l'é* tude des formes variées de l'organisation.

18C5. Le l>ut de celte méthode étant d'arriver , par l'étude des formes , au type commun dont elles ne sont que des modifications , elle ne néglige pas la ressource de la classification ; mais la classificalion , pour elle, n'est qu'un moyen mnémonique, uDarlifice de la mémoire, qui n'existe, dans la nature, qu'au même titre que le caprice, l'arbitraire et les signes de convention.

1866. Dans l'essai que nous alloos en faire, nous sommes resté bien loin du but; mais nous ne croyons pas avoir pris la roule qui en éloigné. Nous sommes partis du principe ((tic , daiis la nature , il n'y a d'invariable que ses luis; que tout ce qui est combinaison est variable à l'inQni, dans sa forme cl dans scs proportions; au lieu d'admettre la constance des organes comme une loi , nous n'y avons vu qu'une durée relative; au lieu de fixer invariablement des caractères, nous avons cherché à ensuivre la filiation , le passage des formes les unes dans les autres, par la combinaison plus ou moins progressive de quelques éléments )>eu nombreux; nous n'avons vu les différences que dans le plus ou le moins de développement, le développement que dans la série des fécondations cellulaires , et la fécondation que dans le contact de deux vésicules de nom contraire; en un mot, nous avons fondé la classification sur la tbéobik spi&o-vésicuLAiRB (793), dont la formule gétiéralo nous a du moins signalé le but, qu'il nous reste à atteindre.

1867. Dans cet essai de classification , nous pensons avoir conservé les rapports, mieux que ne l'a fait jusqu'ici la méthode

Ihoilo naturelle; mais elle s’est arrêtée aux premiers deveioppemenU que nous publUmes alors sur les vtrticilUt floraux.

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