‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 174 sur 310 · DD RÈGNE VÉGÉTAL. SSO · texte numérisé non relu

DD RÈGNE VÉGÉTAL. SSO

taiiique fil dessiner à grands fiais un Potxpori/jr,donl il n’avait retrouvé nulle part la figure et la description ; c'était une grande sphèro Manche, ligueuse, marquée de pores en dessous. iNous lui montrâmes sa nouvelle espèce, sur un énorme groupe de Bolelus. ignlariut ( Bolet amadouvier ) , que nous avions recueilli sur les marronniers des Tuileries en 18*26 ; et en même temps ce groupe nous offrait tes formes qu'on a décrites , sous le nom de B. angulatus et psfUfio-tgn'arius; car il n'csl peutêtre pas un Polxporus de celle section, dont la chair du chapeau ne puisse servir à fabriquer de r.'imadou.

Mais il arrive aussi que ce genre polymorphe se joue de la classification , en perdant tous les caractères qui servent à le fairc'TeconnaUre ; et sous celle forme , il a souvent pris place au rang des bizarreries curieuses de la nature. Je publiai, en lH2i , dans Wimi des Champs de Bordeaux, la plus singulière forme de fongosité que J'eusse Jaiiuis rcucontrée dans la nature et dans les livres. C'était un groupe hérissé de figures, dont les uns simulaient des torses de statues privées de la tCtect de« bras ; les autres des té- ' tes d'oiseaux ; d'autres des cœurs ; d'autres des organes scxneis males, etc. Ce champignon avait été trouvé au mois de mai, aux Champs-Elysées, dans l'MgIe formé par le sol et le poteau d'une hariièrc. J’eus beau le disséquer dans tous les sens, je neparvînsjamaisày découvrirla moindre trace d'orgaues reproducteurs ; rinlérieur de celte IlJa^sc polymorphe était entièrement cotouneuie , à l'exception de quelques replis externes ({ui , en se desséchant , prirent la consistance résineuse cl la couleur rougeâtre de certains tubercules corticicolcs , qu'on désigne sous le nom «le Réticulaires. A l'état frais , U couleur superficielle était il’iin jaune citrln , qiieiquefuis lavé de purpurin , et entièrement lisse ; en vieillissant , le Jaune cl le purpurin devinrent de plus en plus intenses, et la surface du champignon se couvrit entièrement d'un ff.r/anz jaune d'or ; il ré(vanüai( en même temps une o<teur cadavéreuse; ce qui ncrcin pécha pas de $o dessécher et de devenir ligneux. Toutes ce» circonstances m’amenèrent à le classer, comme ua genre nouveau , sous le nom de Lqterradœa potymorpha. C'élail évideramtnl une forme analogue que Georges Seger avait fait graver, en exagérant un i>eu les traits, dans XctMiscell* Cur. y scu ephem. medico-phx*' germanh.y ann. Il, lt>71, pag; 119 [l],sous le nom de Fim- ' gus anthropomorphos . Le Fungus proV^fery in

[i] Slcrbeeck s copié celle figure bizarre , dans tou rAeatrum/ttn^omm, Antusrp. 1711, p.

«50 PREMIÈRE DIVISlOV DU RÈGNE VÉGÉTAL.

alvearîo inventut (ihid, pa^. 107* ohs. 54) ; le Funÿutagnumpaschnfem reprtFsenlans déc. III, ann. II, ohi. 17G* pag. 311); le Fungusmontlrosut (ibid. déc. I, ann. IV-V,obi.90* pag. 78) * et peut-être celui que Réaunuir a fait figurer sous le nom de Boh'tut coratloldei , o'ont certainement pas d*aulre origine.

Or* CD mai 1831, la même forme de fongosité trouvée , dans les mêmes circonstances * mais dans un état plus avancé , aiir une barrière * ou le poteau d'un banc du Jardin des Plantes , me démontra que noire bizarre monstruosité n*é> tait qu^ine déviation du Boletus , que Ruiliard a désigné et figuré, avec des formes plus simples et moins anomales* sous 1c nom de Doletut sut' fureus. ^

Sur le premier individu que nous avions cii sous les yeiiv en 18â4« tout sVlait développé en pédicule * et rien en tubes ; sur le second de 1834. une partie avait des tubes, et Taulrc avait pris la première déviation.

VllI* UTOniIVKEl.

1888. Cette ramillecroit etsedéveloppe^ avec toutes les circonstances que nous atons décrites sur la précédente : scssiles ou pédonculés, couvrant les écorces comme d'une crodlc blanche* ou s'en détachant avec uu chapeau * selon la position quMs occupent par rapport à Touibre et au sol * Je caractère qui en distingue les individus de ceux de la famille précédente, c'est que les spores ont pour placentas, non les parois de lamelles isolées ou de tubes soudés côte à côte, mais celles de petits cônes imperforés et indéhiscents ( pl. 59 , fig. G ).

Genre : Jljrdnum,

OssBavATioiv. Supposes que ces petits cônes restent soudés entre eux * et qu'ils l'ouvrent chacun à leur sommet * et Vlljrdnum sera tout à coup un Boletus. VHxdnum est un Boletus f dont les cellules tubullfonnes ont dessoudé leurs parois respectives.

• IX. PÉZIZnvBKS.

1889. Chapeau attaché au bois mort, par sa surface stérile dt éclairée , et portant ses organes reproducteurs dans la substance de la surface obscure , qui est toujours lissfi et d'uile couleur diflé- |

rente* tirant le plus souvent sur 1c rouge.

Genres principaux: Pezita, jiuriculariof qui se distingue du par Té-

paisseuretU consistance de sa substance et par son insertion latérale.

OBSEXTAtioss. La petite Pérlre(p1. 57*flg. 1 ) a tout le port d'un Agaric pédicuié. Elle est munie d'un pédicuié central* dont la base repose dans un godet (Bg. 2^)* qui lui a servi ^ polva. Son chapeau offre* par une coupe transversale (flg. 3)* trois ordres de substances : l'une («), qui renferme les spores f est rouge ; l'autre , qui appartient à la suiface stérile (y)* est blanche; et la troisième . qui est interne * est Jauoe. Cette petite plante ne dépasse pas la longueur d'une ligne.

Tout roc porte à croire qite les organes* qu'on a pris pour des Gongjics renfermant une série de spores , ne sont que des vaisseaux que leurs .spires internes* en espaçant leurs tours, semblent couper par tout autant de diaphragmes.

Le fait suivant me parait offrir une grande importance* par rapport à la physiologie des Cryptogames* en ce qu'il prouve que l'iofluence de Vhnbitat ne doit pas être recherché dans U dénomination systématique de l'espèce hospitalière * mais bien dans la nature chimique dca substances en décomposition , qui servent de sup|K)rt au parasite qui s'en nourrit. J'avalt pétri de la farine de froment avec de l'acide oxalique* que j'avais laissée ensuite déposer sous une couche assez épaisse d'eau* le vase restant placé dans l'obscurité; au bout de quelques mois, l'eau s'étall couverte A la surface d'uue couenne épai.sse de moisissure, sur laquelle ne tardèrent pas à sc développer des fongosités, qui SC rapportèrent exactement à la variété amethysthia de YÀuricutaria reftexa. La flg. 9 , pl. 59 , en représente un échantillon vu par la surface inférieure y. On y remarque le point d'adhérence (/9) ipjl est déchiré, le support (y) <|iii est d'un rouge de brique * cl la Surface inférieure du cba|»eau (a) qui était purpurine et lisse. Ainsi que la Pézize de la pl. 57 , la coupe transversale du chapeau offrait trois ordres de substances : la supérieure (r), noire, piquetée de blanc; la moyenne (<f)* blanche, lavée de purpurin; et l'Inférieure (0 rouge. La surface supérieure du chapeau était pelucheuse; enfin, aucun des caractères ne nfanquait à notre fongosité, pas même l'odeur caractéristique det champignons A l'étal frais. Or , on sait que les variétés de YJurlcularks reftexa neselrouvent^ en général * que sur cicatrices dés arbres vivants r <ur les pieux* «t les planches qui po«rrissent.

PHEMIÈRE DIVISION

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