I. cbarscées (GOO, 133-1, 18j
îOOl. Planle» aquatiques à longs entrenœud», dont les articulations supportent dos vcrticilles de rameaux simple», org.nnisés comme iV*nlre-nœud principal, c’està-dire composi's d'un tube hyalin, cartilagineux , tapissé intcric'Lircmenl d’une membrane verte, dans le sein de laquelle circule un liquide analogue au sang des aisimaiix , à part la coloration il est recouvert extérievrenaent d’une écorce verte formée par une couche de tube»
soudé» côte à cote et »e dirigeant eo spirale ( pl. CO, fjg. 1 ). La graine (o) affecte les formes principales d’un jeune entrenœufl {g)t dont le verlictilu de rameaux
naissants tient la place de stigmates. L’antliêrc {an) affecte la forme de la graine, m.ais elle est sphérique; son pollen (/>/i) est vermiculaire. La graim* est remplie par un périsperme amylacé, dont les grain» de fécule [I] sont encore pris pour des spores et de» organes reproducteurs, par nos professeurs académique». Le» radicelles parlent de la basedescnlrt-nœuds, aû-d(!ssus des vertieiiles.
Genres principaux : Chara (Charaîgne), commune dan» toutes nos eaux stagnantes ; Hippmris vüîf’af iSf qui vieut dans les terrains spongieux. **
.. [t] Nouveau do chinâê orgmiquo ,
p. 43. pl. s, fig. 3. 4> •
5S8 DEdXIÈtffi DIVISION DU RÈGNE VBGÉTiL.
OiscRTATfonc. VHippurU vutgarU est unfc plante articulée, dont chaque arlirulation te couronne d’uts verliciMc de jolies petites feuilles linéaires, au nombre de dix environ, alti^rnant avec celles de rarticulalion inférieure et de l’artietilation supérieure. Les verlicllles du bas et du haut de la tige sont stériles; ceux du milieu portent les organes générateurs disposés en ver> tirilles, cbaciio dans l'aisselle d'une des feuilles articulaires. L'organe générateur se compose d'un ovaire oblong, lisse, monosperme , surmenlé d'un stigmate blanc, sessito, plemeux. ou plutôt analogue à l'un des deux stigmates des Graminées dans leur état de jeunesse.- Sur le même point de l'ovaire, mais extérieurement, s'insère une anthère bilociilaire, violette, lessile ou très-coiirtementpédoneulée. pleine de liquide et de grains de pollen aqueux. L'anthère toralve en même temps que le pistil; et après sa chute, vn a pris son petit blâment pour une écaiille cnlicinale. Ce fruit se compose d'un péricarpe herbacé, d'un test épais, blanc, et d'un corps cylindrique qui adhère au sommet de ce dernier; c'est dans ce corps pèriipcrmatique que se trouve l'emhryon, qui estcyliiKlrique, droit, Imperforé comme celui des monocolylédones, et dans le sein duquel on distingue, par réfraction, une plumulc composée d'un verticille à peine ébauché [1]. Le tissu inlome des tiges est celui des monocotylédones ; ils offrent un emboîtement interne, et un externe h grandes cellules allant d'une articulation à une autre. Par l'insertion de son organe polliniqne, cette plante se rangerait systématiquement è côté des Pipéracées; mais par son port, sa structure générale cl la dis{»osition des verticillcs, sa place est marquée naturellement entre les Chara et les Equitetum.
La Gxf^>gonite de nos meulières n'est autre chose que l'orgauc pollinique silicibe des Chara ( 1838).
U. FQÜIsiTACi^BS (1355).
1905. Plantes des terrains hmnides et marécajrtiiix , profundément enracinées dans le sol, ariipiilées, npliyiles ; chaque articulation entourée d'une cullercLlc courte , engainante, terminée par des dents très-courtes, qui, primitivement soudées entre elles, formaieul Pextrémité close du rameau. Les dents de la gaine sool, pour ainsi dire, les valves de celle
[i] Saris pistil d'an C«ra$tium petuylvameumt j'si trouvé ans fois une anthère sewilc, alUchés à
gemme close. Les organes reproducteurô sont disposés par verticilles d'abord ser> rés, et qui deviennent distants en mûrissant. Ils terminent la tige comme par un cône ; et chacun d'eux ari’ecle la même organisation que l'appareil màle des chatons du Thuya^el surtout du Taxas, }\ se compose d'un pédoncule perpendiculaire à l'axe du chaton, et par conséquent hori- ;tonlai, qui sc termine par un évasement hexagonal ou chapeau de champignon, sous la page obscure (liiqpcl s'insèrent six à sept cônes obtus, dont le tissu cellulaire se désagrégé en organes reproducteurs.
Les cônes sont parallèles au pédoncule, mais dirigés en sens inverse. Les organes reproducteurs sont de gros grains pollinil'ormes, nés sur l'entre-croisement de <!eux spires, qui, ssoiis l'influence de la dessiccation, rompent les parois de la ceL Iule qu'elles tapissent, tancent au loin l'organe qu'elles supportent et auquel elles restent adliérenles, et sc roulent de nouveau autour de lui, sous l'influence de riiumidité, en reprenant ta régularité qu'elles alTeclaient avant la déhiscence.
Genre unique : Equisetum (Prèle), dont quelques espèces fossiles sont arborescentes ; mais les espèces actuelles s'élèvent à peine à la hauteur de deiix^ pieds. On s'en sert principalement pour écurer les ustensiles de métal. Ces plantes ont le port des Casuarina, parmi les Conifèreè.
OssEavATioss. L'analogie indique la place des organes femelles dans chacun des corps reproducteurs que nous venons dç décrire. Caron n'a jamais vu, dans le règne végétal, que lesor^nes femelles restent invisibles, quand les organes mâles parvienoent è de si grandes dimeosioni. Mais alors où thcrchcr l'appareil mile de cas pl.'intcs, si ce n'est dans chacune des denU de la gaine, qui recouvre immédiatement le cAa/on ft wieUe encore rudimenlaire ? Or, si l’on examine celle gaine 5 celte é{ioque, ou même après les premiers instants de sa débisCence, on ne manque jamais de lui trouver une lur^scence résineuse et dorée, Uqnelle rappelle l'aspect et le faciès des organes mâles des plantes, qui en
la base des styles , sar le hant d'one suture des valves , cxaclemeot comme i'aolhèrc de
DEDXIÈME DIVISION DD RÈGNE VÉGÉTAL
powMeot KHM d<> formel mieux uractériiiei. Le chiloo imprègne, en paisanl , chacune de lei dcaillet OTariennei, aiec VJura teminalit, que recèlent lei denli dorèei de la gaine qu'il fend ; et aprèi celle Kcoadation, chaque lient durcit et noircit, comme leideotidei galneiiiiffricurei qui araient ier»i à féconder lei eolre niBudi de dèreloppement (S74). A ceUe époque, on lei ! trouve bordéee d'une membrane blanche, qui | rappelle le tiiiu de certains theca é|iuiséi de paVen. Lee organei reproducteurs du cAiie femelle sont les transformations de ces dents, dont elles occupent la place et rappellent entièrement la disposition.