‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 187 sur 310 · IV. LTCOPODIACBES · texte numérisé non relu

IV. LTCOPODIACBES

1907. Lçtirs organes reproducteurs feoieliet oal U zaéme (orme que ceux de«

H^paticac«es ; mais leurs feuilles sont disposées en spirales serrées autour de la tige» quf, dans certaines espèces, se termine par un long clialon cylindrique et longuement pédicule.

Genre principal : Lycopodium. La poudre reproductive des Lycopodes sert aux feux d'artifice } on pourrait employer, aux mômes usages, la pons.siére des vesses-deloup (1891) et le pollen des Conifères.

OssERVATios. Les Lycopodes Tiennent dans les bpis humides des endroits élevés*

e V. MrSCIACRRS.

1908. Les Miiscincées (3/owjs«) ont, en général , le port des Lycopodes* sans parveniraux mômes diniensions; quelquesunes oflrenl la foliation ties Jongermannes {Dicranuni adianthoideSj pl. 00, fig. 10). Elle» s'cD distinguent par les caractères de leur urne (pl. 00, fig. 5), sur laquelle on remarque toujours ; le corps ou l urne jTToprement dite (ur), l’operriile (7) qni s'en détache à la maturité, et qui , avant celte époque , est recouvert par une coiffe (jS). Celle urne, longuement pédiculée, part de l’aîaselln d'une feuille ordinaire, ou termine h» rameau, enveloppée à la ba.se d'une rosette de fculllesenspiralc (pl, 57,fig. 5), laquelle, che* certains genres {Byjmum)^ se réduit aux formes du follicule et ensuite à celle» des poils. Les organes males (pl. 57, fig. 12) sont des espèces de longues glande», qui éjaculent la m.atière séminale de leur sommet. Ces organes mâle» sont cachés dans l'aissclle de» feuilles ordinaires, qui prennent des formes anomales (pl. 57, fig. 6.^)* L'urne o»t remplie d'un tissu cellulaire, dispose autopr d'une culumelle centrale, qt«i se désagré^ge en spores rougeâtres, appréciables à une lentille peu forU‘. Sou ouverture, après sa tféliisœncc, prend 1® nom de Péristomc (#, fig. 5, pl. 57) Le Pé^ ristome est nu ou hérissé de dents de forme et de nombre divers, qui se réfléchissent en dehors après la déhiscence, à laquelle eUes paraissent contfibuer, par leur force d'expansion. Leur présence ,

DEÜXJÈME DIVISION DU RÈGNE VÉGÉTAL

leur forme, leur structure intime, fournissent de très-bons caraclères à la classifîcation. — Ces petites plantes croissent à terre, sur les murs, les toits, tes pierres, ou contre les troncs d'arbres; quelquesunes au sein des eaiiic douces ; elles sont très-hygrométriques; même après leur entière dessiccation, elles se ravivent, reprennent la vie en s'emparant vivement de l'humidité de l'air. Elle servent aux emballages, et préservent les objets délicats de t'innueiiCG de l'humidité.

Genres principaux : 1“ Urne terminale . indéhiscente {Phascum, pl. 60, 6g. 9). — 8^ Coiffe laissant une collerette à la base de l'urne {Sphagnum). — 3® Pérîstome nu {Gymnostonwm, pi. 57, 6g, 5). — 4® Opercule, entouré d'une rangée de dents, se bifurquant chacune en Jeux lanières {Dicranum , pl. 60 , 6g. 8) ; le genre Tricho* stomum doit se confondre avec celui-ci. — 6® CoilTe hérissée de poils droits, péristomc entoure de deux rangées de dents, dont souvent l'externe seule apparente, et dont le nombre augmente on diminue selon que le dédoublement est plus ou moins complet (Or//io/n<7j//m,pl.60, 6g. 7), auquel ondoilréunirleGnmm/n, le H'eissin, — 6® Péristoine surmonté de cils fort longs, qui se disposent en spirale et forment un tube, en restant soudés ensemble, pour ne se détacher que fort près de leur extrémité {Tortttlaj pl. 60, 6g. G). — 7® Coiffe feutrée («), périslomc hérissé de dents simples, réunies nu sommet par un diaphragme {Polytric/ium femelle, pl. 60, 6g. 4; intNvidii male, pl. 57, 6g. 6, 11). — 8® Périslome orné d'un rang de dents aigues, roldes et rénécliics en jlehors, cl d'un rang plus interne, découpé en tout autant de dents membraneuses, séparées souvent pardes cils pl.GO,

6g, 5, Leskea et Brytmif qui ne sont que des accidents de cette structure, etc., etc.) Les ïiypnumy Leskea , etc. , sont Irès-rameux ; les Tortula, G^’mnoslomnntj Pkas~ currtf etc., sont simples cl isolés sur le sol.

Obsektatioxs. 1** Les Mousses ont le port des Lycopodes; les individus mâles <je la plupart tf'eoUT clics otfs^ les caraclères les plus pro^

noncès du chaton (1903). Tels sont les individus mâles des Polytrfehum (pl. 57, flg.6). Car les Feuilles caulinaires (/I), qui rappellent si bien les feuilles caulinaires de certains Conifères, se changent en larges, rullicules rougeâtres (/T), â mesure que les bourgeons axillaires tendent à se transformer en organes mâlei^ et la tige se termine ainsi parune rosace, qui est la miniature de certains chatont de Conifères ou d'Amcntacées.

Je suis persuadé que les pièces du périslome oui fourni, â la classification, des accidents qu'on a pris pour des caractères, scion que la division se fait sur un plus grand ou un moindre nombre de dents, que les membranes se déchirent plus ou moins régulièrement et plus ou moins profondément; selon enfin quVIIetse séparent â la base, en restant soudées au somipel.

3o L'histoire du développement de l'urnc des Mousses n'est pas autre que celle des organes floraux, chez les plantes d'une structure plus compliquée. L'urne n'est d'abord que la sommité du rameau dont la feuille reste close.

' La fig. 4, pl. 57, représente, grossi vingt fois, on individu de Gxmnosiomumf à l'époque de sa fécondation. A cette époque, son |>édicule (cf) est fort court; le sporange (wr), qui doit devenir urne, est arrondi en une sphère, surmontée d'un long style qui se termine par un stigmatulc. Icqnel, sur notre plante, a déjà fait son temps et a suffi à ses fonctions ; il est déjà corné. A mesure que riirne se dévclopiw et nulnt, la feuille qui s'insère sur la même articulation qu'elle, SC fend, mais non plus à la manière des feuilles; elle sc détache circulairementà sa base, se fend latéialemcnl sur toute la longueur de l'urne, mais reste close sur toulp la portion qui surmonte celle-ci. A l'époque de la maturité, on trouve celle feuille recouvrant la moitié supérieure de l’urne, comme une Coiffe ou un capuchon (/3 fig. 5), ou comme un feutre non fendu (pl. 6ü, fig. 4, ac); elle s'en détache ensuite, et laixse à nu l'organe qui continue à mûrir. L'urnc est alors un fruit dépouillé de sa corolle. Qu'on jette les yeux sur la sommité d'une tige de />/cranum adianthoides {6g. id, g)\ elle est emprisonnée entre les deux bords d'une feuille ailée sur le dos (57, 13<>); que cos bords restent soudés, et que la sommité du rameau sc change en une urne, la fcuilleeo sera la coiffe. La déhiscence a lieu en boite à savonnette, comme dans quelques Primulacées; et voici par quel mécanisme : l'urne est formée de trois cnvelopivcs, l'une externe continue, qui devient ligneuse et rougeâtre ; l'autre interne, également ligneuse, qui sé compose de valves et de sotures ; et la troisième, pins interne, membraocuse, et (>ossédant les qiéoies valves et les mémos luluret que

PRÜXIÈME DIVISION DU RÈGNE VEGETAL. m

la précédente, mais dans Tordre alterne avec celle-ci. Ce* trois enveloppes correspondent aux trois sortes de substances que nous avons décrite* sur le péricarpe de* fruits d’un ordre plus élevé. L’intérieur de Turne est occupé par de* ovules (iporca ) nidulanls autour d’une columellc ccotralc. Les spires qui tapissent l’enveloppe moyenne ne cessent pas de faire effort contre ks paroi* des valves, qui, elles-mêmes, en se séparant de leurs sutures, repoussent Tcnveloppe «terne. Mai* celle-ci, plus ancienne, plus consistante dans toute ta |>onion inféiicure, ne saurait céder que par sa portion plu* jeune en dé- Teloppemcnl, par sa sommité, qui se détache tout à coup en une calotte (y pl. 60, fig, 5) que Ton nomme opercule. Les valves de l’enveloppe moyenne cédant à leur tour à la puissance de l’effort qu’elles exerçaient contre le* paroi* de l’opercule se rejettent en arrière; et Tenveloppe interne (<}, au contraire, toute membraneuse, ne SC divise au sommet que pour donner passage aux sporr/ qui s’en échappent avec explosion et par bouffées, lancée* au dehors par la force de la vapeur et de* gaz que développe la fermentation du tissu glutineux de* loges; nous venons de décrire la déhiscence des Hxpnum ; le.s dents réfléchies (eT) portent évidemment les trace* des tours des tpir« qui, en leur restant adhérentes, ont tous cassé à chaque suture. M.iis U* arrive souvent aussi que les spires seules (J) restent adhérentes à Turne et que la sommité des valves de Tenvclopix? moyenne est emportée par Topcrculo, avec la substance duquel elle reste confondue; c’cslle casde* / o»7M/c(pl.60,fig.6). D’au! res fois Teovcloppe inlerncou sc décompose, ou ne fait pas assez saillie au dehors pour être rendue visible; le péristome n’offre alors quedes dents ; ou bien enflo dents moyennes, spires, valves internes, tout cela reste adhérent à Topcrculc, contre lequel tout cela faisait effort; et le péristome est nu (flg. 5. pl. 57 «).

yi. MAnaaKACKES.

1009. Sporanges visibles, presque sesailes , cJisposi'S à la basq et dans Taissplle de la gaine, ou des pétioles des feuilles qui sont aseez longue*! Ce sont des plantes dVati douce, lips organes oiàles ont peu été étudiés. Chez les Sahinm , on trouve deux espèces d'organes reproducteurs, d'une structure dillérente Tune de

Tautre. L'analogie indique <{ue Vun des deux remplit les fonctions d'organe mâle, et l'autre celui d'organe femelle; c'est i l'observation à déterminer positivemeot la part de chacun d'eux.

Genres principaux : Marsilea, IsoeteSf Salvinia,

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