‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 193 sur 310 · V. cAiicAcxzs · texte numérisé non relu

V. cAiicAcxzs

* 1015. Plantes marécageuses, à racine* traçantes , à lige grêle, feuillue , articulée; feuille* linéaires très-longues, canaliculées, à nervure médiane proéminente, légèrement engainantes à la base. Chatons pédoncnlés, pendants, serrés, les mâles composés d’écailles alternes ou en spirale (pl. 10, Gg. 8,pe .), dans l’aisselle desquelles s’insèrent trois étamines {an). Les chatons femelles ont les mêmes écailles, dans l’aisselle desquelles, et toujours dans J’ordre alterne , s’insère nn organe vésiculaire qui est une feuille parinerviée close (llg. 7, pe/f), dont la nervure médiane se transforme en pédoncule (rn) qui continue le cbaton {le ). C’est dans le sein de celte feuille (follicule, écaille) parinerviée, qu’est renfermé l’ovaire (Cg. 6, o), surmonté de trois styles hérissés de fibrilles stigmatiques (ri). Le fruit est uniloculaire triangulaire. La graine est. munie d’un test, d’un périsperme farineux et d’un embryon monocotylédone , â radicale supère.

Genre unique : Carex (laiche), auijnel il faut réunir, comme un simple accident, le genre üncinia Persooa { BuUelùt des Sc. nat. et de Géologie, mars 1837, n° 349).

XIssEavATioas. On rencontre , dans nos environs, une espèce {Carex diolca), dont les individni sont uniseiuels ; mais on observe en mémo temps que ces individus n’ont Jamais qu’un épi par tige, ce qui doit porter â les considérer comme dcsimples avorleraents; chez les uns c'est répi femciic ; chez ies autres , c’est le mâle qui avorte. Les es;>èccs de cette catégorie n’ont que deux stigmates.

m DETmÈIŒ DIVISION Dü RÈGNE VÉGÉTAL.

Noui tToai troofé ja^qn^A deux ovairea^ daua le ecin delà feuille parioerviée, et Tuo dei deux, s*arrélaDt A «ou premier déxeloppement , o'avait qu'uD ityle, qui i*alloogcait et sc recourbait au ^ aommet (caractère du prétendu genre Uncinla).

VI* 6RAM1RACÉK8.

1916. Cette famille, qui nous a fourni les bases principales de 1a démonstration théorique de ta seconde partie, doit être assex connue de nos lecteurs, pour qu'il nous soit permis de ne pas lui sacrifier de longs développements dans cet article.

Par son port, elle se rapproche de la famille précédente et de la suivante. Elle s'en distingue , par sa foliation à longue gaine, par ses eotr«*nœuds, par la structure de •on fruit, qui ne comporte pas plus de pièces que celui des Conacées, par les écailles charnues et corollifurmes, du sein desquelles naissent les étamines, et parce qu'en général le fruit est placé sur Particulatioo , immédiatement supérieure k rarliculation qui supporte les étamines.

L'appareil alamtnifère est pris ainsi aux dépens de l'écaille, dans l'aisselle de la>* quelle les ovaires des chatons se développent immédiatement. Chez certains genres, le follicule ou écaille conserve sa forme , et alors il ne recèle que des appareils mâles ou dea appareils femelles ; de celle sorte l'épillet a toutes les analogies du èhalon mâle et du chaton femelle des autres familles 4e cette catégorie.

Obsbhvatioxs. Celte famille a dooné lieu A beaucoup de travaux , dont les plus récects ne sont certainemeDt pat les plus profonds, fl est résulté de ces éludes tu|>rrflcîelles, que le nombre de genres s>st multiplié de la manière la moins philosophique, et qu*en définitive les genres se sont transformés en familles ; car, lorsqu'on est ^niré dans une mauvaise voie, on sVntéte jusfiu'A ce qu'on soit arrivé ait pire. La publiealio^a de VEitai dê c/a$iffieathn dei Gramfnéeif en 18i5, arrêta nn peu ce déplorable débordement de créations nominales ; la mauvaise honte s'opposa A un succès complet. Nous joindrons id le tableau synoptique des genres encore trop nombreux, qu'après la plus longue élude, nous avons cru devoir conserver. Tout le monde ne comprendra pas, au premier coup d'œil , qne ce tableau soit le résumé d'un travail opIniAtre et

non interrompu de deux ans , fondé lor l'aiia* lyse la plus minutieuse de près de huit cente espèces ou variétés, dont nous avons figuré en couleur, et décrit tous les organes. Nous osons porter le défi qu'il se trouve plus de dix espèces (qui sont encore fort douteuses), qui ne se classent immédiatement, A la faveur de ce tableau, dans l'un des genres adoptés. Les notions suivantes suffiront A rialeltigencœde la dichotomie.

Faillsttss /mparinen/iées (paillettes dont les nervures sont en nombre impair); parinerviétê (dont les nervures sont en nombre pair : 8-4-6); paucinerviées (dont les nervures ne dépassent pas le nombre de cinq); muUinerviéei (dont les nervures dépassent le nombre de cinq); oarinéet (dont la nervure médiane a la forme de la quille d'un vaisseau); coneavet (qui ne sont pas carinées). — STI6IATES dltllçues (dont les fibrilles tligmatiques sont rangées en barbes de plume ; ces stigmates sont toujours blancs A l'époque de la fécondation); épars (dont ies fibrilles stigmatiques sont rangées en spirale autour du style;

CCS stigmates font toujours purpurins, rougeâtres ou jaune d'ocre, A l'époque de la fécoodalion). Pour l'ialelligencedes autres termes , nous * renvoyons le lecteur au ^ 865 et suiv., 1714 et suiv. du présent ouvrage.

Quoique les noms des genres soient disposés en série hnéatre, cependant les rapports naturels s'y nuaheeot, comilie sur un cercle formé par la réunion des deux bouts. Chaque nom do genre est suivi du nom de l’auteur qui en a Introduit la dénomination dans la nomenclature.

Le chiffre qui vient après indique le nombre des nervures principales de la paillette inférienre.

Le signe -f- indique qu'entre cbacune de ces nervures il en existe une intermédiaire et d'un moindre calibre. Enfin les lettres entre parenthèses correspondent aux diverses formes d'écailles que nous avons fait gravèr en tête de celte classification. En voici la nomenclature. — Écailles membraneuses au loromei : {a) entiêres faneéoféet { {a*}ova/eti{b) acicuiaires;

(c) temées ; (rf) vttuen (e) échanerées vetyet;

(f) ayrleitiées afçuêsf (ÿ) aurlculéei obtuset;

(b) auricu/ées fa/ci formes f (i) bidentèrt également ; U) Inégalement bidentées ; (k) tronquées-dentè^s I (A:*) tronquées -ondulées;

(/) échanerées en croissant ; ( m ) bifides; —

3» Écailles impressionnées, c'esl-A-dire portant A leur sommet l’empreinte des lobes Inférieurs des anthères; (n) dilatées; (o) soudées en une seule ^ (p) divisées; (r) en carré long ; (s) en carré long et ciliées; (^) cunéiformes glabres;

(u) cunéiformes velues ,

Rccle CEvénALE. Les .stigmates distiques existent toujours simullanémeot avec les écailles membraneuses et la ligule membraneuse de ta

DEUXIÈIÏÉ DIVISION

ffcuille. Les iligioates épars exiilent simultanément avec les écailles impressionnées et la ligule en poils de la feuille»

jtinii ‘tiuand on possède un seul des trois caractères, on est sûr des deux autres»

La radicule étant infère cher les Graminacées, Ukis les éplllsta, à 1a niâturité, se redressent vers le ciel*

Y1I« CTréiAOtia*

1917. Habitude, structure, port, inflorescence des Caricacées (1915). Tige souvent trigone. Chatons à fleurs hermaphrodites. Trois étamines hypogynes, mélées ou non à des arêtes. Style terminé par trois stigmates. Fruit des Carex*

Genres principaux : CjrperuSf Scirpus , Schoenus t Eriophorunif dont l'ovaire est enveloppé de belles et longues soies blanches.

OsteivaTioii. Chez les Scirput , oo observe , de chaque cété de l'ovaire, un faisceau d'arétes scabres et rudes, qui représentent là les deux nervures latérales de la paillette close des Carex; viennent ensuite trois étamines tournées du c6lé do follicule, et au-dessus , Tovaire aplati contre le rachis , et convexe du cété du follicule.

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