XX. BTMBBdactfÉa
1989. Plantes aquatiques, dont les lar- (*es reuilles cordiformes s'appliquant, à la surface dos eaux, parleur pa('einférieure| sont lonftnement pétiolées , et partant toutes radicales ; de l'aisselle des pétioles, part une hampe terminée par une bsdle et lar^^e lleur, organisée sur le type du chaton , qui s'épanouit, se féconde, développe ses graines au-dessus de la surfacei à la lumière et au grand air , et ne redescend dans les eaux que pour aller conlicr à la vase son fruit parvenu à sa maturité. Les follicules disposés en spirale, passent, en monlantde ta base au sommetduchaton, de l'aspect caÜcinal à l'aspect pétaloîde, puis à la forme staminifère, puis à celle de largesslaminules.puU enfin à celle de stigmates plane-a, rénéebit, rayonnants, sous chacun desquels se trouve une loge compo* sée, remplie d'un tissu cellulaire, dont chaque cellule renferme un ovule, et devient ainsi toge monosperme à son tour. Lorsque les cloisons, qui séparent les luges principales, ne sont pas assex distinctes, ou quand le plus grand nombre des cellules avortent, ce sont les cellules monospermea qui jouent le rdle de loges. Le fruit est donc terminal et unique dans ce chaton. La structure de la graine est celle des monocotylédones : un test, un périsperme plus ou moins épais , et un embryon entièreiueul clos, comme l'est celui des Graminées, par une enveloppe qui renferme le véritable embryon adhérent, surmonté de sa leuille pariiierviée, bilobée, de l'aisselle de laquelle part la plumule.
La structure de la hampe et des pétioles est tout à fait celle des ihonocotylédones [I].
Genres principaux : Nymphœa alba et lulea (Nénuphar de noa étangs); iVeiombium (Lotos du Nil).
[S] Éperoonéc.
[4] La méihode naturelle était forcée de piscer celte famille dans les dicotylédones, à cèté des
Papavéraoées.
«sa DEUXIÈME DIVISION
Omeitatioiv. L*âDâlyie de la fleur du iVrin> nous faire comprendre la itrucCure pbj^tiolo^que de cette famille. La tranche trans- Teraale de la hampe offrequatre grande* cavitCa ou tubei longitudinaux remplit d'air , et dont let paroit internes cellulaires sont hériitéet de poils blancs, roldes, coniques, rudes et scabres, dirigés borizontalemeot. Ces quatre grands tubes sont entourés de huit autres d*un moindre dia* mètre, lesquels sont entourés par une zone de tissu cellulaire piqueté de points rougeâtres, qui sont les empreintes de tout autant de vaisseaux. La fleur commence par quatre follicules verts égaux, qui sont suivis d’une vingtaine de folli* cules pétaloldes d*nn blanc aussi pur que les pé> Ulcs du Lis , mais qui vont en décroissant Jaunissent et se rapprochent de la forme des étamines, â mesure qu’ils approchent du point où commence,Ja spire de celles-ci ; les étamines sont au nombre d’une quarantaine qui perdent peu à peu leurs caractères principaux, s’aplatissent de nouveau commo'des pétales , tout en gardant la couleur Jaune des anthères , et forment une spire de onze ttamïnuUt (ISO)autour d’un fruit. Le fruit lui-méme ne semble être que la continuation de cette dégradation de formes, lorsque sa panse est peu visible encore; car alors ses onze stigmates sont disposés et conformés, à peu de chose près, comme les staminules; ce sont des lames rayonnantes et divergentes en étoile, comme les pistils des Crassulacées. Lorsque le fruit a grossi , ils forment à son sommet on êcutellum analogue à celui qui recouvre le fruit des Papavéracées ; et c’est par la nervure médiane de chacun d’eux que s’opère la déhiscence. Au centre du chapeau , on observe une proéminence papillaire, qui continuerait le chaton, si les stigmates étaient restés follicules; elle correspond à la columelle celluleuse , autour de laquelle sont rangées en spirale les onze à douze loges composées. Ces douze loges correspondent aux douze grandes loges de la hampe; en sorte que si les feuilles radicales s’étalent transformées en follicules calicinaux, en étamines et en staminules, la hampe eût formé le corpa du fruit, dont la fleur que nous venons de décrire eût formé les stigmates par ses premiers follicules, les autres restant â l’état rudimentaire et en forme de simple tubercule central â son sommet.