V. RAMESCENCE (re) ET INFLORES- CENCE {in
72. N'ona avons dit précédemment (37) que cliaqiie rameau était le développement d'un bourgeon, et que le bourgeon primitif se trouve constamment dans l'aissclle d’une feuille. Il s’ensuit donc que la rà.vescevce, qui est la disposition des rauieaiiE à feuilles, et I’isfloriecence, qui est la disposition des rameaux à Heurs, doivent suivre les lois de la foliatiov, (^ui est la disposition des feuilles. Ainsi, la X1MESCESCE, de même que I’ixplohescencx, sera :
l'AiTiRNE, alterna; orrosir., op/wsita ; sriEALÉt, .tpirala; cROiiir., (tecussata;Dis- TtqçE, .TRisTiQEE, trislichn; ver-
t|Iu.lée, 'verticillata ; sessile, sessilis; disdistans i pressée, co;//ê/<a; lors-
SS
quelle dérivera du genre de foliàtiox désigné par ces mots (71) :
lleuioiTÉn, digitata, lorsque les ramaiix partent tous du sommet de la tige, comme les folioles de la feuille digilée (68, 2®) parlent du sommet du pétiole (Panicum crus galli) ;
12“ LACHE , lava, quand il existe de grandes distances entre les divers étages des rameaux , qui dans ce cas sont longs et flexibles ;
15“ SERRÉE, coarctata , quand les rameaux sont courts cl pressés j
14” IRTEIIRORPÜK, interrupta, lorsqu’il existe de distance en distance des interruptions dans la forme générale (Agrostis interrupta) ;
15» DRESSÉE , erecta (Lavendula spica ) , vtyokKTE, pendula {Carex maxima, pendiitn) ;
16" pERcnÉE vers la terre, notons, par la flexion de la tige ou des pédoncules ;
17“ cooRBÉK, cernua, lorsqu’elle se fléchit et se penche seulement à son sommet, par la flexion de son axe.
73. Il est des formes d’inflorescences qui sc désignent par des noms substantifs dont les principaux sont les suivants :
1“ OMBELLE, umbella ( pl. 36, Cg. 5),
I lorsqu’un verticille régulier de rameaux à fleurs termine la tige, c’est-à-dire que le développement de la lige s’arrête immédiatement au-dessus du point d’insertion de ce verticille ; ce qui forme une sorte de parasol (Unihelliferæ) ;
2" oMBELLi'LE, umbellula, nouveau verticille qui termine chaque rameau de l'onibclle par le même mécanisme. Le verticille de feuille qui a donné n.iissance à l’ombelle ou à l'ombullule, se nomme i.\voLCCRE, involacmni, (inv), pour l’ombelle; iNvoLi'CELLK , iiivolucelium , pour l'ombellule , ou ombelle partielle ;
3“ coBYRRE, cory mbus, lorsque ce parasol provient d’une autre inflorescence que le verticille, c’est-à-dire que les rameaux, quoique insérés sur la lige à diverses distances les uns des autres, arrivent pourtant tous à la même hauteur {Uedera, Sambucus) ;
NOMENCLATURE DES ORGANES
4» citÀrpK, racemus, lorsque les rameaux à Heurs, ramifiés et flexibles, terminent la tige, en partant de divers points distants, sans arriver à la même hauteur, et sans former, par conséquent, un parasol (Kitis vinifera) ;
b» THTRSB, ihyrsus, c’est la grappe rigide, droite et non pendante ( Ligustrum, Æsculus) ;
6“ pAmcBLï,;winicu/a(pl. 19, Cg. 3) , lorsque l’inflorescence se compose de semiverticilles alternes, distants, dont les rayons sont plus ou moins ramifiés, et n’arrivent pas à la même hauteur (la plupart des graminées);
7» iri, spica (pl. 15, fig. 19), lorsque ces semi-verticilles, alternes, sont formés de fleurs sessiles et pressées contre la tige , qui prend alors le nom de rachis (froment, Seigle, Orge);
8“ caiis , crista, lorsque les fleurs , pressées, naissent sur un seul côté de la lige, ou se dirigent d’un seul côté qui est toujours celui de la lumière, c’est-à-dire le zénith ; et que, par suite de cette disposition, la tige, qui dans un grand nombre de cas s'épaissit outre mesure , se rejette en arrière (Celosia cristata, Helioiropium) ;
9» cxpiTDLZ , capitulum , lorsque les fleurs, en se pressant au sommet de la tige y forment une tète globuleuse ( Globularia vulgaris);
10“ QctcK, couda, lorsque les fleurs, pressées et affectant soit la disposition croisée soit la disposition spirale, couvrent la tige dans une certaine longueur. Cette inflorescence se nomme improprement épi (Plantago major, feronica spicata, etc. ) j
11“ cBAToa, amentum (pl. 13, fig. 1 « ), lorsque, avec celte forme de l’inflorescence, l’enveloppe florale ne se compose que d’une écaille ou follicule, et est en général unisexuelle (Populus, Salix);
19“ sPitLKT , locusta , petit chaton à écailles, glumat, paleæ, alternes et imbriquées (Bronuis, Festuca ) ;
13“ côxK, strobus, chaton femellè dont l’écaille s’épaissit à son sommet outre mesure, devient ligneuse, et recouvre en- |
fièrement le fruit : ce qui donne souvent à celle infloresceuce'la forme d’une toupie (conifères t Pin, Sapin);
14“ BÉciPTACLs , receptaculam ( pl. 32 fig. 1), lorsque les fleurs, disposées en spirale, en se pressant au sommet de la tige se dirigent toutes verticalement, tellement que la tige prend un accroissement insolite en largeur, et forme ainsi une espèce de calotte de sphère solide dont le côté plane est tourné vers le ciel (composées ou synanthcrées: Aster, Bellis, Dahlia ) ;
lb“ FicoB,^îcuf, un réceptacle aphylle dont les bords se referment au sommet , et dont l’inflorescence est tout interne et pariétaire (Jigue du figuier).
74. La continuation de la tige qui supporte un épi ou une panicule ( 73, 6“ 7“) se nomme rachis; celle qui supporte toute autre forme d’inflorescence se nomme AXB, axis.
75. La SAHESCBNCB offre ou des caractères iiATDHBLs qu’elle ne doit qu'à son développement spontané, ou des caractères ADTiFiciELS qu’elle ne revêt qu'à l’aide de certains procédés de l’art auxquels elle est susceptible de se prêter par une organisation spéciale. Dans le premier, cas, nous la nommerons hahbscexce kato- RELLBj dans le second, bahificatiov abti-
riCIBLLB.
70. La BAHESCEVci itATCBiLts, ramescentia spontanea, est ou :
1° sPBàRoiDÂLE, globosa, lorsque l’ensemble de la disposition de ses branches et de ses rameaux prend la forme générale d’une tête arrondie ( Oranger, Mûrier, Ormeau );
9° DiVABiQDBB, zfiVartcnfa, lorsque ses rameaux se subdivisent en V dans tous les sens ;
3“ rosiroRHE on en fosbad, fusiformis, lorsque le tronc est d’un seul jet, et que ses rameaux, en général grêles, courts, et peu ramifiés, s’appliquent contre le tronc et décroissent à mesure qu’ils s’approchent de la cime ;
NOMENCLATURE
4" FrnAvroALE , pyramidaîis , quand, avec tous les autres caractères précédeots, tes branches et rameaux sont ouverts (57, 4^) et approchent plus ou moins de l'horizontalité.
77. La RAMiricATion ARTiricisLiB, rami- Jicatio ariificialis , s'obtient , ou par la jÂiLLt^ putatio, ou par la tontdrs, tonsura.
La taille se fait à l'aide de la serpette ; la tonlure, à Taide du croissant. La pre< mière opère sur chaque rameau en détail, d'après des règles qui varient selon l'essence d'arbres, la destination du travail et la situation du rameau. La seconde opère d'un coup sur l'ensemble de la ramification ; elle fauche les parois du massif des rameaux comme des surfaces. La première vise à des résultats économiques; la seconde, à des effets de paysage. La iai/Ie ne s'applique qu'aux arbres fruitiers (30, 24°); la ionturCf qu'aux arbres ou arbustes d'ornement (80, 14°); l'une suit des règles, l'autre des caprices. Partant, nous ne devons nous occuper que de la première.
78. L'arbre qui se prête naturellement aux exigences de la taille, se nomme en latin Arhor pulabilis ^ celui qui sc prête à U tonlure se nomme Arbor ionsilts. L'épilbète seca, ajoutée h la fin de celle par laquelle nous exprimerons la forme de ! l'arbre indiquera que celte forme est le ' produit de Part ; ainsi les arbres fruitiers sont susceptibles d'ètre tailles ou :
1® Kl» xspALiKRs , parieiiseca, lorsque leurs rameaux sont disposés contre la surface du mur avec un tel art qu'on obtienne le plus de fruits dans le moindre espace possible. Les espaliers sont taillés :
3° Kl» V, quintiseca^ lorsque les deux branches-mères ont été palissadces, en formant un angle de 45° chacune avec le tronc; soit :
3* KN kyi.nr AIL, Jlabeîlisecaf lorsqu'au lieu de deux branches-mères la taille en laisse subsister quatre ou cinq;
4° xt« pALMBTTK, pcnnœsecu , \oT%(pxey les rameaux sont disposés à angles droits
de chaque côté de Taxe, soit naturel, soit artificiel, de la tige :
5® EX coNTRB-RSPALiRit8,plat/Veca, lorsque sans les appliquer contre un mur, et même en les laissant isolés, la taille leur donne la forme des espaliers ;
6° 11» PYRAMioB ,
7° IX QtJBSOüILLB , co//\fcca;
8° BX CORBRILLB, calathiscca ;
Selon que la taille donne à l'arbre isolé l'une ou l'autre de ces formes;
9° Bx pLEix VBXT , parc/jcca, lorsque la taille n'a lieu tout juste que pour priver de ses rameaux stériles l'arbre isolé de tout abri et abandonné à son développe»
ment spontané.