PREMIER GROUPE. — PLANTES A FLEURS PÉTIOLE-UNITAIRES
8S8 DEUXIÈME DIVISION DD HÈGNE VÉGÉTAL
DEUXIÈME DIVISION DÜ RÈGNE VÉGÉTAL. m
!• ftORSTINUCKBS.
1918. Celte famille, dans laquelle se nnge le Eiguier, offre un caractère particulier dans ton iiinoretcence, qui prend U forme d^un fruit; c'etl un péricarpe dont les placentas valvairet portent des fieurt au lieu d'oTairet; et ces fleurs se rapprochent tellement des fleurs atillair^s ou gemmaires, que leur iiiflorescptiee pourrait être tout aussi bien assimilée à Dp chaton interne. L'analyse de la ricoa du Figuier f pl. 56, fig. 3) rendra cette analogie plus intelügible. Ce fruit sort immédiatement des follicules du bourgeon ; il est pyriforme et clos ; sa surface eiterne est marquée de lignes longitudinales qui la divisent en tout autant de eûtes peu apparentes, comme tout autant de degrés de longitude d'une sphère armillaire : ce sont ces nervures qui forment les placentas, et c'est sur leur surface interne que s'insèrent les fleurs; la fjg. 5 représente isolé un de ces placentas de fleurs. C'est par le pôle libre de cet organe que sa déhiscence a lien; elle est pour ainsi dire Talvulaire, car l'ouverture en était*fermée par des écailles convergentes et triangulaires. Les fleurs mâles (fig. 4) se trouvent le plus près de l'ouverture; elles se composent d'une corolle à trois divisions, et üe trois étamines. Les fleurs femelles, que la hg. 1 représente grossies 100 fois, sont les plut noinbrtMises , et occupent toute la partie moyenne et inférieure de chaque placenta (fig. 5); elles se composent de trots ou quatre follicules {pa) membraneux , étiolés , en spirale, et d'un Ovaire (pp) uniloculaire, ventru, à placenta latéral, terminé par un style papillaire et stigmatiforme au sommet (si), qui est évidemment une déviation du dernier des follicules {sg). On aperçoit la graine (fig. 8) dans la panse de la fig. 1 ; elle possède un test ligneux, jaune, unpérisperme membraneux , et un embryon droit à deux cotylédons; la radicule est supère, et par conséquent le fruit pendant. Les plantes de cette famille, â l'exception du Dorslenia, qui est herbacé, sont des arbres i feuilles pétiolées, largement stipulées, à
limbe simple fpl. 11, fig. 7, 8) ou palmé; les jeunes tiges, fruits ou chatons et pétioles, ainsi que l'écorce verte, sont lactescentes, â suc blanc et caustique. Le fruit, en mûrissant, devient saccharîn , et comestible par la pulpe de son faux péricarpe.
Genres principaux : Ficus (Figuier) ; Dorstenin {Controjrerva) \ Àmbora (Tamboiil , Bois-tambour) ; mais non VArlocarpus, qui appartient aux auemtacbbs (1913) par sou cbalon normal.
If. STNANTRBRAcétS (CompOsécS L.).
1949. Les Synanlhéracées (pl. 31, fig. 1-5) appartiendraient .i la division des plantes gemmaires , et leurs fleurs composées seraient de véritables chatons , si leur ovaire, qui est exactement sessile dans l’aisselle d'un follicule plus ou moins dévié, n'élait pas surmonté de la corolle et de l'appareil staminifére (fig. 3). Leur foliation est en spirale par cinq , et les feuilles se modifient peu à peu , se simplifient et se raccourcissent en rullictiles calicinaux {Jl fig. 2 ) , à mesure que la lige manifeste sa tendance à transformer ses bourgeons axillaires en fleurs ; et les follicules calicinaux se transforment en paillettes écailleuses ou soyeuses , quelquefois à peine visibles, dès que leur bourgeon axillaire a subi la transformation florale; en même temps, la sommité de l'entrenœud, qui devient l'axe de l'inflorescence , épaissit , s'élargit et se creuse souvent en forme d'un large réceptacle, sur la surface duquel les fleurs, en tombant, laissent tout autant d'empreintes alvéolaires, qui en marquent , d'une manière ineffiiçabte, la disposition en spirale. Mais le bourgeon axillaire n'arrive pas toujours à la forme normale et fertile de la fleur, sans avoir passé par des nuances intermédiaires. Les premières corolles qui se forment, celles qui, chez les Radiées (fig. 1,2), sont rangées en une collerette externe, conservent encore, par leurs contours et leur direction (fig. 4co), l'analogie du follicule ; elles sont alors privées d'étamines, et leur double stigmate n'oftre pas tout
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m DEUXIÈIIB DIVISION DU RÈGNE VÉGÉTAL.
^ fait la mtme straclura que celui de la fleur normale ( fig. 3 ) ; cher celle-ci , Povairo(o) est surmonté d'une corolle & cinq divisions (co), sur laquelle s'insèrent cinq étamines libres par leurs filaments à l'épo'* que delà floraison, mais soudées parleurs anthères (<^n) ; le style se divise plus ou moins haut en deux branches hérissées de papilles stigmatiques *(51), simples, hori>
^ rontales et irritables à l'époque de la fécondation. L’ovaire est uniloculaire, indéhiscent , au sommet duquel s’attache un ovule, qui , en devenant graine, en remplit toute la capacité. Le périsperme en est menbraneux, et l’embryon droit, à deux cotylédons planes , à radicule infère (supère dans les Boopis , Caîjcera , Ad^ carpha, qu’on pourrait placer dans les Dipsacées) j aussi , en mûrissant, les fleurs de cette famille se redressent vers le ciel. L'ovaire mûr est souvent surmonté d'une aigrette d'arètes fudes ou plu-
meuses, qui, auparavant, formaient comme un calice, à la base de la corolle. On nomme demi-fleurons les fleurs incomplètes (fig. 4) et fleurons les fleurs à corolle régulière (fig. 3). Il est des genres dont les fleurs n’ont que des demi-Jleurons hermaphrodites; on les désigne par le nom de senti- Jlosculeuses OM liguléees j il en est d'autres dont les fleurs ne possèdent que des^caro/i^ complets j on les désigne sous le nom de ^Oicu/«we5;enfinil est un autre groupe principal , dont la fleur possède une collerette externe de demi-Jleurons autour d'une inflorescence compacte ^ejleurons; on désigne ces espèces sous le nom de radiées (fig. 1 ). — Herbes ou arbrisseaux ayant des représentants nombreux dans toutes les flores.
Genres principaux : sbmiflosculiuscs ou CH1C0RACRI8, Cichorium (Chicorée); Jlieracium (Épervière) ; Scorzonera (Scorsonère);— ri.OSCDLlUSBS ou CASDUAC^BS, Cinara (Artichaut), Carrfuuf (Chardon) , Caîcitrapa (Chausse-trape). — radïbks ou coRTHBirÈHRS , Aslcr (pl. 31 , fig, 1 ) ; Bcllis ( Pâquerette ) ; Chrysanthemnm ( Marguerite); Calendula {Souct) , etc. Formule = Inspirait — spiralxn — quino — quinv — unilï%,
Obscrtatio!(. Dan» le priodpe , la corolle de toute» ces fleurs (fig. 5, pl. SI) (co) est cloie et imperforée; c'eit son mode de déhiscence qui lui imprime ensuite la forme d'une fleur régulière ou d'un demi-fleuron. Si la déhisceœe doit se faire iatéralemeut , on a un demi-fleuron (Ag. 4). Si U déhiscence est apiculaire'et que la eoroile doive s’ouvrir par cinq valves , la corolle est régulière; et, dans beaucoup de genres, ces deux espèces de fleurs ne diffèrent que sous ce rapport , et sont également hermaphrodites. Outre la débisceocc latérale , les demi-fleurons ne laissent pas que d'avoir aussi une déhiscence apiculaire; car la plupart des flenroos sont terminés par le même nooibre de divisions angulaires que la corolle complète (fig. 3). Les demifleurons ne sont donc que des accidents d'un même type ; ce sont des corolles fendues pardëvant.