‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 25 sur 310 · I. pistil, pislillum · texte numérisé non relu

I. pistil, pislillum

98. Le PISTIL, pislillum (pt pl. 30, fig. 9), est l'organe femelle, génitale Jirmineum, des plantes; il se compose l*'d'un ovaiar, ovarium (o), qui renferme l'ovtLK, ovidum, ou les ovules (oe); S** d'un ou plusieurs styles (stylus) {sy)f dont chacun est surmonté d'un stigmate, stigma {si). Après la fécondation, le^ stigmate et le style se fanent et disparaissent , et il ne reste que Tovaiac qui devient le FRüiT.yruc^nj; à l'époque de cette maturation , l'ovule est devenu la GAAiNE , granum; et le fruit s'ouvre, en se déchirant ou se décomposant pour laisser tomber la graine , dont les enveloppes s'ouvrent à leur tour par une décomposition graduée pour laisser germer l'embryon. La graine est l'analogue de l'œuf pondu , l'ovule fécondé est l'analogiio de l'œuf humaiu pendant la gestation ; l'analogie poussée plus loin dès à présent ne serait qu'un jeu d'esprit.

99. Le sTioMATx, stigma (5t)/ un organe papillaire, de forme très-variable, destine à recevoir l'imprégnation fécondante de l'organe mâle (87) et à la transmettre, par le moyen du style « à l'ovule renfermé dans l'ovaire.

100. Le STYLE, Stylus (sy)f est une organe vasculaire plus ou moins allongé,

d<*< ramtsut réparés, et oon ps* aculcmcnl sur des iadividui aèpsréa.

NOMENCLATURE DES ORGANES

^ qui s'insère sur Torairc et supporte le stÎ0mate à son sommet. La portion du * style qui pénètre dans Tovaire, et porte les ovules, se nomme placenta (pc) (pl. 57,

101. Les parois de Povairc ae nomment rsBiCASPB, pericarpium (pp) (pl. 16,fig. 3), surtout lorsqu'elles ne renferment qu'un seul ovule et qu'elles restent appliquées ‘ sur la surface de celui-ci. La cavité, dans laquelle se développent les ovules , sc nomme look, loculus ou loculamentum»

Un ovaire, par conséquent le fruit, est UMLOCüLAfRROU uRtCAPSULAiRE , un 'tloculare seu unicapsularc {pl. 37, fig. 7, 8, pl. 47, 1j0. 0), lorsque son péricarpe ne forme qu'une seule loge dans laquelle se développe un ou plusieurs ovules; »ilocu- LAiAB, niCApsoLAiRR , bUocitlare y hicapsulare (pl. 51, fig. 21; pl, 30, fig. 9), lorsqu'il forme deux loges ; TfiiLOccLAiRR TRiCAPSOLAiRit, triloculare seu tricapsulare (pl. 20, Og. 8); QOADRiLocDLAiRB, quadriloculart (pl. 35, fig. 10); quimqceloco- LAiRB, quinqueloculare {p\, 39, fig. 10); et MULTiLoccLAiRE , mullUoctilare {\>\. 44, fig. 13). En général les loges, quelque nombreuses qu'elles soient, sont disposées , dos à dos , autour d'un centre formé par l'agglutination de tous les placentas (100) ou des branches internes du style; ce centre se nomme alors colvmkllr, columella {cm) (pl. 39, fig. 10). Les Nymphœay yelumbOf font exception à celte règle; leur fruit se compose de loges disposées comme un tissu cellulaire à larges mailles; les ovules, dans ce cas, se nominenl nidulans {nidulantia),

102. La loge non saillante au-dehors se désigne spécialement sous le nom de LOCB, loculus (pl. 38, fig. 5).

103. La loge saillante en dehors en forme de côte de melon, prend le nom de CAPSDLX, capsula y lorsqu'elle renferme plusieurs ovules ; et celui de coqub, roeen, lorsqu'elle n'en renferme qu'un seul , sur la surface duquel elle s'applique et se moule.

104. On dit dans ces trois sen8,u/i{bi-tn-quadri multiloculare J 1-2-5-4 etc.

capsulare; 1-2-3-4 etc. caecum {p\. 21, fig. 5 ) ; selon le nombre de loges qui composent le péricarpe.

106. Le PKRICARP8 ixDKDiscRRT, indehts~ cens, est celui dont les parois ne sont pas organisées pour s'ouvçir à la maturation de la graine, et qui , par conséquent, adhèrent à sa surface et ne peuvent s'en séparer que mécaniquement , ou par la décomposition if'rain deblé, pèche, cerise); le péricarpe déhiscent, dehiscens , est celui dont les parois sont susceptibles de se diviser à la maturité de la graine, d'une manière régulière, et par des sutures dessinées d'avance sur la surface même dès la plus tendre jeunesse {fruit des légumineuses y du Stramonium) (pl. 38, fig. 6). Le mode selon lequel s'ouvre le péricarpe à la maturité , se Domme drbisciiMGE, dchiscentia,

106. On distingue sur le péricarpe multiloculaire et déhiscent .«les cloisons, septa, parieteSf dissepimenta {ds) (pl. 20. fig. 8); et les valvks, valvæ. Les cloisons sont formées par l'agglutination des parois de deux loges voisines. Les valves {vl) (pl. 20, fig. 8) forment la portion externe et libre de la loge. La ligne qui indique d'avance la déhiscence du péricarpe se nomme suTcnR,5u/u/Yz(^u} (pl. 35,fig. 3). Une VALVE, vahuy est la portion entière du péricarpe qui se trouve entre deux sutures. Un fruit est ünivai.vk, umVa/w j ; BIVALVE, bivalvis ; trivalve, trivalvis , quand, après la déhiscence, il reste diviséen une seule, deux, trois valves.

Sur le péricarpe uniloculaire et déhis^ cent, on ne distingue que des valves et des sctures.

107. Tout péricarpe présente sur sa section transversale (pl. 37, fig. 7), trois sortes de substiinces distinctes, et ayant chacune une slnicltire spéciale; l'une interne {pericutpii dimidium internum seu endocarpium) ^ <\\xi tapisse les parois de la logo, est éminemmeut vasculaire, qui

NOMENCLATURE DES ORGANES

compacte, dure et quelquefois lifpieuse; l’autre eitcrnc, qui forme l’enveloppe extérieure {pericarpii dimidiuni externum seu ectocarpium ) , et qui est en général éminemment cellnlaire, charnue ou 'spongieuse. La peau qui la recouvre et qui est l’analogue de l’épiderme ou de l’écorce du tronc, nous la nommerons coRTicuxa ou ratiicDLi, corliaula seu pcllicida, selon sa consistance.

Lorsque le pisicAnra est mince, ces trois ordres de substances ne sont faciles ni à séparer nia distinguer; mats lorsque l’une ou l’autre prend un développement extraordinaire , elles se séparent d’elles-mémes et se distinguent à l’œil nu.

Ainsi dans la aoix , nux, et I’asundk, amjgdata, qui sont uniloculaires , I’ectocAars est herbacé et caduc , on le nomme le ssoc , naucum ; la partie ligneuse qui forme la coque ou coqcille , pulamen , est I'e.vdocaefs ; rAKAftDE, nuclcus, est l'ovCLB

et la GEAIKE.

Dans la pécaa, amygdalus persica, qui est, comme la noix et l’amande , un fruit uniloculaire, le eeod devient succulent et comestible; la peao, pellicula, de cette dernière se détache avec l’ongle; dans le MELOS , l’ectocarpe est corticiforme , et c'est Vendocarpe qui devient succulent.

Dans la pomme et la poire, Pyrus, qui sont multiloculaires , l’endocarpe est réduit à une fort mince épaisseur, i la consistance d’une membrane résistante qui enveloppe exactement chaque graine {pépin), tandis que l’eclocarpe, qui est comestible et qui en forme la chair, prend un accroissement disproportionné; la pead , pellicula, adhère tellement à l’ectocarpe qu’oD ne peut la détacher qu’au couteau.

108. Une LOGE renferme un ou plusieurs ovules ; on la désigne alors par csi-eilEi, etc., ovclAe, capsula uni-bi-tri , etc. ovulata. Lorsqu’elle n’a qu’un certain nombre d’ovules parvenant à la matnrité, par l'avortement d’un ou de plusieurs autres, on la dit : 1-8-3, etc., ovulée par AvoBTEHxaT, aboHu.

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