XIX. ASAEACKSS
2018. Plantes herbacées, à peine suffrutcsceotes , couchées sur le sol , droites ou volubiles, mais toujours recoonaissahles à un aspect particulier, qui provient , de leur couleur jaune-pâle, de leur tige articulée, de leur foliation alterne, de leurs feuilles cordiformes, pétiolces, dépourvues de stipules^ de la simplicité de leur port, et de la nature de leurs fleurs, qui se confondent avec tes bourgeons axillaires. Ovaire infère, à six loges, se désagrégeant quelquefois cii trois placentas columeliaires. Calice monophylle, tubuleux , simple et en cornet, ou divisé au sommet en trois portions triangulaires, d'abord soudées comme trois valves, et ensuite réfléchies. Douze étamines libres et à filaments distincts, insérées par quatre â U base du stigmate, ou appliquées sur la surface par leurs anthères sessiles. Trois ou six stigmates , soudés cotre eux, et plus ou moius distincts selon les espèces, formant une tète saillante à six ou trois angles, et quelquefois d'une grande régularité. L'ovule est aussi monocotylédoiie qu'il est possible de* le coucevoir (1143) , ce qui n'empèclie pas les partisans de la Méthode dite naturelle , de placer celte famille dans les diculyléduues, dont elles se rapprochent seulement par la nervation ramifiée des feuilles , au même titre que le Dîoscorea.
Geores : uisaiiun (Cabaret); Aristolochia (Ariatoloche clématite, »ipboD) ; c=
alterni — Ster/iis— | — Aternz —
( tenu)
Sternit,
DEUXIÈIIK DIVISION DU HEGNE VÉGÉTAL. • 8815
OBssftTATioiis. Cette famille , curieuie par la grao<ie*sinipUcilé de soo organUatiOD, nous fournira matière à quelques réflexions qui nous pa« raissent offrir un certain intérêt.
1« La structure de la tige est entièrement celle des moDocotjrlédoncs proprement dites. Celle de YÀritlolochia cUmutit est trigone , comme le stigmate \ chaque face marquée de quatre cannelures , comme chaque face du stigmate est recouverte par quatre anthères hilobées. Les tranches transversales de la tige offrent une rangée de douxe points vasculaires espacés. La masse stigraatique de Vjirlttoloehia tipho imiterait celle de VOiinoiàéra ( pl. 35, Ag. 3, si ) , il celle-ci n'avait que trois branches.
%o L'ovaire infère |>eut être considéré comme ayant primitivement autant de loges que la tige, dont il n'est qu'une iransformation ^ a' de vaisseaux; mais six des cloisons alternes se dessoudent de bonne heure ; et l'ovaire est alors à six loges , renfermant chacune deux rangs columellaires d'ovules.
3o Le cahee de Vj4ritioiochîa ciematit est exactement une feuille sans pétiole, et dont les bords sont restés soudés à la basa. Celui de iolochia tipho et de VAtarum est la même feuille lessile , dont les bords sont restés soudés jusqu'è une plus ou moins grande hauteur, et dont les trois lobes, si obscurément prononcés sur la feuille, ont pris un développement plut distinct, avant de sc séparer.
4o Les étamines dîsUncles, cbex VAtarum, ont un filament qui so prolonge en pointu recourbée , ao dessus de l’anihère , cl deux ihecas marginaux. La structure de son stigmate imite un bormet de Turc à six cornes; il est déprimé en dessus eu entonnoir, avec douxe rangées rayonnantes de poils violets dirigés vert le centre de renloDooir, deux rangées par stigmate. Les grains de pollen mous et jauues, varient de forme, rohds ou Irigones , é angle obtus. Les stigmates sont évidemuient des déviations des étamines.
5o L'ovaire et les pétioles de VAtarum sont recouverts de poils articulés et ramifiés, qui, en se fanliit et en contractant par la dessiccation leurs articulations , apparaissent sous la forme d'impressions digitales , ajustées bout à bout, en chapelet , de la même manière que les conferves comprimées , après avoir été lavées à l’acide (183GJ.
6» Les deux feuilles de VAsarum vuigare no sont opposées que par le rapprochement de leurs articulations respectives; autrement elles •ooialternei , et réellement alternes dans l'acte de la germinaliou; chez VArittoiochia clema- Ht f les feuilles du sommet de la lige se rapprochent do la sorte , jusifu'à paraître opposées.
7» Dam l'aisselle de chaque feuille de celte dernière espèce se trouvent six fleurs tcssilcs, qui formeraient six étamines, si l'entre-nmud, qui continue la tige, s'arrêtait à l'état de stigmate. La feuille serait alors le calice en forme de spatbc , et reotre-nœud qui la supporte de* viendrait ovaire , en transformant ses douxe vaisseaux en tout autant de loges.
8o Je ne sache pas de végétal qui offre plus d'analogies, avec les V^racéei ou Aristolochlacées, sous le rapport de sa structure générale, que le Uinchfi blloba : même coloration générale, feuilles à nervures ramifiées à peu près comme cbex VA. ciematit j tranches transversales des liges offrant, sur un fond vert, les mêmes vaisseaux jaunes que les Aristoloches. Lnfin, sur la face canaliculée du pétiole, on rencontre les mêmes poils ramifiés cl en chapeleli aplatis, que sur la base canaliculée du pétiole des Aristoloches [1].