APPLICATIONS DES PRINCIPES PHYSIOLOGIQUES
tre-mer, on e*t arrÎTé, «nr ce point, à des réauluta qni ont laiiië bien en arrière , ceux que noi directeura d'académie ont cherché à obtenir à ai granda liraia; la chaleur de la vapeur, la circulation de l'ean bonillante , la chaleur même de la reapiration et de la cohabitation dea animaux , toutea lea reaaourcea enûn dea arta écooomiqura, ont fourni dea applicationa iitilea à Part de l’horticulteur ; et ce aont de aimplea particnliera qui ont au IB à la dépenae. En France, tout l’or dea contribuahlea n’a réuaai qu’à noua attirer la critique dea plua aimplea jardiniera ; noa profeaaeura pépioiériatea n’ont paa même pria la peine de conaulter. Je ne dirai paa l’expérience de nos jardiniers , mais les expériences plua positivea dea physiciens. Les jardiniers creusent le sol pour donner plus de chaleur à leurs bâches; ils lea abritent du nord avec des planches et un terre-plein; les physiciens nousappreunent que le refroidissement des corps est en raison du rayonnement , le rayonnement en raison des surfaces et de la nature des corps (1380); ils ajoutent que l’une des substances qui rayonnent le plus , c’est le verre. Le Muséum a pensé autrement, et, en cette circonstance , il a agi comme il pense. Il a voulu faire construire quatre merveilles, quatre serres - monstres , que l’on pût voir de loin ; il les a exhaussées tant qu’il l’a pu ; il les aunait fait construire sur la hauteur du kiosque, s’il en avait obtenu la permission ; que dis-je? sur la hauteur de Montmartre , aün que les habitants de Paris jouissent du spectacle du plus loin que possible. Ainsi on a élevé quatre superbes pyramides de verre , qui rayonnent par cinq surfaces, bâties sur un treillage de barres de fer , métal qui , on le sait, est un conducteur insatiable de calorique, mais qui, malheureusement, en hiver, ne saurait conduire le calorique que du dedans en dehors. Et quand ces quatre palais de Flore ont été achevés , on a pensé au chauffage ; mais on s’est convaincu alors que le chauffage ne réussirait bien qu’en été.
Nous tenons d'un témoignage irrécusable que, pour élever la température de ces
superbes serres à 15* au premier printemps , il a fallu 100 francs de combustible par jour ; juges de la quantité que lea besoins du chanITage réclameront en hiver. Chacune de ces serres a coûté à l'État 350,000 fr. ; le Muséum réclame près d’un million encore pour les autres travaux ( Rapport à la chambre des députés ,
7 mai 1836) ; et il réclamera sans doute tous les ans 100,000 fr. de plus pour le chauffage; c’est-à-dire qu’il fera payera l’État les intérêts du capital que l’État lui alloue. Deux millions pour quelques fantaisiesd’un professeur ! Avec cette somme, on aurait donné à chaque département un encouragement considérable pour l’agriculture ; avec cette somme, on a abrité la plus maigre collection de plantes publiques qni existe en Europe I
3069. Nous avons eu l’occasion de remarquer (1331) que la végétation d’une plante emprisonnée sons un récipient, ne saurait être la même qu’en plein air. Toutes les circonstances changent autour d’elle , par le fait seul de la suppression d’une communication directe avec l’air extérieur. Or , la serre la plus vaste , pas plus que la plus petitecloche de verre, ne saurait soustraire la plante à tous ces inconvéïiieuts; la végétation ne saurait y être normale. C’est à diminuer artiGciellement la somme de ces inconvénients que doit tendre la physiologie expérimentale. La stagnation communique à l’humidité de l'atmosphère des qualités funestes à la végétation ; à l’air des proportions anormales. Il faut renouveler l'air et l’humidité sans abnisscr la température , c'est-à-dire faire circuler l'air extérieur, après l’avoir échauffé sufGsamment au passage. Lm lumière qui passe à travers les vitraux , s'y réfracte souvent, et va se perdre sans profit pour la plante ; il faut donner une courbure asseï convergente , pour réunir sur les plantes , le plus de rayons que possible, mais pas assez pour les brûler. Le rayonnement et la conductibilité des parois dévorent le combustible; diminues la somme du rayonnement et de la conductibilité; rendes obscures toutes les surfaces qui ne vous donnent point du so-
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A L’INDÜSTRIK.