‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 308 sur 310 · PHYSIOLOGIE EXPERIMENTALE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE EXPERIMENTALE

aux ^andes et larges éludes j que chaque | département au moios ait sa fondation, où ! le savant , que dévore Pambition d'étre utile, obtiendra , du concours, la faveur de prendre place, sans souci pour son lendemain et sans crainte pour Pavenir de sa prO' géaiturejcarlacommunauté ne saurait permettre que l'homme, dont le dévouemcnla été utile à tous, soit exposé à être nuisible à son innocente famille. En un mot, fondez des établissements scientifiques destinés à poursuivre,* sans relâche, les applica* fions des sciences au bonheur de l'humanité; dolez-les d'instruments et de bibliothèques, de locaux et de terrains; que rien n'y manque de ce que réclament les expériences;etattendez tout ensuite du zèle de ces hommes, qui se seront interdit le droit de faire fortune pour leur compte, et de parvenir à d'autres titres qu'à celui de bienfaiteur de l'humanité. Là, les sa> vants , collègues et non rivaux , se partageront le domainede l'expérience, sans se Je disputer; ils s'enlr'aiderout de leurs conseils , se prêteront mutuellement le secours deleurs études spéciales; ils marcheront de différents points vers nne même vérité , avec l'ensemble de l'arbre encyclopédique. Comment n'y arriveraient-ils pas? Le médecin n'y vendra point ses consultations , le chimiste ses produits, le physiologiste et le physicien leurs applications utiles, l'agronome et l'industriel leurs recettes; il les livreront à la publi-

I cité , qui fera à chacun la part convenable,

! elles récompensera, avec la monnaie du vrai savant, qui est la bonne renommée. Cela vous parait une utopie? Comment?

vous avez des colleges où vos cufanls viennent apprendre à épeler du latin; des hôpitaux où le médecin trouve sa récompense, dans le nombre de fois qu'il peut être utile; des écoles de droitet de médecine, dont les chaires sont un titre grandement disputé; et vous ne trouveriez pas à compléter ce système , à l'harmoniser, àcn faire un tout homogèneet régulier! Le projet que nous signalons en ce moment n'est que le second pas de la marche, dont le premier ne vous a pas paru tant difficile ; trouvez-vous qu'il soit rationnel de s'arrêter si longtemps au premier pas? pourquoi vous plaindre alors d'avoir des académies qui trônent, des professeurs qui s'endorment, des muséum j avares cimetières des trésors des cinq parties du monde; des fermes-modèles, qui se contentent d'imiter; une agriculture affamée, une industrie qui est forcée de faire banqueroute; des arts, qui peuvent à peine réchauffer leur génie au soleil ; une médecine qui fait un quart de pas enavanttous les siècles , et un pas en arrière tous les quatre cents ans; et une physiologie qui s'amuse, pendant dixans, à prendre, pour des animaux , tout ce qui branle à la surface du liquide? Voulez-vous autre chose, qui vous empêche de l'obtenir ?

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