‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 42 sur 132 · I.E COMTE · texte numérisé non relu

I.E COMTE

Oiieveux-lu, mon ange! ce livre de M. Iious^cau fait tant

Eh Iren.

LE COMTE

Tu ne peux plus 1 1 garder; elle ira se perdre ailleurs.

LOUISE

Kl lu crois donc que mes con-eils et ma surveillance ne peuvent rien...

LE COMTE

Non... Si j'étais femme, je douterais de l'avenir de mon honneur, malgré tonle ma vertu d'homme.

LOUISE

Mais qu'y a-t-il donc d'infernal dans ce livre?

LE COMTE

Un poison sans contre-poison.

LOUISE

Ah ! mon Dieu !

' LE COMTE

PiéjoLiis-toi, mon ange; réjouis-toi d'avoir échappé à un péril qui a précipité dans le crime les âmes les plus pures du dix-huitième siècle! M. Rousseau lui-même est au désespoir, il me le disait tout à l'heure, ici ; mais il est trop lard, le poison a été traduit en anglais, en allemand, en italien; l'Europe en masse est perdue, il n'y aura pas une seule vertu debout l'été prochain.

LOUISE

Je vais faire un premier sermon à Agathe ; c'est une bonne -œuvre, n'est-ce pas? On ne saurait porter remède trop tôt.

LE COMTE

Suis l'inspiration de ton cœur, mon ange, et fais un miracle si lu peux.

LOUISE

Je pourrai.

Elle prcs;ntc sa joue à son mari qui l'embrasse, etejlcsorl.

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