‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 89 sur 132 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, ATHÉNAÏS

AT II k: sais.

Gronde, foudre de l'Olympe! Tu célèbres ma victoire! Je viens de voir inscrire mon nom immortel sur la statue de

Scopas !

RHODINA

La voisine est irritée; c'est notre dernier jour!

La foudre gronde toujours.

ATHÉNAÏS

Je puis mourir maintenant !

RHODINA

Mais moi, je n'ai point de statue qui porte mon nom ! Je veux vivre! je veux aimer!

ATHÉNAÏS

Orgueilleuse, crois-tu que Diane te fera l'honneur de te foudroyer?

Mais si la foudre tombe sur vous, je crains un ricochet ou une maladresse de Diane, qui n'est pas habituée à foudroyer les mortels.

La foudre éclate : Athénaïs regarde fièrement le ciel ; Rhodina tombe en poussant un cri.

ATHÉNAÏS

Je dirai comme Ajax, j'échapperai à la mort malgré les

dieux!... (Touchant Rhodina de la main.) Allons, timide enfant,

relève-toi.

■m NOUVEAU THEATRE DE SALON.

RHODINA, revenant à elle pur degrés.

(D'une voix f;iii»ie.) Suis-je dans les Champs-Elysées?

ATHÉNAÏS

Non, relève- loi.

RHODINA, >c relevant.

Mon Lesbien a failli être. veuf... Ma belle maîtresse, je vous donne ma vie si vous consentez à me rendre à la liberté. On n'est pas en sûreté chez vous.

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