‹ Nouveau traité de médecine et de thérapeutiqueChapitre 43 sur 52 · WURTZ (R · texte numérisé non relu

WURTZ (R

Directeur du laboratoire colonial de l'École des Ilaules-Études. Médecin des Colonies.

Secrétaire de la Société d'Anthropologie.

Inspecteur général adjoint des Services sanitaires.

Chef du Laboratoire du Comité consultatif d’hygiène.

Directeur de la 11* Circonscription sanitaire maritime.

Ancien interne des Hôpitaux de Paris.

Médecin des Hôpitaux de Paris.

Professeur à la Faculté de médecine de Paris.

Directeur de l’Institut Pasteur de Lille.

Professeur d Hygiène à la Faculté de médecine de Paris Médecin principal des troupes coloniales.

Professeur d’hygiène à la Faculté de médecine de Lyon. Médecin en chef des Manufactures de l’État.

Secrétaire de la Ligue, pour l’Hygiène scolaire.

Professeur agrégé à l’Ecole du Val-de-Grâce.

Directeur du Service de Santé de la Marine, à Lorient. Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. Inspecteur général adjoint de6 Services sanitaires.

Professeur à l’École de médecine de Tananarive.

Ingénieur des Ponts et Chaussées.

Médecin en chef de la Marine.

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. Inspecteur général du Service de santé des colonies. Médecin-major de l’Armée.

Ingénieur en chef îles Mines, Professeur à 1 École des Mines. Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Chef des travaux d'hygiène à la Faculté de médecine de Lyoa. Ancien interne des Hôpitaux de Paris.

Chef des Services de la Statistique générale de France. Médecin principal des troupes coloniales.

Auditeur au Comité consultatif d’hygiène.

Inspecteur général de l’assainissement de la ville de Paris. Médecin en chef de l'Hôpital Pasteur.

Sous-directeur de l’Assainissement de Paris.

Ophtalmologiste des Hôpitaux de Paris.

Médecin de l'Hôpital Saint-Antoine.

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris Médecin-major des troupes coloniales.

Chef de Laboratoire à la Faculté de médecine de Paris. Inspecteur du service vétérinaire de la Seine.

Médecin principal de la Marine.

Ingénieur en chef de la ville de Bruxelles.

Professeur d’hygiène à l'Université de Liège.

Ancien interne des Hôpitaux de Paris.

Proiesseur agrégé à l’Ecole du Val-de-Grâce.

De l’Institut Pasteur.

Médecin principal des troupes coloniales.

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

Librairie J. -B. BAILLIÈRE ET FILS, 19, Rue Hautefeuille, Paris

TRAITÉ DJTYGIÈNE

L’hygiène a, dans ces dernières années, subi des transformations si profondes que la lecture des traités didactiques, même les plus récents, en laissent difficilement paraître l’orientation actuelle. Elle a suivi non seulement les progrès des sciences dont elle est tributaire, mais encore l’évolution des sociétés qu’elle a pour mission de sauvegarder. C’est à cette évolution que l’hygiène contemporaine est redevable de la métamorphose complète qu’elle a subie.

Pour si remarquables qu’aient été les progrès accomplis par les diverses branches de l’hygiène, il n’en est peut-être pas de plus brillants ni de plus féconds que ceux qu’elle a réalisés dans la prophylaxie des maladies transmissibles. C’est à cette bactériologie née d’hier, à l’épidémiologie qui lui doit ses notions les plus solides, que l’hygiène est redevable de ses succès dans la lutte contre la propagation de ces maladies, auxquelles elle nous laissait naguère livrés sans défense.

L’hygiène, en ces dernières années, n’a pas seulement progressé, elle a évolué. L’hygiène scolaire, l’hygiène industrielle, l’hygiène navale, ont évolué, chacune pour son propre compte, dans des sens souvent fort différents, et dans des proportions variables, sous la seule impulsion des progrès scientifiques ou industriels qui les tiennent plus étroitement sous leur dépendance.

L’hygiène communale est née le jour où les efforts combinés de la géologie, de l’hydrologie, de la bactériologie, de la chimie, ont appris à connaître, à capter, à protéger les sources, à épurer les eaux suspectes, à détruire les matières usées.

La prophylaxie des maladies transmissibles n’existe, à vrai dire, que depuis le jour où la bactériologie et les sciences qui s’y rattachent ont permis de substituer aux notions d’épidémiologie les plus vagues les notions précises des virus, des agents de leur propagation et des procédés capables de les détruire.

Mais à côté de ces évolutions isolées, que chacune des diverses branches de l’hygiène accomplit pour son propre compte, la science de l’hygiène, dans son ensemble, subit une évolution dont les manifestations sont plus uniformes, la portée plus générale, et qui en modifie complètement les applications et les tendances.

Ainsi voyons-nous se substituer progressivement, comme but à ses efforts, le souci de la protection collective et de la préservation sociale à celui de la sauvegarde individuelle. Et l’hygiène individuelle, au lieu d’être le but unique de nos efforts, n’est plus que le moyen par lequel nous cherchons à assurer la sauvegarde sanitaire de la collectivité.

Cette transformation récente de l’hygiène moderne est la conséquence naturelle de notre évolution sociale, elle-même fonction des progrès scientifiques et du développement industriel.

Aussi l’une des premières conséquences de notre évolution sociale at-elle été la naissance et le développement rapide de l’hygiène communale: l’alimentation des collectivités humaines en eau potable, la destruction ou la transformation et l’utilisation des déchets qui en proviennent, constituent, actuellement encore, les préoccupations dominantes de l’hygiène urbaine, et les problèmes les plus ardus qu’elle ait à résoudre.

Malgré la concentration croissante des efforts de l’hygiène contemporaine sur la protection sanitaire des collectivités, maigre les succès constants de l’hygiène publique, il est incontestable que la prépondérance, chaque jour plus accusée, des groupements collectifs a eu pour conséquence de favoriser au plus haut degré la dissémination de certaines maladies

TRAITÉ D’HYGIÈNE

contagieuses comme la tuberculose et la syphilis, de développer certains vices comme l’abus des boissons alcooliques, d’accroître les causes d’insalubrité domestique et urbaine. Périls d’autant plus graves qu’ils menacent non seulement la société actuelle, mais sa descendance, sans qu’aucun d’eux puisse être conjuré par les mesures communément appliquées avec succès à la protection de la santé publique. C’est pour lutter contre ces périls sociaux que l’hygiène fait appel aux sciences sociales, et leur demande de concourir, avec elle, à la préservation sanitaire de la race.

Cette phase nouvelle de la lutte sanitaire, cette dernière étape de l’hygiène contemporaine, constitue ce que l’on appelle l 'hygiène sociale.

A l’hygiène des collectivités succède l’hygiène sociale, comme la première avait succédé à l’hygiène individuelle. Mais il est bien entendu qu’il ne s’agit là que de transformations, de progrès, d’évolution, et non pas de substitution. L’avènement de l’hygiène sociale ne marque pas la faillite de l’hygiène des collectivités, pas plus aue celle-ci n’avait, à ses débuts, marqué la faillite de l’hygiène individuelle.

Il n’y a là qu’une succession de points de vue auxquels l’hygiène s’est placée tour à tour, pour envisager le but qu’elle propose à ses efforts, de nouvelles méthodes employées pour l’atteindre : points de vue et méthodes se sont déplacés, transformés, en suivant pas à pas notre évolution sociale; mais le but est toujours resté le même : la protection sanitaire de l’individu, des collectivités, de la société. A chaque nouvelle phase de ses transformations successives, à chaque nouvelle étape de son évolution, l’hygiène étend son domaine; mais, loin de renier son passé, de faire fi de ses conquêtes antérieures, elle les met à profit, en les adaptant à ses nouvelles destinées : l’hygiène sociale n’est que la dernière étape de l’évolution de l’hygiène moderne; elle est le couronnement actuel de l’édifice sanitaire.

Comme cette évolution nous explique l’état actuel de l’hygiène et nous révèle ses tendances, elle est, pour l’hygiéniste, son meilleur guide dans la voie du progrès. C’est en se basant sur cesprincipes cjue MM. Brouardel et Mosny ont entrepris, avec la collaboration de l’elite des hygiénistes français, d’élever un véritable monument à la science de l’hygiène moderne.

Partant de l’individu et du milieu où il vit, ils s’élèvent, par l’étude des collectivités de plus en plus complexes, àl’étude sanitaire de la commune, à la prophylaxie des maladies transmissibles qui menacent les collectivités des divers ordres, enfin à l’hygiène sociale.

Le Traité d Hygiène de MM. Brouardel et Mosny est une mise au point parfaite et précise de nos connaissances en hygiène, rassemblant les dernières données de la science, montrant comment l’hygiéniste doit profiter de toutes les découvertes récentes, des modifications complètes de nos connaissances médicales et biologiques dans les dernières années du xxe siècle. Nuis n’étaient plus indiqués que MM. Brouardel, le grand maître de l’hygiène en France, et Mosny pour mener à bien cette tâche : leur nom est un sûr garant de la perfection de leur oeuvre. Autour d eux ils ont groupé 1 élite de nos hygiénistes et de nos savants : MM. Chantemesse, Dupré, Jeanselme, Netter, Thoinot, Widal, Wurtz, de la Faculté de Paris; Courmont et Lesieur, de Lyon; Calmette, de Lille; Rouget et Dopter, du Val-de-Grâce; de Launay, Leclerc de Pulligny, Imbeaux, ingénieurs; A. -J. Martin, Ogier, Bonjean, du Comité consultatif d’hygiène; Courtois-Suffit, médecin des manufactures de l’Etat; L. Martin, médecin de l’hôpital Pasteur, etc. C’est dire que chacun traite la partie pour laquelle le désignait une compétence particulière.

Par une heureuse disposition, l’ouvrage est divisé en 20 fascicules qui paraîtront mensuellement, mais sans suivre exactement l’ordre des numéros, afin d’assurer une publication plus rapide, écueil où s’étaient heurtés jusqu’à présent les grands traités de medecine publiés en gros volumes, avec des collaborateurs multiples.

TRAITÉ D’HYGIÈNE

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