‹ Nouveau traité de médecine pratique, où se trouvent exposés la classification, les causes, les symtomes, le pronostic, et le traitement des maladies de tous les climats (volume 2)Chapitre 2 sur 30 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Je crois rendre service à ceux de mes compatriotes qui n’entendent point la langue anglaise, en leur offrant la traduction du Traité de Médecine pratique le plus estimé en Amérique et dans la Grande-Bretagne. En très-peu d’années , cet ouvrage a déjà eu plusieurs éditions tirées à un grand nombre d’exemplaires , et la plupart des gens de l’art, dans les trois royaumes , s’en servent habituellement et avec avantage dans le cours de leurs visites.

On y trouve , en effet , exposée avec soin , rhistoire des maladies de tous les pays ; on peut y suivre leurs progrès , apprendre à les distinguer entre elles par leurs symptômes, à pronostiquer leur terminaison , et surtout s’instruire dans l’art de combattre leurs accidens , d’en opérer la cure et 'de la confirmer. L’étiologie et la thérapie de chaque affection sont en effet les points examinés avec le plus de soin par l’Auteur^ et^ sans

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aucun cloute J ce sont ceux qui peuvent être le plus généralement utiles.

Au reste, quoiqu'il annonce dans sa préface que son livre peut être utile aux personnes bienfaisantes qui habitent la campagne, il ne faut pourtant point le regarder comme un de ces ouvrages destinés à rendre la médecine populaire;, et contre lesquels, '^dans presque tous les temps , on s’est élevé avec autant de force què de raison. Quand il ne contiendrait pas une foule de mots techniques qu’il n’ést point donné à tout le monde d’entendre, les formules, qui se rencontrent au bas de chaque page , ne peuvent être exécutées que par une personne habituée à la manipidation des médicamens.

Mais, sous ce rapport même, remarquons que le Traité de médecine pratique de M. Thomas a tin avantage des plus réels , celui de présenter toutes faites, ou n’exigeant qite de très-légères modifications, en raison de l’âge, du tempérament, du pays, dé la saison, etc. , des formules de prescriptions toujours sages, souvent énergiques, et que l’officier de santé , au sein des petites villes

AVERTISSEMENT. Ill

qu’il îiablte 5 pourrait être embarrassé à rédiger, Il n’y à, pour ainsi dire, ici qu’à les copier pour les transmettre au pharmacien chargé dé les exécuter.

Elles sont en latin dans l’original ; je les ai conservées en latin 5 je n’ai point voulu que l’ignorance ou la mauvaise foi pussent en abuser, si elles eussent été mises à leur portée, et rédigées en langage vulgaire. D’ailleurs, quel est riiomme de l’art qui, aujourd’hui, ne puisse entendre le latin, surtout celui des prescriptions ?

M. Thomas a aussi donné , à la suite de sa Médecine pratique , un Traité des maladies des femmes grosses et des enfans.Tout-à-fait distinct du reste de l’ouvrage par la nature des sujets qu’il présente , j’ai cru' devoir le publier à part, car il aurait considérablement augmenté le volume et le prix d’un livre déjà assez étendu par lui -meme; C’est une . espèce de monographie qui a son utilité isolée, et que beaucoup de personnes seront bien aises de pouvoir se procurer séparément.

Par la meme raison^ encore, je n’ai ajouté

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