Phlegmons pharyngiens diffus
Anatomie pathologique. — IL s’agit d’une infiltration en masse des parois pharyngées : le pus, fétide, sanieux, est d'abord renfermé dans des abcès miliaires ; il ne tarde pas à se collecter, dissèque les vaisseaux et les nerfs, qaigne la colonne vertébrale et fuse vers le larynx ou vers le médiastin. Le sang contient souvent le streptocoque (Boulloche). Les altérations viscérales sont celles des infections suraiguës.
Symptomatologie. — La maladie débute brusquement pardes frissons et par une ascension thermique à 39°,5, 40°. Bientôt apparaît une dysphagie progressive accompagnée de dyspnée. À l'examen local, les parois pharyngées apparaissent congestionnées ; de-ci de-là, viennent s'ouvrir à la surface de petits foyers purulents, Il existe de l’adénite et de la périadénite sous-maxillaires. Les phénomènes généraux sont exceptionnellement intenses. La mort esf fatale. Qu'elle soit due à l’adynamie ou à une syncope, elle survient du cinquième au sixième jour (Ruault). Un seul diagnostic différentiel : l’érysipèle primitif du pharynx. Le-phlezmon pharyngien diffus n’est sans doute qu’un érysipèle aggravé (Bourgeois).
Traitement. — Ilse réduit à peu de choses : lavages antisepliques dé la gorge, applications de glace au-devant du cou. On essayera, sans conviction, le collargol, l'électrargol, le sérum antistreptococcique.