XXVIII PREFACE
ter peul-ètre quelques erreurs funestes. Je décris ensuite avec détail le mode de préparation le plus convenable ; je discute la valeur des différens procédés qui ont été proposés ; je donne avec grand soin leur théorie , qui est, dans les préparations de ce genre, le guide le plus sûr que puisse suivre l'opérateur pour mener à bien son opération. Je n'ai pas craint souvent de donner à ces théories un assez grand développement , parce que je les considère comme ayant un haut degré dMniportance pour la pratique, et parce que, dans les ouvrages de chimie , elles ne sont pas ordinairement traitées avec tout le soin qu'on peut leur donner dans un ouvrage spécial.
Cette première histoire d'un corps étant achevée, j'étudie successivement les différentes formes pharmaceutiques que l'on est dans l'usage de lui donner, absolument comme je l'ai fait pour les matières végétales et animales.
J'ai compris dans celte histoire des médicamens chimiques ceux qui sont préparés par les pharmaciens et ceux qui sont préparés en grand dans les laboratoires des arts; mais lorsque les produits sont de nature à n'être fabriqués que sur une grande échelle, ou qu'ils appartiennent à ces corps qui sont répandus en grande masse par les fabriques dans le commerce de la droguerie, je me suis contenté d'indiquer quelques-uns de leurs caractères et de traiter de leurs préparations pharmaceutiques , renvoyant à la matière médicale et aux ouvrages de chimie pour tout ce qui concerne leur extraction ou leur fabrication de toutes pièces.
PREFACE. XXlt
J''ai cru devoir mettre en tête de Thistoire chimique des médicamens, quelques notions élémentaires sur la combinaison chimique , par lesquelles j'ai cherché à rendre aussi claire que possible la théorie des proportions définies, et la définition de ce que Ton doit entendre par proportion ou équivalent chimique; je Tai cru nécessaire, parce qu*'ayant donné toutes les compositions et toutes les théories en proportions, il était indispensable de donner une idée nette et précise de la signification de cette expression. On concevra facilement d'ailleurs pourquoi j'ai préféré aux atomes chimiques les équivalens qui ne sont pas de nature à changer , dont la théorie est infiniment simple et par cela même plus appropriée à un ouvrage pratique.
J'ai fait suivre les considérations sur la combinaison d'un exposé des règles de la nomenclature ; je l'ai cru nécessaire dans un moment où la nomenclature électrochimique est adoptée dans presque tous les enseignemens, et où elle ne tardera pas à pénétrer dans la pratique.
En général, je me suis abstenu de faire connaître les caractères essentiellement chimiques des corps dont je faisais l'histoire pharmaceutique, renvoyant.à cet effet aux ouvrages spéciaux de chimie. Cependant il m'est arrivé à plusieurs reprises d'établir quelques caractères généraux de coni^osition : c'est quand il s'est agi de quelque sujet difficile à comprendre pour des personnes peu versées dans la science chimique. J'ai cru alors qu'un exposé bien clair et dégagé de tous développemens accessoires serait utile pour l'intelligence du lecteur. C'est ainsi qu'on trouvera dans l'histoire des