‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 113 sur 355 · COLLYRES · texte numérisé non relu

COLLYRES

Les collyres sont des médicamens destinés pour les yeux; ils sont secs , mous , liquides , ou à l'état de vapeurs. Les collyres secs sont toujours des poudres très-fines que l'on souffle dans l'œil, en les introduisant d'abord dans un tuyeau de plume percé d'un petit trou à l'une de ses extrémités. C'est par cette ouverture que l'on fait sortir la poudre en soufflant par l'autre. L'alun , le sucre , le sulfate de zinc , les os de sèche, sont les collyres secs les plus usités. Toutes ces matières doivent toujours avoir été réduites, par la porphyrisation, en une poudre impalpable.

Les collyres mous sont presque toujours des onguens; on les destine surtout aux maladies des paupières. La nature des collyres liquides est infiniment plus variée ; ce sont des décoctions, des eaux distillées , souvent avivées par des matières saUnes ou des liqueurs alcooliques.

Les collyres en vapeurs sont des gaz ou des vapeurs, à l'action desquels on expose les yeux. Les collyres en vapeurs, dont on fait le plus communément usage sont l'ammoniaque liquide et le baume de Fioravenli ; on en verse un peu sur la paume de la main ; on l'élend sur les deux mains, et on les approche des yeux , de manière h les couvrir sans les toucher.

1>ES GARGAKISMES.

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