HUILE DE NOIX
On se sert en médecine de l'huile de noix du commerce. Elle est plus âcre que celle qui s'obtient sans chaleur ; mais elle est employée comme purgative, en lavements, dans l’apoplexie et surtout dans le traitement de la colique des peintres. Elle a une propriété purgative que l’huile douce ne possède pas au même degré.
DES TÉRÉBINTHACÉES.
La famille des Térébinthacées est remarquable par le grand nombre de plantes qui fournissent aux arts et à la médecine des malières résineuses. Ce fait semble annoncer une grande similitude entre les différents produits de cette famille ; et, sous ce point de vue, elle présente en effet beaucoup d’analogie entre les espèces botaniques et les produits immédiats. Cependant nous verrons que certaines exceptions ne peuvent se lier à ce système général d'uniformité. Les principaux produits résineux fournis par la famille des térébinthacées sont :
Le baume de la Mecque ( Balsamodendrum gileadense et opobalsamum),.
La térébenthine de Chio (Pistacia terebinthus).
Le mastic (Pistacia lentiscus et atlantica).
Le baume aracouchi (Zeica heterophylla).
La résine élémi (4myris plumert).
———— d'Icica (/cica icicariba).
L’encens de l'Inde (Zoswelia serrata).
La myrrhe (Zalsamodendrum kataf et myrrha).
La gomme rouge de St-Domingue (Zursera balsamifera).
La gomme chibou des Antilles (Zursera gummifera).
Dans les Térébinthacées, le bois ; l'é corce et les feuilles sont souvent imprégnés d’un suc résineux , uni à une plus ou moins grande quantité d’huile volatile. Les bois des Zcica, des Canarium, des Amyris, sont pour cette raison employés comme parfums.-Les büchettes du Zalsamodendrum gileadense entrent dans la thériaque sous le nom de Xylobalsamum.
Dans un assez grand nombre d'espèces, au: Got rae) x feuilles et l’écorce sont astringentes : c’est comme telles que l'on emploie en teinture les sommités du sumac commun (ARhus coriaria), qu'aux États-Unis on fait servir au même usage les feuilles du À. striatum, et aux Antilles celles du 2. metopium. L’écorce du Prucea antidysenterica d’Abyssinie est célèbre par ses propriétés astringentes; on emploie au tannage celles des R. glabrum et typhinum du Séllnnlis terebenthifera, au Spondias mangifera et des Comocladia. Aux États-Unis l’on se sert comme fébrifuge de l'écorce des R. cotinus et glabrum.
Un assez grand nombre de fruits, dans la famille des Térébinthacées, ont une saveur acide et sucrée. Les mangues (Mangifera indica) sont comestibles dans l’Inde; on mange dans le Levant les fruits des Pistacia terebinthus, lentiscus et atlantica : il en est de même des fruits du Spondias dulcis, arbre de Cythère, des iles de la Société; du S. purpurea, Monbin, prunes d'Espagne, des Antilles; du S. lutea, prunes d'Amérique, Mombin et Hobo. Lanidité est-très développée dans les fruits du Schinus molle et dans le Sumac, qui en a reçu le nom de Vinaigrier. M. Lassaigne y a reconnu l'acide malique, et Trommsdorf s’est assuré qu'il y est uni au tannin, et qu ‘on peut l’en extraire cristallisé avec beaucoup de facilité.
Dans beaucoup d’espèces de cette famille, la pulpe est moins abondante, et elle a plutôt de l’astringence et de l’âcreté. Cette différence est surtout très prononcée dans la noix d’acajou (4nacardium occidentale) et dans la noix d’anacarde (Semecarpus ‘anacardium). On trouvé dans le péricarpe une matière résineuse noire très âcre, même vésicante et que l’on à conseillé d'employer comme telle pour établir une dérivation énergique à la peau.
On mange les seménces de plusieurs {érébinthacées. Celles du Pistachier ( Pistacia vera) sont employées dans nos climats. À la Cochinchine, on mange celles du Pistacia oleosa ; aux Moluques
DES TÉREBINTHACÉES, 461 celles du Canarium communeisous le nom de noix de Canarie ; en Amérique:celles es noix d’acajou. Dans le Levant on retire une huile à brüler de la graine du Pistacia lentiscus.
Quelques térébinthacées présentent une anomalie remarquable ; : c’est la propriété délétère des espèces appartenant au genre Rbus. Elle s’exhale dans l'air. en émanations malfaisantes et «elle se dissipe par la dessicçation ou par la. coction,de ces plantes. Van Mons a reconnu que ces plantes exhalent à. l’ombre du gaz hydrogène carboné chargé d’un miasme ;. mais quel est ce miasme ?
Le même caractère d’âcreté se trouve.très développé dans
d'Anyristoaifera de la Caroline. On le retrouve encore dans les Comocladia dentata et integrifolia de Saint-Domingue. L’ 4ylan-
-tus glandulosaparait avoir des propriétés analogues; une âcreté remarquable se rencontre encore dans le Cneorum tricoccon, petit arbuste du Midi, à feuilles purgatives ; et dans le Toddalia aculeata de l’île Mauriéé.
La lactescence du suc des Rhus y annonce Ja présence d’une matière résineuse.et il s’y trouve en outre un principe qui devient noir à l'air, qui est insoluble, et qui tache les étoffes. d’une manière indélebile. Ce même caractèr e a été observé dans le suc des Comocladia, dans le suc du Rhus vernicifera du Japon, du Melanorrhearusitata de Népaul, dont le suc noir et brillant donne un beau vernis, suivant Wallich..
Cette propriété n’est pas générale, car le Rhus ni fournit une résine que l’on a prise pour la gomme Copale, et le R. metopium de la Jamaïque, donne aussi une résine incolore, nommée
<sus le pays gomme du Docteur.
RHUS RADICANS.
Van Mons, qui est le seul chimiste qui se soit ORFARÉ de l’analyse du Æhus radicans, y a trouvé :
Du tannin, de l'acide acétique, un peu de gomme, nn peu de résine, de la chlorophylle, un principe hydrocarbonc.
La matière hydrocarbonée serait, suivant cet observateur, la partie qui représenterait.les propriétés âcres de la plante. C’est un principe fugace qui se sépare pendant la vie même de la plante et que la dessiccation et la chaleur doivent dissiper en grande partie. Van Mons ne fait pas mention d’une matière qui existe dans les
Â62 DES MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX. feuilles du rhus et qui devient noire à l'air; l'acide nitrique owle
chlore la font également passer au noir, peut-être par un phéno-
mène d’oxidation de quelque matière colorante. Le suc: exprimé se couvré à l'air de pellicules formées par la même altération. I paraît que cet effet cesse de se manifester dans la plante sèche: L'emploi médical du rhus radicans est fort difficile à régler, ce qui päraît dépendre surtout de l'altération que le suc de cette plante éprouve par le seul effet de la dessiccation et de la chaleur. Il est certain qu'aucune des préparations que l'on obtient dans l’une des deux circonstances précédentes, ne représente l'action vénéneuse de la plante vivante. Ces préparations ont été vantées contre lés paralysies et les dartres:. ÿ Ds bai 20: En Amérique on emploie la décoction de la racine en gargarisme, pour arrêter la salivation mercurielle.. à SOBUp'ISE POUDRE DE RHUS RADICANS. da | à.
On pulvérise à la manière ordinaire les feuilles séchées de Rhus radicans ; où dit avoir administré cette poudre avec succès à la dose de 12 gräins par jour (6 décigrammes), en plusiéurs prises. | 9 Mn HAUSSE | TISANE DE RHUS: RADIGANS, Aa RE D Pr.: Feuilles récentes de rhus radicans, un gros, 4 grammes, Eau bouillante, deux livres.slsitls.5 ses 14000 0% neo Faites infuser (Alderson). Le i1q01g 987 EXTRAIT, DB RHUS. RADICANS,