SIROP DE GRENADES
Pr.: Sernences de grenades.. Te ue OM Sucre blanc. . . . . . . . . Le le ve ri” 11
On ouvre les grenades, on enlève les semences charnues ; on les mêle avec le sucre grossièrement cassé; après 24 heures, on porte Sur le feu, on donne un bouillon, et l'on passe.
M. Mouchon indique, comme préférable, d'extraire directement le suc de la substance pulpeuse des grenades, de le filtrer et.de faire un sirop par simple solution en employant 30 onces de sucre par livre de suc.
Ce sirop est acide, d’une saveur agréable et en même temps un. peu astringente.
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| DES MYRTACÉES. ge gtér
Les Myrtacées contiennent en général deux principes qui dos minent tous les autres auxquels elles ‘doivent leurs ‘principales propriétés ; c’est une matière astringente et de l'huile essentielle! . Ces deux principes sont rarement séparés; ais, suivant qued'on ou l'autre domine, la plante a une propriété plus: tonique’ou plus excitante. . | 049 01 9 etemsooniom L'huile volatile abonde dans un grand nombre dé feuilles ;:eMe est utilisée dans les Melaleuca leucodendrum:et minor:et "sans doute dans d’autres espèces qui fournissent par distillation l'huile de Cajeput du commerce, qui est d’une couleur verte, d'une odeur forte et particulière, et qui paraît être composée, d’après Lever: koehn;:de deux huiles de volatilité et de densité différentes, 1102 M. Blanchet a trouvé en la rectifiant, que la première huile qui passe est d’une densité de 0,919 ; elle bout à:173 : la secondepartie bout à 175. L'huile de cajeput rectifiéé Jui a donné 77,9" de
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carbone, 11,57 d'hydrogène, et 10,53 d’oxigène. 4 9 éron 01
Quelques myrtacées moins aromatiques sont prises en guise de thé et agissent alors par la matière tonique.et l'huile essentielle: telles sont le Melaleuca genistifolia et le Leptospermum Scoparium, de la Nouvelle-Hollande. Les feuilles du myrte commun sont assez riches en tannin pour qu’on puisse, dans les lieux où il est abondant, s’en servir au tannage des peaux.
L'astriction des myrtacées: se Tetrouve fort développée däns les racines et elle est utilisée dans plusieurs : Ayrtus ugni dû Brésil; ÆFugenia malaccensis, Calyptrantus caryophyllatus de l'Inde. | V'Y tip ‘MOI
Le tronc de l'Eucalyptus resinifera de la N ouvelle-Hollande . donne par incision uh suc astringent qui peut remplacer le Ca
chou et que l’on a confondu avec le kino d'Afrique. Au contraire, on retire des principes résineux de celui des Metrosideros costata et gummifera, suivant M. A. Saint-Hilaire, et, une autre espèce d'Æucalyptus de l'Australie donne de la manne.
L'huile essentielle abonde surtout, mais encore unie au tannin dans la cannelle giroflée du commerce ( Syzygium caryophyl- ‘lum), dans les fleurs et les fruits du giroflier (Caryophyllus aromaticus), dans le piment de la J amaïque ( Æ'ugenia pimenta),
dans le Calyptrantus aromaticus, du Brésil, le Myrcia acris ou piment couronné et beaucoup d’autres.
Dans un assez grand nombre d'espèces la pulpe du fruit est acide:et sucrée, en même temps qu’elle conserve assez de principe aromatique pour avoir un parfum agréable. On mange entre autres fruits; les Jamboses (Jambosa vulgaris et Syzygium jambosañum)) des: Indes, la Goyave rouge (Psidium pomiferum), la Goyave' blanche (Psidiüm pyriferum), les fruits des Jambosia malaccensis, de l'Inde, et domestica, des Moluques; de l’Æugenia Michelii; dé Cayenne, dés Myrtus uniflora et piperita, du Brésil ; du: Campomiancsia linearifolia, du Pérou; des Psidium cattleianum etaromaticum, de la Guyane. < rLes semences de quelques myrtacées sont comestibles. On eultive: à Cayenne le Zertholetia ércelsa, dont les fruits, de la grosseur dela tête, renferment 40 à 50 semences comestibles, dont on retire urie huile bonne à manger. Les semences du Zecythis grandiflora sont également bonnes à manger, et les singes en sont friands, ce qui joint, à la forme du fruit, a fait donner à celui-ci le nom de Marmite de singe. La même dénomination est appliquée aux Zecythis olloriæ et zabucajo. On dit cependant que les semences du PBarringtonia speciosa (Butonica, Lam. ) enivrent
le poisson.
| Ca GIROFLE.
(Caryophyllus aromaticus.)
Le girofle, géroflé ou clou de girofle, est la fleur non épanouie du giroflier des Moluques. C’est lun des condiments dont on einploie les plus grandes quantités. Il a été analysé par Trommsdorf, qui y a trouvé :
Huile volatile; tannin particulier; gomme ; résine; extracthf; caryophylline.
Le tannin des girofles, suivant Trommsdorf, est moins acerbe que le tannin ordinaire, et le composé qu'il forme avec la gélatine a moins d’élasticité. pr
L'huile essentielle de girofle a une saveur âcre, mais qui est moindre que celle de l’huile du commerce, qui est souvent présarée par les Hollandais avec un mélange de girofle et de piment de: là Jamaïque; sa densité est 1,061 ; elle est peu volatile; elle ne
DES MYRTACÉES. Le ana 688 $e Solidifie pas par un froid de — 18 à —— 90°; l’'acidé nitriqe le colore en vert suivant M. Bonastre, et en roügé süivant M. Brandes.
L'huile de girofles contient 3 produits différents : 1° une huile formée d'hydrogène et de carbone comme l'essence de térébenthine, qui a été découverte par M. Ettling : : élle ést plus légère
que l’eau ; 2° une huile oxigénée (acide eugéniqué dé M. Dumas), qui composé la majeure partie de l’essence de girofles. Elle est formée de 20 pp. carbone (70,14); 12 pp. hy drogène (6,80); 5 pp. oxigène (23,10). Elle se combine directement à la potasse en donnant un sel avec excès d’acide, dans lequel l’oxigène de l’acide est à l’oxigène de la potasse comme 10 est à 1. L’acide eugénique bout de 153 à 154° ; 3° un stéaroptène (eugénine de Persoz), qui contient une proportion d’oxigène de moins que l'acide eugénique. Ce stéaroptène se forme aussi dans l’eau de giroflés au bout d’un certain temps. Il est en lames minces, blanches et nacrées ; il se colore légèrement en jaune par le temps ; il a peu de saveur et moins d’odeur que l’essence de girofle; il est soluble en toutes proportions dâns l’eau et dans l’alcool; comme l'huile de
girofle, il se colore en rouge vif par l'acide nitrique.
L'huile volatile de girofle s’obtient par la distillation du girofle, avec de l’eau et du sel, suivant le procédé général de préparation dés huiles essentielles pesantes ; ce n’est que par des cohobätions répétées que l’on parvient à l'obtenir en totalité, pärcè qu’éllé est peu volatile, et parce que l'espèce de résine verté qui lui ést unie daturelleient la retient fortement et met obstacle à Sa sé= paration.
La caryophylline a été entrevue par M. Baget et étudiée par MM. Lodibert et Bonastre. C’est une sorte de résine brillante, satinée, cristallisée, sans saveur et sans odeur ; elle ést fusible ét volatile; elle est insoluble dans l’eau; elle sé dissob£ dan l'alcool bouillant et dans l’éther; les alcalis caustiques en dissolvent un peu ; l’acide sulfurique coricentré la fait passer au rouge éoquelicot; elle est isomérique avec le camphré ét contient : 90 pp. carotte, 79,27; 16 pp. hydrogène, 10,36; 2 pp. oxigèné, 10,87.
Le girofle ést lun des excitants les plus actifs que péSEUE’ Ja thérapeutique ; il entre dans la composition du laudanum dé Sydenhami et de plusieurs autres préparations ; on emploie son huilé essentielle comme éXcitante ; Ot'en met dans les dénts cariées
pour apaiser les douleurs. On fait peu d'usage des préparations simples de girofle ; on l'emploie le plus habituellement sous forme de poudre ou de teinture.
ALCOOLAT DE GIROFLES.
Pr. : Girofles CONCASSÉS. . + + ee + + + «+ + + + «+ Alcool à 80c (310 Gart.). . . . + « + à + + + + +
L'aites macérer pendant quelques jours et distillez à siccité. | TEINTURE DE GIROFLES.
Pr. : Girofles. . . eee Te Mate tele 0 ere 0e CRC 1 Alcool à 80c (349 Cart). . 4 . 4. se + ee 4
Faites macérer pendant quinze jours ; passez avec expression et filtrez. \
Les Cucurbitacées sont des plantes qui fournissent à l'homme plusieurs substances alimentaires , mais qui sont généralement suspectes : Jes propriétés de leurs feuilles sont mal connués. Dans l'Inde et en Amérique, on emploie comme vermifuges celles du Momordica charantia; les. médecins indous appliquent sur les ulcères rebelles celles du Zryonia grandis. À Java, on mange les feuilles du 2. rostrata, et dans quelques cantons d'Europe, onen fait autant, de celles des B. alba et dioica. |
Plusieurs racines des cucurbitacées sont purgatives. On cite le Zryonia africana du Cap; notre Bryone (B. alba et dioica), appelée navet du diable, à cause de son âcreté, et dont la poudre purge bien à la dose d’un scrupule à un gros. Une racine d’une cucurbitacée mal connue, est employée au Brésil sous le nom d’Abobrinha, ou Abobora do malo, où nouveau Leroy.
La nature du principe purgatif de ces racines n’a pas été bien déterminée, bien que MM. Vauquelin, F. Brandes, Firnhaber et Dulong se soient occupés de leur analyse. Le principe amer qu’ils ont obtenu de la racine de bryone (bryonine), est cer-
ainement un mélange de plusieurs matières différentes : il pos-
DES CUCURBITACÉES. us AAA
sède les caractères chimico- - pharmaceutiques suivants : consistance un peu molle et visqueuse, couleur rougeâtre, saveur très amère, solubilité dans l’eau, solubilité plus grande dans Palcool, plus faible dans l'alcool rectifié; insolubilité dans l’éther, précipitation par la noix de galle et par un grand nombre de sels métalliques. Le procédé de Dulong, pour l'obtenir, se réduit à traiter l'extrait de suc de bryone par l'alcool, à reprendre l'extrait alcoolique par l’eau, à filtrer, et à faire évaporer. La racine de bryone contient en outre de la résine, de l’albumine, de la matière extractive, et beaucoup d’amidon.
Il est des racines de cucurbitacées dans lesquelles l'amidon abonde :. on les emploie comme nutritives ; telle est celle, du siciote comestible des Antilles (Sicyos edulis), qui se mange cuite ou à l'état frais. M. Ledanois, qui l’a analysée, y a trouvé tous les principes qui se rencontrent dans les tubercules alimentaires, savoir : amidon, sucre, gomme, aibumine, acide pectique.
Les fruits des cucurbitacées, relativement à leurs propriétés médicinales, se divisent en deux séries bien distinctes. Les uns ont une pulpe abondante, aqueuse, sucrée et nutritive; les autres sont amers et purgatifs : les fruits sucrés paraissent même avoir une tendance à devenir amers; on sait aussi qu'ils Sont laxatifs ; mais cet effet paraît résulter en eux bien plutôt de l'abondante quantité de pulpe introduite dans l'estomac, que de la présence d’un principe purgatif particulier. Une espèce de cucurbitacée (Benincasa cerifera) donne un fruit remarquable, en ce qu’il est recouvert en entier d’une espèce de cire.
Les fruits comestibles des cucurbitacées les plus employés sont : Anguria pedata et trilobata, des Antilles; Johffa africana ou Xouëmé, des Nègres ; Cucumis melo, ou melon; C. satñivus, ou concombre : C. tt, pastèque ou melon d’eau; C. Lufa, papangaye des Indes: : C. chate, abdelaoui d'Égypte; C. conomon, du Japon; C. dudaïm, chemmam des Arabes, qu'ils emploient comme parfum ; Cucurbita maxima, potiron, citrouille, courge ; C. melopepo, bonnet d’électeur; C. pepo, courge de Saint- -Jean ; Turia moghadd, de lArabie-Heureuse ; et Tricosanthes anguina, que l’on mange à demi-maturité à l’Ile-de-F'rance.
On signale comme amers et purgatifs les fruits des espèces suivantes : Pryonia alba et dioica, melothria purgans du Brésil ; trichosanthes amara, de la Jamaïque et des Indes, employé pour
tuer les rats: Momordica balsamina ou pomme de merveille des Indes ; M. cylindrica et purgans du Brésil; M. elaterium d'Europe; Cucumis colocynthis ou coloquinte; €. leucantha ou calebasse, dont cependant les Égyptiens mangent la chair, après l'avoir fait. cuire. Deux de ces fruits seulement ont été étudiés par les chimistes, et les résultats qu’ils ont obtenus sont peu comiparables.
Les semences des cucurbitacées sont émulsives, et ne participent pas des propriétés purgatives des fruits; on en retire une huile douce bonne à manger, mais un peu fade; on en prépare des émulsions rafraîchissantes : sous le nom de semences froides, on emploie un mélange de plusieurs graines de cette famille.