‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 360 sur 451 · SUREAU · texte numérisé non relu

SUREAU

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| | ( Pois nigr) Le sureau fournit à la médecine moderne ses fleurs, ses fruits, l'écorce de sa tige, ét plus souvent encore celle de sa racine.

‘raeuns »e SUREAU. | ‘#

Elles ont une réputation populaire comme sudorifique, et.c est souvent comme telle que. leur infusion est employée par les médecins, La dose est de 1 gros (4 grammes) de fleurs sèches:par-litre. On: s’en sert aussi. en fomentations résolutives. On porte alors.la dose de fleurs de 2 gros ‘/, à 3 gros (10 à 12 grammes).\On.en fait des cataplasmes pour le même objet. Dans leur état. de frais , cheur, ces fleurs ont. une odeur nauséeuse, qui devient plus: forte; mais plus agréable, par la dessiccation. | À

L'eau distillée de fleurs de sureau. est souvent À base de coliyres résolutifs. | A 1 sot0s

EAU DISTILLÉE; DE SUREAU. iy'é Pr. : sieurs sèches de surent. AURA UTP, LETTRE Ÿ. M

PTE à la distillation la. vapeur quatre fois le poids des fleurs employées.

On peut aussi préparer l'eau de sureau avec la feu Abe

On donne généralementla préférence à l’eau de sureau faite avec la fleur sèche ; mais quand, on.compare les deux produits, ils sont*si peu différents , qu'on n’a pas réellement de raison pour préférer l’un à l'autre. La seule raison que l’on puisse donner de là préférence accordée à la fleur sèche de sureau, € "est que lon est plus habitué à son odeur. :

Suivant Gleitzmann, l’eau de sureau contient beaucoup d'anmoniaque, et elle précipite abondamment le sublimé corrosif et l’acétate de plomb. [2.74 BAIES DE SUREAU. .

Les baies de sureau servent à la préparation d'u n 1 r0b qui est . employé comme sudorifiqué à la dosé de ? 4% gros (24 Sigrammes), mais qui purge quelquefois; elles'contiennent de l'acite ma que et'pet d'acide citriqué, du sucre; déla' gomme, ‘üne rnatfèt colorante rouge, qui passe au bleu par les alcalis, et au vert, par

trio 2 DES /GAPRIFOLIACÉES 6 à roue a (74 une proportion d’älcali plus forte. On les emploie comme sudorifiques ; mais on ignore. à, quel principe elles pe cette LR priété.

Pb ésidépprens eh! EAN \Masb onto l gt £ 1'(Rôb de sureau) 201)! 40) In pps

‘On is les baies" de SÜteat dans les mains, “our né pas a 1'les semences ; on'chauffé le sue au bain-mari €, on le Ft à

rie) ‘et on Pévapose ‘en consistance d'extrait. sa

“Quelques pharmacopées à outent du sucre à cétte préparation Eét usage n "est pas suivi en el il'est peu utile, car le luc fé’ suffit pas pour rendré cé médicament agréable. On emploie le rob du sureau comme sudorifique, a la pee de ‘gros, à 2 gros (2 à 8 RAT

VINAIGRE DE SUREAUV.

Pr.: Fleurs sèches de SUPEAU. Lo ou heeees eee AIN Ninaigeecssl en sil bn tsar dudotiés disets té 12

“Faites macérer pendant 8 jours ; passez avec expression; filtrez. | ÉCORCE DE SUREAU.

C'est la seconde. écorce.de. la racine qui est an et à. auteurs s'accordent à la préférer. dans son état de fraicheur. Ce médicament a été remis en honneur par M. Martin Solon, ce us cathartique, pour dissiper les accidents de lasoite à

suc p’ ÉCORCE DE SUREAU.

se med les-racines a Ua pouce : à un pouce. de. Frise de KE pt on. les dépouille du tissu: cellulaire extérieur et de l'épiderme, en, les frottant avec un linge rude; on. enlève ensuite toute. la partie charnue, et on. la pile dans un mortier ; on passe et. on filtre. Le, suc est d’une couleur brun rougeätre, d’une sa= veu» douceûtre, d’une .odeur fade, un peu nauséeuse., La dose est de 1 à 2 onces (32 à G4 grammes), que l’on. prend en une fois. Bin/inspire pas de. dégoût au pétie Ÿ et son Aetian. est aussi. énergique qu'innocentes: 4144 4 à 0

L'Hyèble, Sambucus Pr: né es no usages que le:-sureau, et sous les mêmes formes. ILest plus rarement usité..

DT DEVANT ET 7 ère ess

si DES MÉDICAMENTS FOURNIS LUE vÉs VÉGÉTAUX:

fs RUBlAeEeS, Fe

La famille des Rubiacéés ést l'une des plus cest M du règne végétal, par l'importance des-produits qu’elle fournit à la médecine et aux arts. Il suffit. de, dire que les quinquinas ,, le café, l'ipécacuanha, et la garance. proviennent de cette. famille. Quand on vient à chercher les rapports que ces plantes présentent dans leurs propriétés médicales, on s ’aperçoit qu'il est difficile de suivre leurs analogies, ou leurs différences. Le. même organe se présente dans des individus voisins chargés de principes qui ne paraissent avoir aucüne ressemblance, tandis que chez des espèces très séparées dans la famille, on trouve au contraire une similitude d'action.

Les feuilles et les fleurs des rubiacées Sont peu connues, quant à leurs propriétés. Dans l’Inde,. on emploie sous le nom de Schetti, les feuilles de l’Zxora coccinea comme stimulantes , celles de l'Ophiarhiza mungos, contre la morsure des serpents à sonneltes. Au Brésil, quelques espèces de Palicourea, et en particulier le P. speciosa, sont employées contre les maladies de la peau et la syphilis, et on les accuse d’être vénéneuses à haute dose: Nos rubiacées indigènes sont presque inertes; les somimités fleuries du caille-lait blanc et du caille:lait jaune sont légèrement dia-

horétiques ; on'se sert de < ce dernier PQ aromatiser le te

Les écorces du quinquina. Li justement célèbres par leurs propriétés fébrifuges. On sait qu’elles sont fournies par plusieurs espèces du genre Cinchona, sans que l'on puisse encore dire avec certitude à quelle éspèce botanique correspond telle espèce com= merciale. Quant à leur composition chimique, les quinqüitias gris, jaune ét rouge, Sont remarquables par la présence de deux alcalis ofganiques, en lesquels réside la propriété antifébrilé des écorces. La quinine a été retrouvée depuis par Kuhlmann, dans un quinquina différent, doft l'origine est encore inconnue : ellé a été rétrouvée avec la cinchonine, par M. Coxe, dans léiquinquina de Virginie, fournie par le Pinkreya pubens. MM. Pélletier et'Ca= ventou ont atinonicé l'avoir trouvée unie à’la cinchonine dans le quinquina carthagète (Portlandia herandra), mais lassociéé en’ outre à une masse de matière colorante, qui rend leur extraction

ZUATAOUY St DES RUBIACÉES T9 A 22110 à «ax 573

plus. difficile: Depuis, Gruner assure y avoir trouvé ün alcali différent, qui cristallise én aiguilles fines,.et qui est bien: moins soluble dans l’éther. que la quinive; il donne, avec l'acide sulfurique, un sel qui a la saveur de l’aloës, et qui cristallise en prismes quadrangulaires. La capacité de saturation de cetialcali est plus grande: que celle de la quinine et de la cinchonine. MM. Corriol et, Pelletier ont trouvé aussi dans. une variété: de quinquina carthaquinine » de la ch fa ils ont hd anche ÆEllese distingue en'ce que la dissolution aqueuse.de son sulfate, saturée.et bouillante, se prend en gelée tremblante. parle refroidissement; et prend un aspect corné par:la-dessiccation. , Au contraire, la dissolution alcoolique: cristallise en aiguilles soyeuses. L'apicine est formée de 40 pp. de carbone (90, 9); 24 pp: lhydnaséne (659): 6 pp- doxigène (13,9); 2,pp: d'azote: (8,3)... vi Elle Prendune couleur verte par l'acide DSiQuE ap at ans le quinquina nova, MM. Vinckler et Buchner jeune, ut trouvé la salseparine avec tous les caractères qu’elle possède.dans la salsepareille. Elle avait été, sous le nom d’amer Kinoyique, considérée comme, un principe: spécial du saqUIng nova. Le quinquina jaune royal en, contient également... our igt Le rouge. cinchonique, qui abonde dans les. auioquinas “offici naux, aêté, retrouvé avec quelques. modifications dans ses Carat tères, par. MM. Pelletier. et Caventou,,, dans-les ;quinquinas carthagène et noya, par. M. Kuhlmann dans une:autre. espèce de: quinquina..et par. M, Henry dans l'écorce de Paraguatan (Con daminea tinctoria).. Beaucoup d’autres espèces, la, plupart mal déterminées, : et, appartenant presque. toutes. à à Ja tribu des, Gin chonées, sont. employées commeamères, toniques ou astringentes ; a par exemple : l'écorce du Remijia ferruginea, du. Brésil; du Cinchona, excelsa, des Indes; de l’Exostema Caraïbæa.. ou:quin= quina caraïbe ;.de éerirhes verticillata, de l'Ile-Bourbon; a Mussinda RAR ou Bela-Ayé, de l'Ile-Maurice. Ÿ :Le Cinchona laccifera, du Pérou, dont l'écorce.donne un. suc rouge, qui a reçu le nom de laque, cinchonique, et le. Kino d’A-, frique, qui s’écoule de l’Uncaria .gambir,«ont.une extrême analogie avec les substances précédentes. Le quinquina piton (Æxos= tema foribunda) s’en éloigne par ses propriétés vomitives. Un assez grand nombre deracines, dans:les rubiacées, sont

vomitives. Les :ipécacuanhas du commerce, Je gris!(Cephælis ipecacuanha), le brun( Psychotria'emetica), et le blanc (Richardsonia brasiliensis ),t appartiennent àdes! Sections différentes de cette famille ; on retrouve des racines quiont des propriétés analogues dans ‘d'autres tribus encore. Les Spermacoce ferruginéa et Poaya, du Brésil;1es. verticillata, de la Jamaïque; le Gardenia dumetorum ; de l'Inde , sont: employés comme vomitifs: On se sert contre l'hydropisie, au Brésil, du Manetlia cordifoliä; qui est vomitif et purgatif à plus haüte dose; telles sont ‘encore les propriétés des Chiococca racemos@ et Anguifuga, ‘employés sous:le-nom de Cuinça, Cainhana; du Pavella idiod, du Mat labar: du Morinda roive, de l'Inde. 2 10 7 00 Lost 1 >: Tanalyse a’ démoritré la présence dans Les ipécacüañhas, Can | aléali végétal, l’émétinè, auquel ‘soit dues les propriétés "vomi tives. Dans le Caïnça; c'est aucontrairé un acide, Vacide’ eatn£ ciqué, qui est le principe actif. On‘ ignore la coinposition des

| ,SN0U SOUDIMMD 918

autres racines." Fret er “Les racines des rbiicées sont plis importéntés enéoré par les'iiätières colrantés qu’elles fournisséht'aux arts. At prémier rang ‘se présenté la garance (Rubia tinclorum ), dont Ra teinture fait: une énorme consotmations puis le Munjith'de l'Inde (A: müifista) 1e Chaÿa-ver ( Olenlañdia wmbellata } ; lagärance relbrun de là Chine (2. rélbrun )}; 1e Dandis fragrans} de Ma dagascarivurié multitude dé plantes appartenant aux génies Mofinda ; -Gardémia Hedyotis; Genipa, Palicourea, ‘ete, et jus” qu'aux Galüimi dé nos élinats. L’analÿse ehimiqué dé'ces diverses racinés'est'éncore imapiarfaitésles chimistes qui S'én sont bceupés sont peu d'acéortéenitré eux. M: Rôbiquet ; qui 4 eoricourt beaucoup à étendre nos contiaissances à cé sujet , admet dans lé Munjith'üne matière coloranté partieulièré, qu’il a nommée puf* purine; dans 16 Chaya:wer une autre matière coloranté , l'alizarinesuet dans ligaränce, la réunion de ces deux matières dif” férentes. : ….s0isll-aill6b. brost:10 HSE ENMNNNS

Les!fruits des rubiacéés qui appartiennent à des tribus à fruits charnus ont seuls quélquéemplois:cé sont généralement dés’baïes acidülés comestiblès. On‘mange cèlles des Genipa atnericand et Märianæs du Catesbæa spinosa; dé l'Hamelia patens , des Añ* tilles ; du Y'angueria edulis, de Madagascar. On fait un rob dit rétique”avec lés fruits du Randia lañifolia des Antilles ; les fruits

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