‹ Nouveau traité de versification françaiseChapitre 44 sur 81 · LE RONDEAU NOUVEAU · texte numérisé non relu

LE RONDEAU NOUVEAU

A l'origine, les rondeaux nouveaux ne sont point très différents des rondels. On en peut suivre les transformations dans Villon et dans Octavien de Saint-Gelais (xv° siècle); mais c'est un peu plus tard qu'ils se constituèrent définitivement. Le rondeau nouveau comprend treize vers (deux strophes de cinq vers, séparés par un tercet) et est construit sur deux rimes dont la première est employée huit fois et l'autre cinq. A la fin du tercet .et à la fin de la dernière strophe, on ajoute un refrain emprunté des premières paroles du rondeau ou présentant avec elles une identité de son.

Ma foi, c'est fait de moi ; car Ysabeau M'a conjuré de lui faire un rondeau :

Cela me met en une peine extrême.

Quoi! treize vers, huit en eau, cinq en ème. Je lui ferais aussi tôt un bateau.

En voilà cinq pourtant en un monceau.

Faisons-en sept en invoquant Brodeau, Et puis mettons, par quelque stratagème, Ma foi, c'est fait.

Si je pouvais encor de mon cerveau Tirer cinq vers, l'ouvrage serait beau.

Mais cependant me voilà dans l'onzième,

Et si je crois que je fais le douzième. En voilà treize ajustés au niveau.

Ma foi, c'est fait.

(VoiTLRE.)

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