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Il y a sept Sacrements: le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l'Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage. Il y a deux choses dans les Sacrements : l'une que l’on voit, et l’autre que l’on ne voit pas, mais
ue l’on croit. Ce que l’on voit, c’est l’action extérieure & ministre; ce que l’on ne voit pas, c'est l'opération invisible de la grâce.
Trois choses sont nécessaires pour faire un Sacrement : la matière, la forme et l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
Les choses dont on se sert dans l'administration des Sacrements en sont la matière, les paroles en sont la forme. Ces deux choses extérieures ont un parfait rapport entre elles, ainsi qu'avec la grâce qu’elles commu: uiquent: par exemple, dans le Baptême, la matière est l'eau ; la forme consiste dans ces paroles : Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; c'est-àdire je te ave, et l’effet du Baptême est de purifier l’âme en donnant une nouvelle vie. La matière de la Confirmation consiste dans l’onction du saint Chrême avec l'imposition des mains; la forme consiste dans les paroles qui accompagnent cette action, et l’effet de ce Sacrement est de donner le Saint-Esprit et d'augmenter la grâce reçue duns le Baptême.
Outre la grâce sanctifiante, chaque Sacrement contient encore une autre grâce qui lui est propre, et que l’on nomme grâce sacramentelle. (C’est un certain droit que nous recevons alors d'obtenir en temps opportun des secours: particuliers pour accomplir la fin du Sacrement.
Dans le Baptême, par exemple, en vertu de la grâce
sacramentelle on reçoit les secours dont on a besoin pour mener une vie chrétienne et pour conserver l'innocence reçue dans ce Sacrement.
Tous les Sacrements ont été ïinstitués pour notre sanctification, tous produisent cet effet; mais il y a entre eux des différences qu'il est nécessaire de remarquer. , Premièrement, le Baptême et la Pénitence sont établis pour donner la vie spirituelle de la grâce, et c’est pour cela qu’on les appelle Sacrements des morts ; et les autres sont pour augmenter en nous cette vie spi.
‘ rituelle que nous devons avoir déjà en les recevant :
on les nomme, pour cet effet, Sacrements des vivants, arce que pour les recevoir dignement il faut vivre de la vie de la grâce, c’est-à-dire être exempt de péché mortel.
Secondement, il y en a trois, savoir, le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, dans lesquels l’âme n'est pas seulement sanctifiée par la grâce, mais elle est encore marquée d'un caractère spirituel qui nous consacre à Dieu d’une manière particulière, et qui ne peut être effacé. Celui qui reçoit ces Sacrements avec de mauvaises dispositions ne reçoit pas la grâce sanctifiaute, mais il reçoit le caractère; de plus la grâce, quand on l’a reçue, peut se perdre par le péché; mais le sceau divin que ces Sacrements ont imprimé ne saurait s’effacer; c'est pour cette raison que ces trois Sacrements ne peuvent se réitérer, c’est-d-dire qu’ils ne peuvent être reçus qu'une seule fois par la même personne.
Outre l’action et les paroles qui sont essentielles à chaque Sacrement, l'Eglise, toujours conduite par le Saint-Esprit, a ajouté plusieurs cérémonies pour l'in: struction et l'édification des fidèles. Quoique ces cérémonies ne soient pas absolument nécessaires pour l'effet des Sacrements, elles n’en sont pas moins respectables par leur antiquité : la plupart ; vaissent avoir été établies par les Apôtres mêmes; ces ..:émonies servent à nous faire mieux connaître l'excellence et la sainteté des Sacrements ; elles nous apprennent d'une manière sensible avec quelles dispositions nous devons les recevoir, quels effets ils produisent, et quelles obligations 1ls nous imposent.
Hisroire.— Un prêtre z6l6 disait en gémissant: « Combien n'y at-il pas de malades qui, dans la belle saison, vont aux eaux de Bourbonne, de Vichy, de Baréges! etc, Ils font de grandes dépenses pour guérir de quelques infirmités corporelles, et il s’en faut bien qu’ils guérissent tous. Nous avons des sources admirables pour toutes les maladies de l’âme : ce sont les Sacrements. Ces sources de grâces guérissent infailliblement tous ceux qui y vont étant bien disposés. Comment tant de pécheurs négligent-ils d'aller à ces sources y puiser une eau qui est si salutaire? Comment la plupart de ceux qui y vont n’y portent-ils pas les dispositions nécessaires ?»
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NXERCICES. — ], Qu’entend-on par les Sacrements, et qui lea a institués ?—2, Combien J a-t-il de Sacrements ?-—8, Combien faut-il de choses pour faire un Sacrement, et comment les nomme-t-0n ?—4, Pourquoi les Sacrements ont-ils été institués, et quel est l'effet particulier propre à chacun d’eux ?—5, Quels
sont ceux qu'on ne peut recevoir qu'une fois, et pour quel motif ?
à Mot, CHAPITRE I