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On doit également s'interdire toute conversation qui n'aurait pour objet quo la table ; si l’on se trouvait obligé d'en parler, il faudrait le faire sans affectation, ne point rappeler avec complaisance les repas auxquels on s’est trouvé, encore moins faire parade des invitations que l’on attend.
La tempérance exige que l’on mange à des heures réglées autant que cela se peut. Les enfants à qui la nécessité oblige de donner à boire et à manger dans d’autres temps que ceux marqués pour le repas, ne sont pas des exemples pour ceux qui ont plus d'âge et plus de force ; l’on regarderait avec raison comme un gourmand insatiable celui qui mangerait à toute heure, et comme un ivrogne celui qui boirait sans nécesssité hors du repas.
Les parties que l’on forme pour se donner la satisfaction de boire et de manger avec excès et sensualité dans des repas particuliers, ne sont pas moins contraires à la temipérance chrétienne qu’à la sobriété de l’homme bien né.
‘ Les festins qui se donnent emtre parents ou autres amis doivent toujours être des écoles de sobriété, afin que les ensants que souvent on y conduit, ne prennent aucune leçon de débauche et de gourmandise. La joie qui accompagne les repas d'amitié ou de bienséance, pour être conforme à l'esprit de l'Evangile, ne doit être ni excessive ni immodérée ; les chansons obscènes, lés médisances, les railleries, les propos qui excitent à sortir des bornes de la sobriété, sont autant de défauts qui rendent criminelles des assem blées formées même par un motif honnête.
Les enfants, à ces réunions et même à toutes les autres, doivent se comporter avec décence et propreté et ne pas désigner ce qui flatte leur goût, ne point toucher les plats, encore moins ce qui est dedans, demander poliment ce dont ils ont besoin, enfin observer exactement ce qui est'dit dans les chapitres suivants.