SUIXYE DE LA MORT DE JÉSUS-CHRIST ; SA RÉSURRECTIOW
Est descenduaux enfers, letroisième jour est ressuscité des morts ? L trou
ARTICLE PREMIER @ dite
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Est descendu aux enfers leur
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Jésus-Christ étant mort, son âme descendit aux limbes, pe c'est-à-dire dans le lieu où reposaient les âmes des patriar- tr ches et des saints qui étaient morts depuis le commence- L ment du monde. Ces âmes saintes aimaient et glorifiaient LA de J Dieu dans l'attente du divin libérateur, mais elles n'étaient du & point admises dans le ciel, parce que l'entrée en avaït été | disF fermée par le péché de nos premiers parents et qu'elle ne É u10r devait leur être ouverte que par la mort et la résurrection | les de Jésus-Christ, unie à sa divinité ; les âmes justes com- che
mencèrent à jouir du bonher qu’elles désiraient avec tant | pes d’ardeur ; cependant, elles ne montèrent dans le ciel que aps le jour de l’Ascension, parce qu’il était nvenable que Ce- | n'ét lui qui par sa mort en a ouveri les pérte:. y entrât le pre- \ bu mier. Ce fut donc en ce jour qu’elles y entrèrent avec lui, : ma pour honorer son triomphe et y jouir à jamais du fruit de
leurs travaux. ét
Hisroire.— ‘Lorsque vous vous préparez à la sainte commu- Fes nion, disait à ses disciples un saint personnage, tâchez d'entrer | re dans les dispositions des saintes âmes qui depuis quatre mille : Le ans attendaient dans les limbes la venue du Rédempteur. Qui co pourr:i5 exprimer la joie qu’elles ressentirent lorsque pour la au
remièie 013 elle: virent l'âme et la divinité de cet auguste m bératone ? Avec quels transports se prosternèrent-elles pour dé lui rendre leu:: hommages e le remercier de la satisfaction qu’il venait d'offrir nour elles et de la grâce qu’il leur accordait le en se commu: quant ainsi à elles ! Elles ne furent plus occu- F pa pées que as iit. Renoncez de même à toute autre affection et à 1g Le xuiquement à lui pour le temps et pour l’éterni- 86 te.
Exenoioes.—-1, Qu'entendezr-vous par les limbes ?--3, | a était l'état des times qui y reposnient 5-8, Quand entrèront-cllos dans Lo olel
ARTICLE IF Le troisième jour est ressuscité des morts
Le matin du jour du Sabbat (samedi), les Juifs allèrent trouver Pilate, et lui rapportant ce que Jésus-Christ avait dit de sa résurrection, ils le prièrent de faire garder le sépulcre, de peur que les disciples n’enlevassent le corps de leur maître et ne publiassent ensuite qu’il était ressuscité. Pilate leur permit de s’assurer du sépulcre : Vous avez des gardes, leur dit-il, allez, faites le garder comme vous l’entendrez.
Les princes des prêtres ‘yant donc fait visiter le corps de Jésus-Christ et fait sceller la pierre qui fermait l’entrée du sépulcre, y mirent leurs gardes. Ainsi la Providence disposait-elle des choses pour rendre la mort et la résurrection de Jésus-Christ plus assurées et plus authentiques par les précautions mêmes que prirent ses ennemis pour empécher toute tromperie. Si le corps de Jésus-Christ n'avait pas été visité dans le tombeau plus de vingt-quatre heures après y avoir été déposé, les Juifs auraient pu dire qu’il n’était pas mort ; s’ils n’y avaient pas mis leurs gardes, il: auraient pu accuser les apôtres d’avoir gagné les soldats romains pour enlever le corps du Sauveur.
Cependant le premier jour de la semaine, Jésus-Christ étant ressuscité, c’est-à-dire ayant réuni son Ême à son corps sortit glorieux du sépulcre ; un ange descndit du ciel, renversa la pierre qui fermait le sépulcre et s’assit dessus. Les gardes en furent tellement épouvantés, qu'ils devinrent comme morts. Ils allèrent ensuite annoncer cette nouvelle aux princes des prêtres, qui leur promirent de fortes sommes d'argent afin de les éngager à publier que, pendant leu sommeil, les disciples du Sauveur avaient enlevé son corps, leur promettant de les tirer d'affaire si le gouverneur entreprenait de les inquiéter. Cependant Marie-Madeleine, qui ignorait ce qui s'était passé, ne sachant j:3 mêr.e que le sépulcre avait été gardé, partit de Jérusalem avec plusieurs autres saintes femmes pour aller embaumer le corps de leur maître. Arrivées au jardin, elles virent le sépulcre ouvert, et aussitft Marie-Madeleine courut en avertir les apôtres,
Saint Pierre et saint Jean y coururent, et n’y trourant que les linges dont on s'était servi pour ensevelir le corps, ils s’en retournèrent, admirant ce qui était arrivé, mais ne croyant pas encore que Jésus-Christ fût ressucité. Madeleine, revenue seule au sépuicre, vit d’abord un ange qui l’assura que Jésus-Christ était ressuscité et peu après elle vit le Seigneur lui-même, qui luiordonna d'aller en avertir les disciples ; et pendant qu'elle y allait, Jésus- Christ se fit voir aux autres saintes femmes restées en arrière dans le jardin. Le même jour il se fit voir à deux disciples qui allaient à Emmaüs ; ceux-ci s'étant empressés de retourner sur leurs pas pour ‘avertir les apôtres de ce qui leur était arrivé, les trouvèrent réunis dans le Cénacle, conférant sur la résurrection de Jésus-Christ et assurant qu’il avait apparu à saint Pierre. Aussitôt Jésus-Christ se présenta à eux, leur parla longtemps et leur reprocha l’incrédulité qu’ils avaient témoignée en refusant de croire ceux qui les avaient assurés de sa résurre:tion. Thomas, qui n'était pas avec eux, refusa de les croire; maïs, huit jours après, Jésus-Christ leur apparut de nouveau et s’adressant à Thomas, lui dit de s'approcher de lui et de mettre sa main dans la plaie de son côté et les doigts dans les trous de ses mains, Le disciple convaincu s’écria: “ Vous êtes mon Seigueur et mon Dieu ! ” C’est ainsi que pendant quarante jours Jésus-Christ apparut à ses apôtres et à ses disciples réunis plusieurs fois en grand nombre, leur parla, ma.\yea avec eux, Je:r rappela ce qu'il leur avait appris avant sa mort, les ins iruisié sur l’établissement de son Eglise, fit des miracles en leur présence et les couvainquit ainsi de la vérité de sa résurrecticn.
Histoire —J nas est une figure des plus sensibles de la résurrection du Sa veur. €: prophète reçoit l’ordre d'aller prêcher la pénitence :.ax Ninivites ; mais, craignant que ces peu-
les barbares ne !2 fissent mourir, il s’embarqua pour Tarse.
e Seigneur, inuigné de cette désobéissance, permet qu’une furicuse ter1pête s'élève sur la mer. Les matetots, effrayés et cru ant aperc:voir quelque chose de surnaturel dans cet accident, jngeut que le Oiei poursuit quelque coupable ; ils jettent le sort et il tombe sur Jonas. Reconnaissant s°n tort, il consent a être jeté dans la mer et il exhorte lui-même les matelots, à le sacrilier pour sauver l'équipage. Ils y consentent à regret et
aussit( à la fa rectio dans 8 sans | sa pro Jésus fut la jour.
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aussitôt la torupête s'apaise ; mais le Seigneur qui voulait tout à la fois conserver le prophète et figurer le mystère de la résurrection du Sauveur, permit qu'un monstre marin l’engloutit dans son sein. Au bout de trois jours, il le vomitsur le sable sans lui avoir fait aucun mal. Alors ce prophète, instruit par sa propre expérience, accomplit sa mission et conyertit Ninive. Jésus-Christ lui-même nous assure que Jonas, dans la baleine, fut la figure de son corps mis en terre et ressuscité le troisième jour. David avait aussi annoncé ce mystère en disant au nom du Messie : .‘‘ Vous ne permettrez pas que votre Saint éprouve la corruption du tombeau.’?
ExercICES —1, Quelles pricautions les Juifs prirent-ils pour empêcher les disciples d'enlever le corps de Jésus-Christ ? 2. Comment Jésus-Christ ressuscita-t-il? 3. Que trouvèrent Madeleine et les saintes femmes dans le s:pulcre? 4, À qui Jésus-Chriit apparut-il? 4. Que fit Jésus-Christ pendant les quarantes jours qu'il passa sur là terre après sa résurrection ?
ARTICLE III
Preuves de la résurrection de N.-S. Jésus-Christ
La résurrection de N.-S. Jésus-Christ étant le principal fondement de notre sainte religion, Dieu a voulu que ce fondement fût inébranlable. Aussi cette vérité a t-elle le plus grand degré de certitude qu’il soit possible de désirer. La mauvaise foi seule, ou un aveuglement volontaire, pourrait résister au témoignage des apôtres qui, en prêchant ce grand mystère, n’ont pu ni se tromper, ni nous tromper.
Ils n’ont pu être trompés; autrement il faudrait dire que tous les disciples ensemble se sont imaginés voir J'ésus- Christ, l’entendre, le toucher, manger et s’entretenir avec lui, et cela pendant quarante jours ; qu'ils se sont imaginés apprendre de sa bouche plusieurs choses nouvelles et importantes sur la prédication de l'Évangile, sur l’établissement et le gouvernement des églises, sur l'administration des sacrements, tandis qu’ils ne voyaient et n’entendaient rien. On sent quelle absurdité il y aurait dans une telle supposition. On peut, à la vérité, se tromper sur une opinion ; mais se tromper sur un fait sensible et palpable, mais s’imaginer voir pendant quarante jours ce que l'on ne voit pas, s’imaginer entendre ce que l’on n'entend pas, toucher un homme que l’on ne touche pas, manger avec lui quand on n’y mange pas, c'est ce que l’on ne saurait sup-