AVEC
La sofuiion de toutes les difficultés que présente notre langue ; PAU M. >'OÉL,
I NSPECTEUa GÉNÉRAL DE I.'UKlVERSrTÉ, CHEV. DE LA LEGrOS-D'HON.,
ET M. CHAPSAL
PROFESSEUa DE GRAMMAIRE GÉNÉRALE,
Ouvrage mis au rang des Livres Classiques par le Conseil Roijal de CUnixersiié, et adopté pour les Ecoles Militaires et pour lu flIaison-Roijale de Saint-Denis.
DIXIÈME ÉDITIOX,
REVUE AVEC LE PLUS G1ASD SOIK ET COXSIDÉRABLEME:! T AUGMENTÉE.
Un Vol. grand in-S". Prix : 8 fr.
pr.osPECTus.
On désirait depuis long-temps un Dictionnaire de la langue française qui , dans le cadre resserré d'un seul volume in-8, put suppléer aux dictionnaires de l'Académie, de Laveaux, deBoisle, J« Gattcl, etc., peu propres par leur format ou leur étendue h être mis entre les mains de la jeunesse
ou des gens du monde, et d'ailleurs d'une acquisilion coûteuse. '*i^ >- "t> - hiHiBii
Celui qu'on annonce aujourd'hui a'-t-iî'YéiSoTu ce problème? c'est ce qu'on ne saurait révoquer en doute, si l'on considère que le ISouveaa Dictionnaire de la langue française a été adopté pour \(ii Collèges, pour les Ecoles Militaires et pour la Maison-Royale de Saint-Denis. Ces suffrages ho'.iorables ont été sanctionnés parle public : les six premières éditions, bien que tirées h un très grand nombre d'exemplaires , ont été vendues dans l'espace de quelques années. i.Viij';
Peu de lignes suffiront pour faire counaUï^c'lfô plan que les auteurs se sont tracé. 'Oik xnA
D'abord ils se sont imposé la loi de h^ornettr'é aucun des mots qui se trouvent dans les lexiques antérieurs, et d'en donner soigneusement la pronoucialion et l'élymologic.
Quant aux définitions, ils ne se sont pas bornés à transcrire servilement celles de leurs devanciers toutes les fois qu'il s'en est présenté, soit à leurs recherches, soit h leurs médita lions, qui leur ont paru jdus justes, plus claires, plus précises, ils n'ont pas hésifé h les adopter; et l'on sent combien cette justesse, celle clarté, celle précision, sont propres h faire contracter insensiblement à l'esprit l'habitude d'une logique pratique, sans le rebuter par l'appareil dogmatique de la science.
De nombreux exemples lires des écrivains des deux derniers siècles, viennent h l'appui des dé- (initions, et justifient non seulement les acceptions tranchantes, mais encore les nuances les plus délicates, les sens détournés, les leurs neufs, les alliances de mois , les hardiesses he\ircu-
ses, elc. , etc. Ce» exemple* uonl pts été pris au hasard: on a l'ail en sorle qu'ils présontassenl nnLleçon (le religion ou de morale, rappelassent un trait historique, ou continssent quelque instruclion. Les auteurs n'ont point exclu ia mois nouveaux, IVuils des progrès de l'esprit humain et dr la civilisation ; mais ils ont cru devoir adopter prii cipalcmen t ceux dont il leur a semblé que la langue lie peut plus se passer, soit parce qu'ils sent impérieusement réclaméspar la pensée, soit parce qu'iï? sont autorisés par lusage »ju'en ont lait les bonécrivains. Ils sont signalés h l'altenlion du lectempar cette abrévialion : m. nouv. (mol nouveau). Aux mots de la Inngue usuelle, oratoire ou poétique, les auteurs ont joint le plus grand nombre possible de termes de sciences, d'arts et de métiers. Dans celte partie de leur travail est comprise une nomenclature géographique extrêmement étendue, el dans laquelle, outre tout ce qui a rapport à la géographie de la France , se trouvent les grandes divi.sions du dobe, les noms des nrovinces, des mers, des fleuves, des rivières, des montagnes, des capitales el des villes importantes des étals de l'Einojje et des autres parties du monde.
L'orthographe généralement suivie dans ce Dictionnaire est celle de l'Académie, celte société pouvant seule faire autorité à cet égard.
Pour donner \\ leur ouvrage un genre d'ulililé qu'on cherch "rait vainement dans les autres Dictionnaires MM. Noël el Chapsal oui cru devoir y joindre dan* l'ordre alphabétique, el h la suit*" de chaque mol qu'ils concernent :
1° Le pliu'iel des substantifs composés et des substantifs dérivés des langues étrangère»;
2** La conjugaison de tous les verbes irréguliers, et des verbes réguliers qui peuvent embarrasser;
5° Les synonymes;
4° Toutes les règles données par nos plus habiles grammairiens, sur la place, l'accord et la construction des mots ;
o" Ces remarques sur noire langue, ces observalions fines el délicates disséminées dansVaugelas, Bouhours, Voltaire, La Harpe, Marmontel, etc.
L'ensemble de ces règles cl de ces remarques présente la solution de toutes les difficultés qu'of' fre notre langue, et donne au Dictionnaire de MM. ^'oël et Chapsal le mérite de remplacer, avec avantage, le Dictionnaire des difficultés de Laveaux, la Grammaire des Grammaires, le Dictionnaire des Synonymes, et une multitude d'autres Ouvrages estimables , presque toujours volumineux et d'un prix élevé.
Au moyen de celte addition importante, \cnouveau Dictionnaire de MM. ^cël et Chapsal emijrasse tout ce qui concerne l'art d'écrire et de parler notre langue ; et, sous ce rapport, il devient un livre indispensable, non st-ulement pour ceux qui ne savent pas, mais encore pour les gens du uionde, pour l'homme du cabinet, pour l'écrivain, pour l'oralcur qu'un doute arrête, qu'une difficulté embarrasse ; enfin pour tous les Français jaloux de connaître h fond le génie et les principes de noire langue.
PARIS
RORET, LIBRAIRE, RIE IIAUTEFEUILLE, 42; ET iMAlRE-NYON, Ql AI CO^TI, t3.
Taris. — Imprimerie de Bocrgogne et Martinet, rue Jacob, 3o.