‹ Nouveau traité des participesChapitre 18 sur 104 · Les verbes pronominaux se conjuguent dans · texte numérisé non relu

Les verbes pronominaux se conjuguent dans

leurs temps composés avec l'auxiliaire être : je me suis proposé, je m'étais trahi, je me serai rendu, que je me fusse présenté. Mais alors le verbe être est employé pour avoir : c'est comme s'il y avait : je m'ai proposé, je m'avais trahi, je m'aurai rendu, que je m'eusse présenté. Le besoin d'éviter la consonnance désagréable à laquelle donnerait lieu l'emploi du verbe avoir, a fait remplacer celui-ci par le verbe être. En effet, je m'ai frappé, tu t'as frappé, il s'a frappé, etc. ; je m'ai afjra?ichi, tu t'as affranchi, il s'a affranchi, etc. , choqueraient l'oreille.

DU VERBE UNIPERSONNEL.

43. Le verbe unipersonnel ne s'emploie dans tous ses temps qu'à la troisième personne du singulier, c'est-à-dire avec le pronom il : il faut, il y a, il importe, il pleut, il neige, etc. C'est de là qu'il est appelé unipersonnel, c'est-à-dire qui n'a qu'une personne.

f;- 44. Dans ces verbes, le pronom il n'est pas réellement le sujet; il en occupe la place, il l'annonce, mais le véritable sujet est toujours placé après le verbe , et se présente sous la forme d'un complément. C'est ainsi qu'au lieu de dire : un Dieu est dans le ciel , étudier est nécessaire , nous disons : il est UN Dieu dans le ciel, il est nécessaire d'étudier, phrases dans lesquelles le sujet apparent est il, mais dont le sujet réel est Dieu, d'étudier. Il est vrai

( i5 ) que dans il pleut, il neige, il tonne, le véritable sujet n'est pas exprimé après le verbe unipersonnel, mais alors il reste dans l'esprit.

45. Parmi les verbes unipersonnels, les uns se conjuguent avec avoir : il a fallu, il a phi, il a importé; les autres avec être : il est arrivé que, il est bon que, il est utile que, il est nécessaire que, etc., il est décidé que, il est convenu que, etc.

Page 1