‹ Nouveau traité des participesChapitre 30 sur 104 · PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBSERVATION

Participe passé suivi du sujet du verbe.

78. D'anciens grammairiens prétendent que le participe précédé de son complément direct doit être invariable , lorsque le sujet est placé après le verbe, et veulent qu'on écrive : c'est la promesse que m'a FAIT votre père; la peine que m'a causé cet événement.

79. La raison et l'usage ont fait justice de cette exception. Le sujet n'exerçant aucune influence sur le participe conjugué avec avoir ou avec être employé pour avoir (ce qui a lieu dans les verbes pronominaux), il en résulte que le participe passé précédé de son complément direct s'accorde toujours, quelle que soit la place du sujet, et qu'ainsi l'on doit écrire : la promesse que m'a faite voire père , la peine que m'a causée cet événement, les témoignages d'estime que se sont donnés vos amis , les repro-

ches que se sont attirés vos frères , comme on écr rait : la promesse que votre père m'a faite, la peir que cet événement m'a causée , les témoignages d'et time que vos amis se sont DONNÉS , les reproches qi vos frères se sont attirés ; les participes faite , cait sée, donnés, attirés, s'accordant dans l'un et l'auti cas avec leur complément direct que , qui précède Telle est au surplus la manière d'écrire de loi nos bons auteurs :

Là régnent les bons rois qu'ont produits tous les âge;

Il ne peut rien oITrir aux yeux de l'univers,

Que de vieux parchemins, qu'ont épargnés les vers!

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